Les nouvelles technologies, en tête des éléments qui minent la confiance des conducteurs

La confiance des acheteurs de voitures est au plus bas et ce n’est pas le temps de recharge des véhicules électriques ni les designs automobiles actuels qui sont mis en cause, mais bien les dysfonctionnements sur les nouvelles technologies intégrées à bord. Les incompatibilités entre le smartphone du chauffeur et le système numérique embarqué, différents selon le constructeur, occupent la première place des déceptions, viennent ensuite les mauvaises interprétations des commandes vocales, une reconnaissance vocale qui cale, des problèmes d’appariement Bluetooth, etc.

Nouvelles technologies automobileLe nombre de problèmes avec les nouvelles fonctionnalités du tableau de bord sont tels qu’ils occupent désormais le sommet de la liste des plaintes des consommateurs, atteignant 20% des nouvelles complaintes des acheteurs concernant l’utilisation de leur véhicule, selon l’étude de fiabilité des véhicules J. D. Puissance 2016.

A cette allure, l’avenir tant annoncé du véhicule autonome semble être plus lointain qu’il n’y apparaît. L’industrie se donnait l’horizon 2020 pour généraliser cet objectif, or pour y arriver, il faudra d’abord s’assurer de la confiance totale des conducteurs ou plutôt des futurs passagers !

Mercedes-Benz F015 - Luxury in Motion

Google permettra de « googlemappiser » les nids de poule

NID DE POULE

Les nids de poules, ces cavités dans la chaussée causées par l’usure du bitume et les intempéries, sont terriblement ennuyeux pour les automobilistes et peuvent endommager sérieusement la suspension de votre véhicule, voire même causer un accident en voulant les éviter lorsqu’on circule à grande vitesse.

Malheureusement, sauf si vous connaissez votre chemin par coeur, il n’y a aucun moyen de prévoir leur emplacement et tous les automobilistes savent bien que leur colmatage peu s’éterniser.

Google veut résoudre ce problème avec une solution incroyablement simple, qui consiste à créer un réseau de véhicules détecteurs de nids de poule.

Le système combinera un capteur vertical avec le GPS du véhicule connecté via l’application Android Auto. Lorsque la voiture passe sur un nid de poule, le GPS prend note de la location et envoie l’info dans le cloud. Ainsi, Google pourra donner une information en direct sur la qualité de la chaussée en fonction de la vibration moyenne ressentie et pourra suggérer aux conducteurs des chemins alternatifs.

L’utilité du dispositif pourrait en être encore accrue avec l’arrivée de la voiture sans conducteur.  Le système pourrait, en effet, contribuer à éviter la sensation de « mal de mer » ou cinétose (mal des transports) que prévoient certains critiques de la voiture autonome, du fait de devenir un passager, de surcroit probablement en train de lire sur son écran de smartphone.

Bien que le projet soit uniquement à l’état de patente, il a immédiatement réveillé notre intérêt, car ce pourrait être une des premières applications dans la nouvelle ère de l’automobile connectée, un marché colossal que les géants comme Google et Apple veulent s’approprier à tout prix.

Nous rappelons que Google a racheté l’année dernière l’application pour conducteurs Waze, lancée en 2008, pour un montant d’un milliard de dollars !

NID DE POULE 2

Mercedes réinvente le marketing !

Mercedes réinvente le marketing

Depuis plusieurs jours, les habitants de San Francisco ont la chance de pouvoir admirer, circulant dans leur ville, le nouveau concept-car sans conducteur de Mercedes, le F015.

Mercedes réinvente le marketing

Des photos de la voiture en « live » ont été diffusées sur tous les réseaux sociaux  : Twitter, Facebook, Google + et même LinkedIn, plusieurs d’entre elles devenant virales.

Mercedes réinvente le marketing

Le véhicule de Mercedes, un concept-car présenté au CES 2015, roule dans la ville californienne depuis plusieurs jours au grand étonnement de ses habitants, qui se demandent s’il y a ou non un conducteur au volant, les vitres complètement teintées ne permettant pas de voir à l’intérieur.

Mercedes réinvente le marketing automobile

On ne sait pas s’il s’agit d’une innovante campagne de « Guerilla Marketing » de luxe du groupe allemand, ou d’un message adressé à Tesla et Google leur montrant qui est encore le boss mais, l’effet est pour le moins réussi !

Mercedes réinvente le marketing

Mercedes, qui en septembre 2014 a obtenu l’autorisation de tester les véhicules sans conducteur sur les routes de l’Etat de Californie, semble ainsi vouloir définitivement clôturer le débat avec les détracteurs de l’automobile autonome, pour qui cette technologie serait inutile et ennuyeuse.

Mercedes réinvente le marketing automobile

Notez que l’innovation n’est pas seulement esthétique puisque, surnommé « Le luxe en mouvement« , le F 015 possède une technologie à double train hybride à hydrogène.

Au sujet de la technologie de navigation, il n’est pas utile de s’y attarder car elle va probablement encore beaucoup évoluer. A signaler, cependant, que le constructeur allemand travaille sur la superposition des données GPS avec le « real time » apporté par ses radars et lasers, segment sur lequel les constructeurs ont encore une chance d’être performants face à Google et Apple.

Mercedes réinvente le marketing automobile

Quant à l’intérieur du véhicule, nous vous laissons le découvrir ci-dessous et encore bravo à Mercedes pour ce coup de marketing !

Mercedes réinvente le marketing automobile

Google, Uber et l’automobile

Par José Senent, fondateur de Autoreduc.com

Google, Uber et l'automobile

Uber vient d’annoncer une nouvelle levée de fonds de 1.2 milliards, ce qui la valorise à 17 milliards de dollars ! Il va falloir inventer un nouveau terme pour désigner ces startups  : les ‘Uber-Billion dollar companies’ !

Nous ne pouvons que ressentir beaucoup de fierté et d’admiration pour Uber. AutoRéduc est en effet depuis quelques mois le partenaire officiel d’Uber pour la vente de véhicules neufs à son réseau de chauffeurs VTC.

Google, Uber et l'automobile

Uber qui, rappelons-le, a été créée par Travis Kalanick lors de son passage en France au Congrès de ‘start-ups’ LeWeb de Loic Le Meur. Travis fut tellement choqué par les difficultés pour trouver un taxi lors de ses déplacements à LeWeb, dans la périphérie de Paris, qu’il en fit sa priorité absolue de lancer Uber en France.

Ces nouvelles startups comme Uber, Airbnb et AutoRéduc, plus modestement, suivent un nouveau courant de business-modèle moins axé sur la technologie, mais priorisant par-dessus tout la recherche d’une vraie solution à un vrai problème. C’est le fameux dilemme du médicament ou de la simple vitamine : voulez-vous, en tant qu’entrepreneur, apporter un vrai remède à un vrai problème ou juste une nouvelle vitamine ?

Lecture recommandée : ‘The Four Steps to the Epyphany

AutoRéduc partage avec ces startups cette vision de vouloir révolutionner des processus devenus absurdes avec l’arrivée du e-Commerce. Dans notre cas, c’est le fait de devoir, encore de nos jours, marchander le prix d’une voiture avec un vendeur, alors que l’on trouve aisément toutes les informations sur le Net, y compris des études de meilleur prix du marché, de la meilleure remise, de la remise médiane…

 

Chaque offre d'AutoRéduc est accompagnée d'une étude du vrai prix du marché du véhicule neuf avec remise maximale et médiane


Chaque offre d’AutoRéduc est accompagnée d’une étude du vrai prix du marché du véhicule neuf avec remise maximale et médiane

Nous suivons Uber depuis leurs débuts et leur histoire est passionnante. Comme celle de la majorité des start-ups, elle parsemée de difficultés, d’échecs et de « pivots ». Nous savons quel est leur objectif, ou plutôt celui de Google, qui en 2013 a investit dans Uber 220 millions de dollars (le plus grand investissement de Google Ventures). Google veut tout simplement faire d’Uber sa branche de transport sans conducteur. Et nous disons bien transport, car la vision va bien au-delà des taxis !

Lecture recommandée : ‘Business Model Generation’

Uber va continuer à « déblayer » et préparer le terrain légal avec ses nombreux procès, ses avocats, ses lobbies et ses « amis », pendant que Google continuera tranquilement à développer sa voiture autonome, en passant même récemment du « software » au « hardware ».

Google, Uber et l'automobile

Les constructeurs n’ont rien vu venir. Ils continueront de se concentrer sur leur projets de car-sharing, s’enfonçant dans l’industrie de la location, ne comprenant pas que l’on ne peut plus faire les choses à moitié en mode troupeau, mais qu’il faut oser innover en solitaire, comme une start-up.

Lecture recommandée : ‘Good to Great

Renault annonçait hier sa voiture autonome pour 2020. Est-ce une annonce sérieuse ? Les constructeurs semblent maintenant s’empresser de réagir, beaucoup trop tard, menacés par ‘Uber-Google’, devenue tellement puissante qu’elle a Joaquin Almunia comme RP à la Commission Européenne et Nelly Kroes comme fan officielle.

Les constructeurs ont certainement été pris de court par la rapidité avec laquelle la Commission a approuvé les voitures sans conducteur en Europe, presque en même temps qu’en Californie.

Google, Uber et l'automobile

Leur seule chance de survie maintenant est simple et pressante : développer un système plus fiable que Google qui ne dépende pas de Google Maps mais d’une navigation réelle. La récente sortie en bourse de Mobileye montre la direction à suivre.

Quoi qu’il en soit, la plupart des constructeurs sont, à notre avis, condamnés et feraient mieux de se réorienter dans la robotique, comme Honda. Il fallait réagir et innover plus tôt, Messieurs, au lieu de s’aferrer au statu quo…

Et ils semblent toujours ne pas comprendre ce qui leur attend : Carlos Ghosn croit sincèrement que Google se contentera de faire des alliances avec les vieux constructeurs pour pouvoir introduire Android dans leurs ‘voitures-hardware’. Et je vous pose la question, cher lecteur, si vous étiez Android, feriez-vous une alliance avec HP alors que tout le monde demande des smartphones ?

Le seul des 3 grands qui, à mon avis, n’osera pas lancer sa propre voiture est Microsoft, trop corporate et tout simplement trop nul pour oser prendre une telle décision, exemple parfait du ‘Innovator’s dilemma‘.

Connaissez-vous la fameuse fausse réplique de GM au commentaire de Bill Gates ‘Si l’industrie automobile avait évolué comme l’informatique nous aurions aujourd’hui des voitures volantes‘ ? :)

Cette notion, fondamentale, de ‘Innovator’s Dilemma’, Renault et PSA l’ont sciemment ignorée au grand profit des marques allemandes et coréennes, se justifiant maintenant en disant que leurs voitures étaient destinées aux classes moyennes des 30 glorieuses. Comme si cette classe moyenne n’avait pas évolué depuis ces 20 dernières années…

Lecture recommandée : The Innovator’s Dilemma

Leur arrogance est allée jusqu’à faire tout le contraire, en engendrant Dacia et nous faisant croire que c’est un brillant nouveau concept de marketing, le ‘low-cost’, alors qu’ils ont tout simplement hypothéqué la marque Renault pour longtemps. Pour info, le ‘low-cost’ est un phénomène tout ce qu’il y a de plus cyclique, une pure réaction d’élasticité de la demande à une évolution macroéconomique qui s’applique partout, sauf, devinez où : dans le premium.

La Model S est la deuxième voiture de Tesla, après la sportive Roadster, une copie électrique de la Lotus.


La Model S est la deuxième voiture de Tesla, après la sportive Roadster, une copie électrique de la Lotus.

Peut-être que, si Tesla n’avait pas autant de succès en bourse, Google aurait été moins insolante, mais, avec une valorisation, pour Tesla semblable à Fiat et pour Uber à la hauteur de  PSA, la finance montre clairement quel genre de sociétés elle préfère.

Carlos Ghosn se demandait dernièrement pourquoi Google voudrait entrer dans une industrie beaucoup moins rentable que le numérique. Monsieur Ghosn, tout simplement parce que l’auto ne sera que le véhicule pour consommer, comme l’est votre ordinateur pour Internet ! Google va appliquer le Net à la vie réelle !

Exemple de ce que pourrait être la iCar. Steve Jobs aurait laissé des instructions pour sa réalisation


Exemple de ce que pourrait être la iCar. Steve Jobs aurait laissé des instructions pour sa réalisation

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Autoréduc dévoile un futur système de livraison de voitures autonomes

Autoréduc dévoile Prime Street, un futur système de livraison de voitures autonomes

Le PDG d’Autoréduc, José Senent, a profité de la récente annonce des livraisons par drones d’Amazon pour dévoiler, vidéo à l’appui, un système de livraison de voitures autonomes à domicile que le distributeur de voitures en ligne veut mettre en place dans un futur proche. « Je sais que cela ressemble à de la science-fiction. Mais ce n’en est pas », a déclaré José Senent dans l’émission « 30 Minutes »

Sur la vidéo de démonstration, on voit une voiture sans conducteur « Google Car » se livrant toute seule depuis les entrepôts d’Autoréduc jusqu’au client vivant dans un rayon de 300 kilomètres et ayant passé commande sur le site Autoreduc.com. Les voitures pourraient même livrer des paquets pour Amazon ou Vente-Privée allant jusqu’à 100 kg – ce qui représente « autour de 96 % des livraisons effectuées par les sites de e-commerce », a précisé M. Senent, qui a défendu un projet « très écologique ».

OPÉRATIONNEL D’ICI 4 À 5 ANS

Ce programme, baptisé « Autoréduc Prime Street », pourrait être opérationnel d’ici quatre à cinq ans, selon M. Senent. « Nous livrons déjà nos véhicules à domicile sur camion porte-voiture avec mise en main personnalisée » affirme le PDG, mais le nouveau système requiert notamment de l’approbation des autorités de la circulation, qui interdisent jusqu’à maintenant toute circulation d’une voiture autonome en Europe, bien que certains Etats américains aient déjà adapté leur législation.

Les voitures sans chauffeur sont alimentées par un moteur électrique et peuvent évoluer dans un rayon de 300 km autour des entrepôts, ayant ainsi accès à une grande partie de la population en zone urbaine. «C’est très écologique, c’est bien mieux qu’avec les camions de transport », s’est encore félicité le patron du géant de la vente en ligne de voitures.

DE TRÈS NOMBREUX OBSTACLES

Malgré l’enthousiasme de José Senent, la perspective d’un deal de voitures autonomes à -40% sur Autoréduc reste très lointaine.

D’abord parce qu’en France comme dans la plupart des pays européens, la légisation, encore balbutiante, encadre très sévèrement l’usage des voitures autonomes. Malgré les assurances répétées de M. Senent, le régulateur de la circulation routière française a ainsi drastiquement limité les permis de circulation, réduits aujourd’hui à 1 véhicule en test chez le constructeur Nissan. Par ailleurs, de très nombreuses grandes villes ont, comme Paris, purement et simplement interdit l’utilisation de ces voitures, pour des raisons de sécurité.

AutoRéduc est le seul distributeur qui livre ses voitures à domicile


AutoRéduc est le seul distributeur qui livre ses voitures à domicile

De nombreux obstacles pratiques rendent également peu probable une utilisation à grande échelle de ces véhicules pour effectuer des livraisons, comme l’impossibilité de desservir simplement des immeubles d’appartements, ou les aléas climatiques, qui rendent l’utilisation de voitures autonomes complexes à certaines saisons ou dans certaines régions.

Enfin, le modèle d’Autoréduc nécessiterait une importante adaptation pour pouvoir tirer parti d’une livraison à domicile : avec 300 km d’autonomie, ces véhicules ne pourraient aujourd’hui se livrer que dans des aires très réduites autour des fournisseurs de la société.
Pour généraliser une livraison à domicile dans toute l’Europe, Autoréduc devrait démultiplier ses entrepôts – une tendance contraire au modèle économique qui a fait son succès.

Vous l’avez deviné, ceci est un petit clin d’oeil au buzz créé par Amazon à l’occasion du Cyber Monday, qui a permis au site américain d’économiser 3 millions de dollars en publicité :)