Aux US, les Taxis collectifs ont disparu il y a déjà près d’un siècle.

Après un essor fulgurant, les Jitney, comme on les appelait aux U.S, dont la première expérience remontant à 1914 se déroula à Los Angeles avec un Ford Model T, ont fini noyés après leur succès. A force de régulation et d’encadrement par les autorités, qui rognaient leur rentabilité toujours un peu plus, ils ont fini par complètement disparaître vers le début des années 1920. Aujourd’hui, face aux succès des nouvelles applis de mise en relation des chauffeurs avec des voyageurs et, devant la levée de boucliers que provoque un géant comme UBER un peu partout où il se manifeste, on ne peut que se remémorer le funeste destin des Jitney.

Ici un exemplaire de la Ford Model T

Ici un exemplaire de la Ford Model T

Avant l’heure des smartphones et même du mobile, ces taxis-collectifs trouvaient leurs passagers à partir de stations de départ et tout le long d’un itinéraire fixe, comme pour un bus aujourd’hui, mais avec plus de flexibilité car le conducteur pouvait faire certains petits détours pour atteindre des endroits spécifiques.

Le terme Jitney était principalement utilisé en Amérique du Nord et désignait à l’origine les 5 cents de monnaie qu’il suffisait de donner au chauffeur pour un trajet, de nos jours ce taxi-collectif est encore très présent dans plusieurs pays du monde et avec autant de variantes et de noms différents selon les endroits.

L'indestructible Mercedes 240D toujours en service ici à Nador en tant que taxi-collectif dénommé Grand Taxi.

L’indestructible Mercedes 240D toujours en service au Maroc en tant que taxi-collectif dénommé Grand Taxi.

 

L’avantage du taxi-collectif se joue évidemment sur l’économie d’espace qu’il réalise en remplissant ces places disponibles, divisant ainsi les frais par 5 ou 6 environ pour le nombre de places et le trajet retour que ces taxis rentabilisent avec des passagers pour la direction inverse. De nos jours, le prix d’un taxi collectif sur un trajet donné avoisinerait davantage le prix d’un ticket de bus ou d’une place en covoiturage.

Décriées dans plusieurs pays, les nouvelles applications font face aujourd’hui encore, comme il y a 100 ans, à l’accusation de contourner les règlements de sécurité et de travailler sans les licences établies pour la profession très réglementée de transporteur de civils.

D’autant qu’en face d’elles se tiennent de puissants intérêts commerciaux qui se sentent, forcément et à raison, menacés par le nouveau modèle proposé qui parait innovant et plus performant grâce à la géolocalisation et l’internet. Les municipalités et autres pouvoirs locaux, qui comptaient sur les recettes fiscales des entreprises de transport de personnes semblent, elles aussi, très gênés par ces nouveaux arrivants qui n’ont même plus besoin d’établir des centrales ou autres garages physiques sur lesquels il est plus facile d’établir un contrôle.

Les Villes ou les Etats réagissent donc avec une vague de réglementation identique à celle qui avait auparavant balayé les jitney : limitation des horaires de service, impossibilité de dévier de leur itinéraire pour amener les gens directement à leurs destinations, interdiction pure et simple le long des principaux corridors urbains ou le long des routes desservies par des tramways et, surtout, obligation de se doter de licences coûteuses et de se plier à une lourde fiscalité.

Il est encore trop tôt pour dire si des applications comme Blablacar, Uber et Lyft connaîtront le même sort que les Jitney mais, comme nous l’apprenons maintes et maintes fois, l’histoire peut se répéter. Notons finalement que, malgré tout, et en plus de ces nouveaux acteurs, de nouveaux Jitney refont leur apparition en Amérique, reprenant le terme et la pure forme du concept initial et, ce sont encore souvent des Ford !

Ford

 

Après Beepi, Carvana annonce à son tour une levée de 300 mi !

Les startups de vente de voitures en ligne, nouvelles coqueluches des investisseurs américains.

Après Beepi, Carvana annonce à son tour une levée de 300 mi !

Par José Senent, fondateur d’AutoRéduc.com

 

Qui l’aurait dit ? Les startups de vente de voitures en ligne sont l’investissement du moment aux US. Quelques jours seulement après Beepi, qui se définit comme le premier « concessionnaire mobile », c’est au tour de Carvana d’annoncer une levée de fonds pour le même montant, soit 300 millions de dollars. La somme est d’autant plus impressionnante que les deux « startups » se sont lancées il y a à peine 2 ans !

Carvana s’est fait connaître l’année dernière grâce à un buzz très intelligent autour de son « distributeur automatique » de voitures. Il s’agissait, en réalité, d’une ouverture automatique de son garage où se trouvait le véhicule présenté individuellement, dispositif permettant à l’acheteur de retirer son véhicule à n’importe quelle heure. Le buzz a très bien marché et, récemment, la société d’Atlanta a été sélectionnée par Forbes comme une des startups les plus prometteuses de l’année.

Mais d’autres startups semblables talonnent les deux liders, comme Shift et Tred, dont nous vous parlions récemment ici. Cette dernière annonçait, cette semaine aussi, un nouveau tour de table de 1 million de dollars.

A côté des deux tours de table de ses concurrents, celui de Tred peut sembler un peu faible, mais il est extrêmement rare de voir trois levées de fonds dans la même semaine pour un même secteur.

Après Beepi, Carvana annonce à son tour une levée de 300 mi !

L’explication de cet engouement ? Les investisseurs ont, enfin, saisi l’ampleur de l’opportunité du marché automobile online et ne veulent pas laisser filer la prochaine « Licorne », ces startups qui, comme Uber, Airbnb ou notre Blablacar national, sont valorisées à plus d’un milliard de dollars.

Il est également fort probable que la dernière étude d’Accenture ait convaincu les « VC » (investisseurs de capital risque) qu’investir dans le secteur est un « no-brainer ». En effet, l’étude montre que 75% des interviewés pourraient bien acheter leur prochain véhicule entièrement en ligne.

Autant dire que les « VC » ont compris l’intérêt du marché bien au-delà de la simple vente de véhicules puisque, comme nous l’avons déjà expliqué plusieurs fois sur ce blog, une fois le véhicule acheté en ligne et, bien sûr, s’il est satisfait, le client retournera sur le site pour tous les achats relatifs à son auto, générant ainsi ce qui pourrait être la plus grosse « customer lifetime value » du Net (la CLV mesure toutes les dépenses qu’un client pourrait faire sur un même site pendant plusieurs années, c’est l’équation magique pour tout « business plan » dans le digital : la CLV doit être supérieure au coût d’acquisition du prospect obtenu via marketing).

Ces levées de fonds annoncent, nous le croyons, l’arrivée d’un vrai phénomène de rupture dans la vente automobile et nous ne pouvons que nous en réjouir chez AutoRéduc, puisque nous sommes les précurseurs européens de la vente de voitures en ligne.

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C’est pourquoi, après avoir « évangélisé » le marché français pendant ces 5 années avec des ventes flash déclinées sous le concept des achats groupés, nous allons profiter du buzz médiatique qui s’annonce pour entamer notre expansion à l’international, en commençant par la Suisse et en attaquant tous les pays francophones, notamment en Afrique, afin de devenir le leader francophone de l’automobile en ligne. Notre marque AutoRéduc.com est, en effet, idéale pour atteindre ces 275 millions de francophones.

Quelles sont les différences principales entre toutes ces nouvelles startups, Carvana, Beepi, Tred, Shift, Carlypso, Carphoria ou AutoRéduc ? J’en parlerai prochainement plus en détail mais, de manière générale, toutes proposent d’acheter un véhicule en ligne et de le recevoir chez soi sans avoir à en négocier le prix avec un vendeur. Carvana est presque toujours citée, avec Beepi, comme une des startups qui vont révolutionner la distribution automobile aux US.

Il faut toutefois préciser que Carvana est, en réalité, un « simple » marchand VO spécialisé dans les fameux crédits subprime. Leur concept de vente sans intermédiaires est donc un peu trompeur, puisqu’ils sont eux-même l’intermédiaire. En effet, ils proposent des véhicules d’occasion reconditionnés, vendus dans leur centre ou livrés à domicile. Leur succès vient d’un marketing irréprochable et d’un accès privilégié à des solutions de financement pour acheteurs subprime.

Il faut souligner également que Beepi n’est déjà plus la startup « peer to peer » de ses débuts puisqu’elle a également « pivoté » (modifier un modèle de business) et, désormais, achète et vend ses véhicules, la transaction ne se réalisant plus entre particuliers comme elle était sensée se faire au début.

C’est d’ailleurs, à notre avis, cette évolution de leur business modèle qui a provoqué l’accélération dans leur valorisation et qui a surpris très favorablement les investisseurs (parmi lesquels se trouve maintenant le fameux Yuri Milner de DST, investisseur de Groupon et autres Licornes).

En effet, comme AutoRéduc, Beepi ne paie le véhicule que lorsque l’acheteur l’a déjà réglé, ce qui génère un impressionnant cash flow positif. C’est ce qui nous a permis de développer AutoRéduc en mode autofinancement depuis le début.

Après Beepi, Carvana annonce à son tour une levée de 300 mi !

Ces petits pivots sont absolument clés dans le succès d’une startup et sont étudiés de très près par les investisseurs, à tel point que l’on sait que les startups qui ont le plus de succès pivotent en moyenne 2,5 fois dans leur vie.

Il me vient maintenant à l’esprit le pivot de Blablacar (Covoiturage.fr) qui, à ses débuts, eu quelques difficultés à être rentable car son business modèle reposait sur la publicité, le site étant gratuit. Pour que ce type de modèle soit, ne serait-ce qu’un peu profitable, il faut avoir, au moins, 100000 visiteurs uniques par mois et le business est maintenant très rarement « scalable ».  C’est avec l’arrivée des Airbnb et autres plateformes « End to end », que le fondateur de Blablacar, Frédéric Mazzella, suivi par le fond Isai, eurent la brillante idée de faire payer les utilisateurs « des deux côtés », conducteur et passager (jamais mieux dit), ce qui permit à notre pépite française, de lever plus de fonds pour continuer son expansion, réalisée à perte dans la première année du lancement de chaque nouveau pays.

Vous vous demanderez, peut-être, pourquoi nous partageons avec vous toutes ces informations sur nos concurrents et notre business modèle ; ne devrions-nous pas garder cette information pour nous ? Je crois qu’il y a plus d’avantages que d’inconvénients à partager : le fait de partager nous motive pour aller plus vite, d’ailleurs nous avons maintenant accéléré notre expansion internationale avec le lancement imminent d’AutoRéduc Suisse et Espagne (nous vous expliquerons, dans un prochain article, pourquoi nous avons choisi ces deux pays si différents l’un de l’autre et quels autres pays suivront cette année encore).

Je pense, en outre, que le fait de partager ces informations est une bonne chose pour l’écosystème startup européen qui est très conservateur. Je répète souvent que les idées n’ont aucune valeur en soi, la vrai challenge étant de les mettre en pratique. Et puis, le marché est juste gigantesque : je ne parle pas seulement du marché de la vente de voitures neuves ou d’occasion  mais de tout le « vertical » automobile : entretien, pièces, assurance, financement…

D’autre part, si ces startups américaines ont levé autant d’argent c’est parce que les investisseurs ont vu que l’automobile est le dernier « multi billion dollar business » à « disrupter » et que les barrières à l’entrée et, par conséquent, les défenses pour les premiers acteurs déjà présents, sont considérables.

Après Beepi, Carvana annonce à son tour une levée de 300 mi !

Pour comprendre d’où vient ce nouveau phénomène automobile digital, il faut remonter aux débuts de l’histoire du Net : une des premières startups de l’histoire fut Carsdirect. Fondée par Scott Painter, le fondateur de Truecar, Carsdirect avait pour objectif de devenir le premier concessionnaire en ligne. Sa promesse était, en 1996, très convaincante, ce qui lui permit de lever quelques 200 millions pour acheter des concessionnaires, le système américain ne permettant pas l’intermédiation dans la vente de voitures. Carsdirect fut le premier acteur à livrer des voitures neuves à domicile.

L’explosion de la bulle en 2001 empêcha Carsdirect de continuer à lever des fonds pour alimenter son acquisition de concessionnaires. Depuis, le site est passé par plusieurs propriétaires et est devenu, comme Edmunds, Autotrader ou Cars.com, un « simple » générateur de leads pour les concessionnaires qui paient pour être mis en avant. Cela dit, Carsdirect et ses concurrents valent tous plus d’un milliard de dollars actuellement.

En France, les sites équivalents à Carsdirect sont Neowebcar, acquis récemment par l’Argus et Promoneuve, appartenant au même groupe que La Centrale. Comme aux US, ces sites ne peuvent pas survivre tous seuls, car le coût d’acquisition des leads (prospects) est désormais trop élevé sur le net et ne permet pas de revendre ces « adresses email » avec de la marge, Google s’empressant d’entrer dans le business s’il en est autrement, comme avec l’assurance en ligne ou les leads auto aux US. C’est pourquoi ces sites finissent par être acquis à faible coûts par des sites de contenu ayant une énorme base de clients à monétiser.

Depuis l’échec de Carsdirect en 2001, l’on peut dire que personne n’a réussi, aux US du moins, à véritablement vendre des véhicules sur Internet, jusqu’à maintenant. Je ne peux pas ne pas faire une parenthèse pour vous parler d’AutoNation, le plus grand distributeur américain, qui a récemment annoncé vouloir vendre ses voitures entièrement en ligne dès cette année. AutoNation est une sorte de PGA américain (le N. 1 français de la distribution, appartenant à… Porsche).

C’est donc par le biais du véhicule d’occasion que les américains approchent maintenant la vente automobile en ligne, Beepi et Carvana ne proposant, en effet que des véhicules d’occasion, les US ne permettant pas la vente de voitures neuves par des intermédiaires comme les mandataires ou les courtiers.

Après Beepi, Carvana annonce à son tour une levée de 300 mi !

Internet est véritablement un monde passionnant car, pour réussir en tant que startup, il faut un concours de circonstances incroyable. C’est d’ailleurs pour cela que l’on appelle les startups qui valent plus d’un milliard des « Unicorn » (Licornes). L’un des facteurs déterminants pour la réussite d’une startup est de se lancer au bon moment. Si vous vous lancez trop tôt, vous devrez passer des années à « évangéliser » votre marché et si, par contre, vous vous lancez trop tard, vous devrez dépenser beaucoup d’argent pour créer une marque (au moins 1 million par an actuellement).

En cette période de pré-deuxième bulle internet, nous voyons se réaliser avec succès des tentatives qui avaient échoué lors de la première phase internet « pré-bulle ». Par exemple, les sites de livraison de nourriture à domicile (l’un des plus gros échecs de l’histoire du e-commerce avec Pets.com) ont le vent en poupe, accélérés par l’appétit « gargantualesque » des allemands de Rocket Internet, qui ont défini ce secteur comme prioritaire cette année, après le mobilier en 2014.

Je dois absolument écrire un article de blog sur Rocket Internet car, ce qui est en train de se produire en Europe grâce aux frères allemands est impressionnant. En effet, les frères Samwer se sont fait riches en copiant, à la lettre, toutes les startups qui avaient du succès aux US, celles-ci rachetant, quelques mois plus tard, le site copié pour accélérer leur déploiement international. L’exemple le plus connu est Groupon Europe.

Or, Rocket a eu tellement de succès en copiant, qu’ils sont devenus les meilleurs en « exécution » et déploiement rapide de startups, à tel point qu’ils ont levé littéralement des milliards de dollars, notamment du fonds de pensions norvégien, pour accélérer le déploiement de leurs « copycats ». Les frères parlent même, en privé, de « Blitzkrieg » pour montrer à quel point la rapidité d’exécution est stratégique…

Ce financement presque illimité a fait que les allemands préfèrent maintenant racheter d’autres « copycats » déjà déployés plutôt que de partir de zéro, ce qui fait qu’il n’est pas rare de voir, en 2015, Rocket Internet payer des tickets de 50 millions pour une startup si cela peut lui permettre de monopoliser le marché et garder l’équipe fondatrice.

Dans un autre article, je vous expliquerai comment Rocket est en train de « fermer le Net » et rendre de plus en plus coûteux le lancement d’une nouvelle entreprise sur Internet !

Après Beepi, Carvana annonce une autre levée de 300 mi !

José Senent est le fondateur du site Autoreduc.Com

José a travaillé chez AramisAuto et Elite-auto, puis a intégré l’accélérateur américain Founder Institute où il a créé AutoRéduc, devenant par la suite Mentor du cours « Sales and traction » du FI Paris.

AutoRéduc, « le concessionnaire à domicile », a été sélectionnée par le Wall Street Journal comme une des « Europe most promising startups » et a fait la une de la section Business dominicale du New York Times.

 

Beepi lève 300 mi et entre dans le club très fermé des licornes !

Beepi, la plateforme américaine de vente de véhicules d’occasion entre particuliers, réalise une levée « monstre » de 300 mi avec une valorisation à 2 milliards de dollars.

 

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Un an seulement après son lancement, la startup californienne, dont le « Business modèle » est très semblable à AutoRéduc-Occasions, surprend les spécialistes avec une levée de fonds impressionnante.

Beepi entre, ainsi, avec Uber, Airbnb et autres Snapchat, dans le club très fermé des licornes (Unicorn en anglais), ces quelques 90 startups valorisées à plus d’un milliard de $.

           AutoRéduc Occasions

AutoRéduc Occasions

Mais qu’est-ce qui fait le succès de cette nouvelle startup ? Comme AutoRéduc, les américains de Beepi proposent la livraison du véhicule jusqu’au domicile du client sur un petit camion ou plateau, avec la mise en main effectuée sur place. Mais, surtout, les deux sites proposent à leurs clients de vendre leur ancien véhicule directement à un autre particulier, sans intermédiaires, le site agissant en tiers de confiance pour l’expertise et la remise du chèque.

Seuls AutoRéduc, en France et Carspring, en UK, proposent, en Europe, ce nouveau service de plateforme sécurisée pour la vente de VO entre particuliers, appelées en anglais « Full stack startups » ou encore « End to end marketplaces »

Comment se déroule une reprise de voiture ?

Chez AutoRéduc, nous avons lancé notre plateforme sécurisée en 2014, suite aux premiers essais très intéressants des startups californiennes Shift, Tred et Carvana (bien que cette dernière soit en réalité un simple site marchand déguisé). Shift a été fondée il y a deux ans par deux ex « Googlers » et a levé 20 mi. Draft, quant à elle, est une startup de YC (l’accélérateur Y-Combinator) qui a levé 8 mi pour proposer des essais de voiture à domicile et a récemment pivoté vers le VO (véhicule d’occasion). Toutes ont des business modèles légèrement différents avec, selon les cas, le dépôt du véhicule en consigne ou le stock virtuel.

De notre côté, nous explorions, depuis quelque temps et en secret, le modèle des agences automobiles, en vogue en France actuellement, qui essaient d’appliquer, dans la distribution automobile, le modèle des agences immobilières. Mais, nous ne voyions pas l’intérêt de copier un modèle qui s’était fait justement « tuer » par les réseaux de mandataires immobiliers indépendants, système sur lequel repose le concept d’AutoRéduc-Occasions.

C’est l’expertise acquise récemment avec notre plateforme de phoning OrbiCall, qui gère les appels sortants des plus grands réseaux de mandataires immobiliers en France, comme Capi France ou Propriétés-Privées, qui nous a permis de mettre au point notre nouvelle plateforme VO.

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Fidèles à notre philosophie, nous avons tout financé en interne, en mode « Bootstrapping », mais c’est cette attitude « spartiate » qui nous a permis de trouver des solutions rentables et « scalables » dès le début. C’est cette même philosophie qui nous a permis de nous lancer en pleine crise automobile et qui ne permettra de survivre lorsque cette deuxième bulle internet explosera…

Comme il était prévisible, les allemands de Rocket Internet se sont empressés de lancer un copycat de Beepi en UK, le site Carspring. Lancé il y a un mois, le site n’est pas vraiement actif et semble, en réalité, proposer du stock marchand au lieu de voitures de particuliers.

Les teutons de Rocket apprendront bientôt que, s’il y a bien un secteur dans lequel il est fondamental d’avoir une parfaite expertise c’est bien le secteur automobile et nous croyons qu’ils ne sont pas près de répliquer leur système de copycat et croissance agressive dans notre secteur, si ce n’est par acquisition. Certes, ils sont déjà présents dans la petite annonce automobile avec Carmudi, qui se déploie dans les pays émergents, mais vendre des voitures, d’occasion en plus, est un vrai métier.

Comment se déroule une reprise de voiture ?

Nous sommes donc persuadés que, soit Rocket soit Beepi, vont vouloir nous racheter pour avancer plus vite et ne pas avoir à mettre en place tous les process, qui sont extrêmement compliqués. C’est pourquoi, vu que nous ne pourrons jamais tenir face à leur budget marketing, nous nous empressons de nous déployer à l’international pour développer notre marque et prendre des parts de marché, mais ceci sera annoncé très bientôt dans un autre article de blog.

De notre côté, nous avons l’avantage de compter sur des experts indépendants pour l’expertise des véhicules à domicile, alors que Beepi a ses propres employés, et nous vendons également des véhicules neufs, ce que ne peuvent faire les américains.

Le nôtre est donc, nous le pensons, un modèle plus adapté à l’Europe, car il apporte une possibilité de croissance rapide et une vraie transparence pour acheteur et vendeur.

Expertise de Ferrari réalisée par AutoRéduc Occasions avec historique du véhicule, chiffrage de remise en état, essai routier et conformité administrative


Expertise de Ferrari réalisée par AutoRéduc avec historique du véhicule, chiffrage de                                            remise en état, essai routier et conformité administrative

Après une première phase de tests très positifs sur notre site Autoreduc.com, nous avons choisi de compléter notre « pivot » et consacrer le plus gros de notre activité à cette nouvelle tendance C2C ou Peer to Peer.

Le marché est, en effet, juste colossal, puisque le marché de l’occasion à particulier est 4 fois plus important que le neuf et que 60% des transactions sont réalisées entre particuliers sans aucune sécurité  !

Google, Uber et l’automobile

Par José Senent, fondateur de Autoreduc.com

Google, Uber et l'automobile

Uber vient d’annoncer une nouvelle levée de fonds de 1.2 milliards, ce qui la valorise à 17 milliards de dollars ! Il va falloir inventer un nouveau terme pour désigner ces startups  : les ‘Uber-Billion dollar companies’ !

Nous ne pouvons que ressentir beaucoup de fierté et d’admiration pour Uber. AutoRéduc est en effet depuis quelques mois le partenaire officiel d’Uber pour la vente de véhicules neufs à son réseau de chauffeurs VTC.

Google, Uber et l'automobile

Uber qui, rappelons-le, a été créée par Travis Kalanick lors de son passage en France au Congrès de ‘start-ups’ LeWeb de Loic Le Meur. Travis fut tellement choqué par les difficultés pour trouver un taxi lors de ses déplacements à LeWeb, dans la périphérie de Paris, qu’il en fit sa priorité absolue de lancer Uber en France.

Ces nouvelles startups comme Uber, Airbnb et AutoRéduc, plus modestement, suivent un nouveau courant de business-modèle moins axé sur la technologie, mais priorisant par-dessus tout la recherche d’une vraie solution à un vrai problème. C’est le fameux dilemme du médicament ou de la simple vitamine : voulez-vous, en tant qu’entrepreneur, apporter un vrai remède à un vrai problème ou juste une nouvelle vitamine ?

Lecture recommandée : ‘The Four Steps to the Epyphany

AutoRéduc partage avec ces startups cette vision de vouloir révolutionner des processus devenus absurdes avec l’arrivée du e-Commerce. Dans notre cas, c’est le fait de devoir, encore de nos jours, marchander le prix d’une voiture avec un vendeur, alors que l’on trouve aisément toutes les informations sur le Net, y compris des études de meilleur prix du marché, de la meilleure remise, de la remise médiane…

 

Chaque offre d'AutoRéduc est accompagnée d'une étude du vrai prix du marché du véhicule neuf avec remise maximale et médiane


Chaque offre d’AutoRéduc est accompagnée d’une étude du vrai prix du marché du véhicule neuf avec remise maximale et médiane

Nous suivons Uber depuis leurs débuts et leur histoire est passionnante. Comme celle de la majorité des start-ups, elle parsemée de difficultés, d’échecs et de « pivots ». Nous savons quel est leur objectif, ou plutôt celui de Google, qui en 2013 a investit dans Uber 220 millions de dollars (le plus grand investissement de Google Ventures). Google veut tout simplement faire d’Uber sa branche de transport sans conducteur. Et nous disons bien transport, car la vision va bien au-delà des taxis !

Lecture recommandée : ‘Business Model Generation’

Uber va continuer à « déblayer » et préparer le terrain légal avec ses nombreux procès, ses avocats, ses lobbies et ses « amis », pendant que Google continuera tranquilement à développer sa voiture autonome, en passant même récemment du « software » au « hardware ».

Google, Uber et l'automobile

Les constructeurs n’ont rien vu venir. Ils continueront de se concentrer sur leur projets de car-sharing, s’enfonçant dans l’industrie de la location, ne comprenant pas que l’on ne peut plus faire les choses à moitié en mode troupeau, mais qu’il faut oser innover en solitaire, comme une start-up.

Lecture recommandée : ‘Good to Great

Renault annonçait hier sa voiture autonome pour 2020. Est-ce une annonce sérieuse ? Les constructeurs semblent maintenant s’empresser de réagir, beaucoup trop tard, menacés par ‘Uber-Google’, devenue tellement puissante qu’elle a Joaquin Almunia comme RP à la Commission Européenne et Nelly Kroes comme fan officielle.

Les constructeurs ont certainement été pris de court par la rapidité avec laquelle la Commission a approuvé les voitures sans conducteur en Europe, presque en même temps qu’en Californie.

Google, Uber et l'automobile

Leur seule chance de survie maintenant est simple et pressante : développer un système plus fiable que Google qui ne dépende pas de Google Maps mais d’une navigation réelle. La récente sortie en bourse de Mobileye montre la direction à suivre.

Quoi qu’il en soit, la plupart des constructeurs sont, à notre avis, condamnés et feraient mieux de se réorienter dans la robotique, comme Honda. Il fallait réagir et innover plus tôt, Messieurs, au lieu de s’aferrer au statu quo…

Et ils semblent toujours ne pas comprendre ce qui leur attend : Carlos Ghosn croit sincèrement que Google se contentera de faire des alliances avec les vieux constructeurs pour pouvoir introduire Android dans leurs ‘voitures-hardware’. Et je vous pose la question, cher lecteur, si vous étiez Android, feriez-vous une alliance avec HP alors que tout le monde demande des smartphones ?

Le seul des 3 grands qui, à mon avis, n’osera pas lancer sa propre voiture est Microsoft, trop corporate et tout simplement trop nul pour oser prendre une telle décision, exemple parfait du ‘Innovator’s dilemma‘.

Connaissez-vous la fameuse fausse réplique de GM au commentaire de Bill Gates ‘Si l’industrie automobile avait évolué comme l’informatique nous aurions aujourd’hui des voitures volantes‘ ? :)

Cette notion, fondamentale, de ‘Innovator’s Dilemma’, Renault et PSA l’ont sciemment ignorée au grand profit des marques allemandes et coréennes, se justifiant maintenant en disant que leurs voitures étaient destinées aux classes moyennes des 30 glorieuses. Comme si cette classe moyenne n’avait pas évolué depuis ces 20 dernières années…

Lecture recommandée : The Innovator’s Dilemma

Leur arrogance est allée jusqu’à faire tout le contraire, en engendrant Dacia et nous faisant croire que c’est un brillant nouveau concept de marketing, le ‘low-cost’, alors qu’ils ont tout simplement hypothéqué la marque Renault pour longtemps. Pour info, le ‘low-cost’ est un phénomène tout ce qu’il y a de plus cyclique, une pure réaction d’élasticité de la demande à une évolution macroéconomique qui s’applique partout, sauf, devinez où : dans le premium.

La Model S est la deuxième voiture de Tesla, après la sportive Roadster, une copie électrique de la Lotus.


La Model S est la deuxième voiture de Tesla, après la sportive Roadster, une copie électrique de la Lotus.

Peut-être que, si Tesla n’avait pas autant de succès en bourse, Google aurait été moins insolante, mais, avec une valorisation, pour Tesla semblable à Fiat et pour Uber à la hauteur de  PSA, la finance montre clairement quel genre de sociétés elle préfère.

Carlos Ghosn se demandait dernièrement pourquoi Google voudrait entrer dans une industrie beaucoup moins rentable que le numérique. Monsieur Ghosn, tout simplement parce que l’auto ne sera que le véhicule pour consommer, comme l’est votre ordinateur pour Internet ! Google va appliquer le Net à la vie réelle !

Exemple de ce que pourrait être la iCar. Steve Jobs aurait laissé des instructions pour sa réalisation


Exemple de ce que pourrait être la iCar. Steve Jobs aurait laissé des instructions pour sa réalisation

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Uber et AutoRéduc lancent un partenariat inédit

Uber, dont l’application permet de connecter utilisateurs et chauffeurs privés VTC et AutoRéduc, premier site d’achat groupé de voitures neuves, s’associent pour offrir plus de valeur à leurs clients.

Afin de faciliter l’achat d’une nouvelle voiture aux chauffeurs VTC souhaitant rejoindre le réseau, Uber a négocié avec le site Autoreduc.com des conditions spéciales à des prix de gros pour des véhicules adaptés aux exigences de la plateforme VTC.

Autoreduc-X-UBER

Grâce la mise en commun de leur intelligence :

- Les partenaires chauffeurs de Uber auront accès à des ventes privées sur Autoreduc.com pour des modèles de voiture choisis par Uber à des prix de gros.

- Tout client d’AutoRéduc pourra désormais aller chercher sa nouvelle voiture en chauffeur privé : Uber et AutoRéduc supportent le coût du transport jusqu’à 50 € jusqu’au 31 Août 2014.

- Uber offre en plus à tous les clients d’AutoRéduc 5000 coupons de 15 € pour leur première course avec Uber jusqu’au 31 décembre 2014.

Tout le monde y gagne :

Les clients d’AutoRéduc vont chercher leur nouvelle voiture en chauffeur privé.

Les chauffeurs VTC bénéficient de tarifs de gros pour l’achat de leur nouvelle voiture, au moins aussi compétitifs que ceux des compagnies de taxis.

Les utilisateurs d’Uber bénéficieront de véhicules neufs et de tarifs encore plus concurrentiels.

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Une mécanique simple et efficace :

Les chauffeurs indépendants du réseau ont accès à des offres exclusives de véhicules choisis par l’équipe d’Uber pour leurs caractéristiques telles que puissance, couleur et équipement. Ils sont dirigés sur une page de ventes privées sur Autoreduc.com où ils doivent renseigner un code d’accès fourni par Uber pour accéder aux promotions et réserver leur véhicule avec des conditions de financement avantageuses.

Uber offre aux clients d’AutoRéduc 5000 coupons pour aller retirer leur nouvelle voiture en chauffeur privé chez le concessionnaire partenaire d’AutoRéduc.

Selon José Senent, fondateur et PDG d’Autoreduc.com : « Ce partenariat permettra à Uber de capter de nouveaux chauffeurs, ce qui est devenu prioritaire en raison des limitations de licences imposées par l’Etat, en leur proposant des remises sur l’achat de leur nouvelle voiture au moins aussi intéressantes que celles obtenues par les grandes sociétés de taxis. AutoRéduc pourra de son côté continuer dans sa recherche de l’excellence en offrant à ses clients une expérience d’achat inoubliable ».

Liens :

http://www.autoreduc.com/contenu/43-uber

http://www.autoreduc.com/contenu/58-partenariat-uber-autoreduc

A propos d’Uber

Uber est une application mobile permettant la commande d’un véhicule avec chauffeur via smartphone.

Développé à San Francisco, Uber est présent dans près de 100 villes dans le monde, permettant à l’utilisateur de garder toujours la même application.

A propos d’AutoRéduc.com

Le site d’achat groupé de voitures www.autoreduc.com propose des ventes événementielles en ligne de voitures neuves et d’occasion avec livraison à domicile. Depuis son lancement en 2011, la jeune startup française a reçu de nombreux prix en mentions dans la presse internationale comme le NYT et le WSJ et a été élue startup européenne de l’année 2012 par le Founder Institute.

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