Les nouvelles technologies, en tête des éléments qui minent la confiance des conducteurs

La confiance des acheteurs de voitures est au plus bas et ce n’est pas le temps de recharge des véhicules électriques ni les designs automobiles actuels qui sont mis en cause, mais bien les dysfonctionnements sur les nouvelles technologies intégrées à bord. Les incompatibilités entre le smartphone du chauffeur et le système numérique embarqué, différents selon le constructeur, occupent la première place des déceptions, viennent ensuite les mauvaises interprétations des commandes vocales, une reconnaissance vocale qui cale, des problèmes d’appariement Bluetooth, etc.

Nouvelles technologies automobileLe nombre de problèmes avec les nouvelles fonctionnalités du tableau de bord sont tels qu’ils occupent désormais le sommet de la liste des plaintes des consommateurs, atteignant 20% des nouvelles complaintes des acheteurs concernant l’utilisation de leur véhicule, selon l’étude de fiabilité des véhicules J. D. Puissance 2016.

A cette allure, l’avenir tant annoncé du véhicule autonome semble être plus lointain qu’il n’y apparaît. L’industrie se donnait l’horizon 2020 pour généraliser cet objectif, or pour y arriver, il faudra d’abord s’assurer de la confiance totale des conducteurs ou plutôt des futurs passagers !

Mercedes-Benz F015 - Luxury in Motion

La « startup » Tesla a trouvé son business model

Par José Senent, fondateur, AutoRéduc.com

Il y a quelque temps j’expliquais sur LinkedIn pourquoi je considère toujours Tesla comme une startup, malgré sa taille et son âge. Je réagissais à un « post » d’un spécialiste en énergie et automobile qui ne voyait aucun futur à Tesla à cause de son manque de rentabilité et j’expliquais à mon interlocuteur que l’on ne peut pas exiger à une start-up d’être profitable, car cela impliquerait une mauvaise gestion de son CEO.

La "startup" Tesla a trouvé son business model

En effet, une startup doit tout réinvestir pour atteindre l’ »hyper-croissance » que ses investisseurs lui demandent (x10 en 3 ans). Un bénéfice serait, par conséquent, une assignation sous-optimale de ses ressources. C’est un débat récurrent pour toutes les grosses sociétés du Net, comme Amazon, par exemple.

Mon interlocuteur répondit qu’il y a longtemps que Tesla n’est plus une startup à cause de son âge : 11 ans. Je répliquai alors avec la définition la plus connue de « startup », celle du grand spécialiste en la matière, Steve Blank, créateur du mouvement « Lean Startup » et professeur d’entreprenariat à l’université de Berkeley. Steve a notemment écrit le « must read » pour entrepreneurs : « The 4 steps to the Epiphany ».

Voici sa définition de startup : « Une startup » est une organisation temporaire à la recherche d’un business model soutenable et scalable ». Cette définition est très importante pour tout entrepreneur et est, hélas, constamment ignorée par les investisseurs européens « early stage » ou d’amorçage, les fameux « business angels » qui, se comportant souvent plutôt comme des banques au lieu de prendre des risques, faute de manque de vision, d’expertise ou de « guts », exigent aux startups d’avoir un Business Model prouvé avec traction et chiffre d’affaires conséquent, chose absurde puisque, pourquoi alors « lâcher » 30% de sa « boîte » quand on est déjà à ce stade proche de la profitabilité ?

Ceci est une discussion que je ne me lasse pas d’aborder lorsqu’on me dit que, si nous voulions, nous pourrions lever des fonds pour AutoRéduc. Malheureusement ce « glamour » des startups est provoqué par ces levées de fonds, recueillies par les médias spécialisés, dont les journalistes n’ont pas assez de bagage pour reconnaître les vraies pépites, à savoir les startups qui peuvent tenir en mode auto-financement aussi longtemps que possible pour créer plus de valeur. Car, en vérité, y a t-il de quoi être fier d’avoir vendu le 30% de la prunelle de ses yeux à des inconnus, incapables par ailleurs de créer un business ?

La "startup" Tesla a trouvé son business model

Voilà donc que mon entrepreneur préféré, Elon Musk, probablement la personne que j’admire le plus au monde, entame un « pivot » impressionnant pour sa société Tesla, un pivot que nous prédimes depuis plusieurs mois sur notre blog, dès que nous entrevîmes les possibilités de la méga-usine de batteries que Tesla construit dans le Nevada.

Le constructeur californien de voitures électriques annonce donc, maintenant, vouloir révolutionner l’entreposage et la consommation d’énergie grâce à des batteries géantes qui, connectées à des panneaux solaires, permettront une autonomie énergétique complète à familles, sociétés et villes entières.

Vidéo de présentation de Tesla Energyhttps://youtu.be/yKORsrlN-2k

Premières photos de la méga-usine de batteries de Tesla

La révolution verte est enfin en marche : non seulement les ménages et les entreprises pourront entreposer de l’énergie pour palier aux éventuelles coupures de plus en plus fréquentes aux US en été comme en hiver, mais l’on pourra également enfin consommer une énergie verte illimitée et ce, n’importe où, puisqu’il ne sera pas nécessaire d’être connecté au réseau électrique.

Si vous ne vous faites toujours pas une idée de l’impact de cette annonce, pensez à l’arrivée du téléphone portable et imaginez la révolution qui s’annonce dans les pays africains, par exemple, avec 365 jours de soleil par an, une main d’oeuvre et des espaces illimités et les problèmes de déssalinisation et potabilisation enfin résolus.

Voici donc le vrai business modèle de Tesla : la révolution énergétique, entamée avec sa méga-usine de batteries et les panneaux solaires de Solar City, l’autre « start-up » dans laquelle Elon Musk participe en tant qu’investisseur et conseiller.

Il est vrai que le concept de batteries n’est pas optimal et que l’effet sur la demande de terres rares va être terrible mais, en attendant la solution parfaite des réacteurs nucléaires au Thorium que je défend chaque fois que j’en ai l’occasion, les batteries de Tesla nous permettront d’entrer dans cette révolution industrielle, grâce notamment à l’effet « Loi de Moore » que je prédis pour la voiture électrique depuis plusieurs années.

Premières photos de la méga-usine de batteries de Tesla
Vous comprendrez donc maintenant mon admiration pour Elon, qui n’a pas fini de nous étonner, puisqu’il prépare l’envoi du premier homme sur Mars avec Space X, ainsi que son fameux hyper-loop. Cet homme, qui a inspiré le personnage de Iron Man, est une sublimation de ce que peut réaliser l’être humain et, je répète souvent qu’il suffirait de 5 Elon Musk pour résoudre tous les problèmes de la terre.

Alors, puisqu’aucun d’entre nous n’est aussi brillant, joignons nous pour le compléter et révolutionner le monde, il y a tant de choses à faire : politique, administration, enseignement, commerce, choisissez et… entreprenez !

 

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