Scott Painter quitte Truecar

Painter, fondateur de Truecar et un des plus grands entrepreneurs de l’histoire du Net, contraint de démissionner de sa statup.

Truecar sort en bourse pour un milliard !

Voici l’incroyable histoire de Scott Painter, une pure histoire américaine.

Par José Louis Senent, fondateur d’AutoRéduc.com

Pour ceux qui ne le connaissent pas encore, Scott Painter est le premier entrepreneur automobile digital et l’une des personnes qui a « levé » le plus d’argent de l’histoire. Scott a, en effet, fondé plus de 30 start-ups et a levé plus d’un milliard de dollars d’investissements dans sa vie d’entrepreneur. Il répète d’ailleurs souvent que, la seule mission d’un entrepreneur est de lever des fonds et que, si vous n’en êtes pas capable, il faut faire autre chose. C’était le seul point sur lequel je n’étais pas d’accord avec Scott et l’histoire qui suit démontrera que sa théorie était, peut-être, un peu trop radicale.

L’histoire de Scott est le parfait exemple du « startupper » américain : Scott Painter est, entre autres, le fondateur de Carsdirect, une des premières startups de l’histoire, qu’il lança en 1995 avec l’objectif de vendre des voitures 100% en ligne, avec livraison à domicile.

Déjà à l’age de 14 ans, il lance Scott’s Auto Dealing, un service de « personal shopping » automobile. A 18 ans, pour fuir de son beau-père, il rejoint l’armée américaine où il devient « interrogateur », puis il entre à West Point pour étudier stratégie militaire et ingénierie de systèmes. A sa sortie, il est admis à Berkeley en économie politique, université qu’il quitte avant de finir ses études pour lancer Autoaccess, une base de données de voitures d’occasion.

Scott Painter quitte Truecar

Lorsqu’il lance Carsdirect en 1995, Scott accompagne personnellement ses premiers clients chez les concessionnaires pour négocier la meilleure remise possible. Avec le premier « boom » internet, il lève plusieurs centaines de millions de dollars, avec l’objectif de racheter des concessionnaires pour livrer des voitures à domicile, car le métier de mandataire auto n’existe pas aux US. Le site promettait d’améliorer n’importe quel devis et les premières ventes étaient, de fait, réalisées à perte, Carsdirect payant de sa poche le concessionnaire pour qu’il fasse une remise supplémentaire au client. Cette stratégie agressive et insoutenable caractérise les startups de la 1ère bulle Internet et Carsdirect ne survit pas à l’explosion de la bulle en 2001.

Plus d’infos sur Carsdirect : http://blog.autoreduc.com/apres-beepi-carvana-annonce-une-autre-levee-de-300-mi/

L’explosion de la bulle empêcha Carsdirect de continuer à lever des fonds pour alimenter son acquisition de concessionnaires. Depuis, le site est passé par plusieurs propriétaires et est devenu, comme Edmunds, Autotrader ou Cars.com, un « simple » générateur de leads pour les concessionnaires, qui paient pour être mis en avant. Cela dit, Carsdirect et ses concurrents valent, tout de même, plusieurs milliards de dollars actuellement, mais les marges ont chuté à cause des coûts d’acquisition des « leads », qui sont de plus en plus élevés.

Truecar fut fondée en 2005, d’abord sous le nom de Zag, un site qui mettait en relation concessionnaires et organisations pour offrir des remises de gros (armée, banques, assurances, comités d’entreprises, etc). Quelques années plus tard le site devient Truecar et propose ces mêmes tarifs de gros aux particuliers, avec, comme « secret sauce » une étude des réductions accordées pour chaque modèle de voiture, concept inspiré du site immobilier Trulia et qu’AutoRéduc propose également sur ses pages produits.

Scott Painter quitte Truecar

Le business modèle de Truecar était le premier vrai modèle à la performance dans l’automobile, puisque le site se rémunérait avec une commission sur la vente du véhicule par le concessionnaire partenaire. Pour cela, le site devait se connecter aux DMS des concessionnaires (le Digital Management System est le logiciel CRM des concessionnaires) et vérifier si le lead avait « converti ». Au passage, le site avait accès aux informations des transactions du concessionnaire et affichait systématiquement, dans les résultats de recherche, les meilleurs prix de vente, qui correspondaient souvent à une vente réalisée à perte. L’internaute imprimait son coupon de réduction, à la manière d’AutoRéduc.com, et se dirigeait chez le concessionnaire, qui se voyait obligé d’honorer la promesse de vente s’il ne voulait pas être banni du site. Les autres concessionnaires de la même région, voyant ce prix dans le résultat de la recherche de l’internaute, étaient forcés de l’améliorer s’ils voulaient remporter la vente, entraînant une vraie enchère négative entre les 3 à 5 concessionnaires participants.

Ce « business-modèle » était celui que nous avions décidé de copier pour AutoRéduc, lors de notre passage au Founder Institute, un « accélérateur » de Startups de Silicon Valley. Nous avions accès à toutes les infos puisque Scott était mentor du FI et nous savions que, si nous avions du succès, il nous rachèterait.

Cependant, nous vîmes très vite que nous n’allions jamais obtenir l’accord des concessionnaires. De plus, un « advisor » à qui nous expliquâmes notre projet, nous trahit vilement et s’empressa de dévoiler le business modèle à ses amis qui lancèrent rapidement un site similaire, mais qui se rémunérait au lead, ce qui, évidemment, ne marcha pas.

Les 5 mois passés au Founder Institute nous permirent de trouver un nouveau business modèle. Notre objectif était simple, lancer une marque le plus vite possible et avec un minimum d’investissement. Le meilleur conseil que nous reçûmes, provint, curieusement, d’un investisseur « requin » qui nous approcha, dès notre lancement, pour qu’on lui cède 51% des parts d’AutoRéduc sans investir un sou… Il nous dit simplement : « ne vendez pas les leads, vendez les voitures ». Ce fut le meilleur conseil que l’on nous ait donné, puisqu’en vendant les voitures nous avions, en effet, une CLV (customer lifetime value) beaucoup plus importante et nous pourrions nous permettre de dépenser plus en acquisition.

Nous décidâmes alors de choisir le modèle de Groupon, qui était très en vogue à l’époque. Les raisons étaient purement pratiques : nous n’avions pas les ressources pour acheter un configurateur auto et le concept d’achats groupés avec coupons de réduction était très facilement compris par la presse et le public, car dans l’air du temps.

Notre passage au Founder Institute fut irremplaçable. Nos mentors nous apportèrent une aide précieuse. Je me souviens, par exemple, de la réaction de Jonathan Benassaya, fondateur de Deezer et Franck Le Ouay, co-fondateur de Criteo, lorsque nous présentâmes notre premier projet de « copycat » de Truecar : « José, ton projet est très bon, mais c’est une usine à gaz, jamais les concessionnaires ne te donneront accès à leur data ».

C’est ce challenge constant de nos mentors au sein du FI qui nous permit de créer et développer AutoRéduc. Un an après son lancement, en 2011, le Founder Institute nous nomma meilleure start-up européenne et nous fîmes la une du supplément Business du New York Times, parmi d’autres nominations.

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Il est vrai que, dès ses premiers « pitchs » dans les concours de startups, notamment au Founder Disrupt, Scott reçu également pas mal de réserves de la part du jury au sujet de sa stratégie d’acquisition de data. Scott ne pouvait, de plus, pas trop entrer dans les détails de son business modèle, car celui-ci reposait sur des alliances stratégiques avec de gros partenaires dans l’assurance et les groupes de vétérans de l’armée.

Malgré ces réserves et les premières difficultés pour lever des fonds (Scott raconte que chaque fois qu’il se faisait « jeter » par un des 30 investisseurs qu’il a contactés, il se sentait obligé de mentir à son équipe pour ne pas détruire leur moral), Truecar connu une progression fulgurante dès 2011, avec trois levées de fonds : 30 millions en 2011, 220 millions en 2012 et 30 millions en 2013 (les experts ont compris : la dernière levée fut réalisée, avec Paul Allen comme investisseur, afin de préparer la sortie en bourse de Truecar, qui était au bord de la faillite et faciliter l’ »exit » de ses investisseurs).

En 2014, Truecar sort, en effet, en bourse pour une valorisation de 1 milliard de dollars de la main de Goldman Sachs. La raison des difficultés de 2013 sont les mêmes que celles de son succès : la startup avait réussi à mettre en place un modèle dans lequel les concessionnaires étaient pris dans une dynamique d’enchères inversées, vendant les véhicules à perte.

La grosse erreur stratégique de Truecar fut de faire des campagnes télé. Presque immédiatement, Truecar devint l’ennemi public des constructeurs, Honda interdit ses concessionnaires de vendre sur Truecar et les concessionnaires des autres marques s’organisèrent pour boycotter la startup. De plus, dans certains états, Truecar fut dénoncé comme « broker » automobile, une activité interdite dans plusieurs états des US.

En hiver 2012, Truecar, perdit la moitié de ses partenaires et faisait 5 mi de pertes par mois. Scott dû réagir en faisant un « mea culpa » et changer de business modèle : afin de rassurer les concessionnaires, la startup dû renoncer à afficher leur prix de revient et enlever les enchères négatives. Truecar dû, en outre, renoncer à la connexion aux DMS d’un nombre croissant de ses partenaires et offrir une solution de rémunération au lead.

Dans ses meilleurs temps, Truecar était le client exclusif de Yahoo Auto à qui il achetait tous les leads et intervenait dans plus de 10% des ventes totales de voitures neuves aux US ! Suite à son « pivot », Truecar commença à communiquer sur la notion de « juste prix » plutôt que de « voiture au meilleur prix du marché » , (la devise d’AutoRéduc), mais les consommateurs ne furent pas dupes et comprirent que la startup avait changé de camp.

Bien que l’organisme américain de la libre concurrence enquête encore sur cette affaire et pourrait attaquer les concessionnaires pour collusion, l’hiver 2012 fut dévastateur pour Scott, qui perdit 30 kilos et sa 2e épouse.

Plus d’infos sur Truecar : http://blog.autoreduc.com/truecar-sort-en-bourse-pour-un-milliard/

En été 2012, j’ai eu la chance de rencontrer Scott Painter. Scott était venu à Paris avec Adeo Ressi, le brillant créateur du Founder Institute, l’ « accélérateur » de Startups dans lequel nous avons créé Autoreduc. Scott était un des mentors du Founder Institute et un ancien camarade de dortoir d’Adeo et Elon Musk. Ils étaient venus tous les trois à Paris pour fêter l’anniversaire d’Elon, qui avait loué un wagon entier du train Orient Express  pour voyager de Paris à Venise.

C’est à cette époque que naquit mon admiration pour Scott et Elon Musk (CEO de Tesla, fondateur de Space X et co-fondateur de Paypal). En parlant de la modestie d’Elon, Scott me raconta, qu’un soir, Elon et lui étaient tous les deux sortis à Venice Beach et s’apprêtaient à entrer dans la discothèque la plus chic de la ville. La file d’attente était immense et Elon, qui ne sort jamais, se dirigea vers la fin de la queue, pour patienter comme tout le monde. Scott l’arrêta et lui dit : « attends-moi ici je vais parler au portier ». Scott dit quelque chose à l’oreille du videur et celui-ci les laissa passer immédiatement. Elon, impressionné et bouche bée, car même les célébrités doivent faire la queue pour entrer dans cette boîte, demanda à Scott : « mais comment as-tu donc fait pour nous faire entrer ? » et Scott lui répondit : « Je lui ai tout simplement dis qui tu es… »

Le fondateur de Tesla, Elon Musk, empocha  plus de 100 mi de dolars lorsqu'il vendit ses parts de Paypal à Ebay et risqua toute la somme dans ses fusées spatiales (SpaceX). Il risqua toute sa fortune et échoua deux fois avant de réussir le 3e lancement. Cela lui coûta ensuite son mariage : ce fut un des divorces les plus chers de l'histoire.

Le fondateur de Tesla, Elon Musk, empocha plus de 100 mi de dolars lorsqu’il vendit ses parts de Paypal à Ebay et risqua toute la somme dans ses fusées spatiales (SpaceX). Il risqua toute sa fortune et échoua deux fois avant de réussir le 3e lancement. Cela lui coûta ensuite son mariage : ce fut un des divorces les plus chers de l’histoire.

 

Plus d’infos sur Elon Musk : http://blog.autoreduc.com/la-meilleure-voiture-de-tous-les-temps/

Depuis son pivot, Truecar n’a jamais vraiment réussi à trouver sa place. Les concessionnaires n’ont pas pardonné son agressivité et, malgré l’embauche de l’ancien PDG de Hyundai comme Président, Scott était devenu officiellement l’ennemi public des concessionnaires.

Les récents problèmes avec Autonation, premier distributeur automobile au monde, finirent par rendre la situation insoutenable. Autonation annonça, début 2015, vouloir quitter le site car elle refusait de donner accès à son DMS et protestait que Truecar lui facturait des leads dès qu’ils passaient par le site et ce, même s’ils avaient converti ailleurs.

Suite à l’annonce de la rupture du partenariat avec Autonation, Truecar perdit jusqu’à 45% de sa valeur en bourse et, la semaine dernière, Scott dû démissionner dans une séance très douloureuse.

J’espère que vous avez trouvé cette histoire intéressante et qu’elle a réveillé votre passion d’entrepreneur. Pour ma part, je suis sûr que nous retrouverons très bientôt Scott avec un nouveau projet, prêt à rebondir de son échec et plus fort encore de son expérience :)

Bien à vous,

José @ AutoRéduc
Scott Painter quitte Truecar

La « startup » Tesla a trouvé son business model

Par José Senent, fondateur, AutoRéduc.com

Il y a quelque temps j’expliquais sur LinkedIn pourquoi je considère toujours Tesla comme une startup, malgré sa taille et son âge. Je réagissais à un « post » d’un spécialiste en énergie et automobile qui ne voyait aucun futur à Tesla à cause de son manque de rentabilité et j’expliquais à mon interlocuteur que l’on ne peut pas exiger à une start-up d’être profitable, car cela impliquerait une mauvaise gestion de son CEO.

La "startup" Tesla a trouvé son business model

En effet, une startup doit tout réinvestir pour atteindre l’ »hyper-croissance » que ses investisseurs lui demandent (x10 en 3 ans). Un bénéfice serait, par conséquent, une assignation sous-optimale de ses ressources. C’est un débat récurrent pour toutes les grosses sociétés du Net, comme Amazon, par exemple.

Mon interlocuteur répondit qu’il y a longtemps que Tesla n’est plus une startup à cause de son âge : 11 ans. Je répliquai alors avec la définition la plus connue de « startup », celle du grand spécialiste en la matière, Steve Blank, créateur du mouvement « Lean Startup » et professeur d’entreprenariat à l’université de Berkeley. Steve a notemment écrit le « must read » pour entrepreneurs : « The 4 steps to the Epiphany ».

Voici sa définition de startup : « Une startup » est une organisation temporaire à la recherche d’un business model soutenable et scalable ». Cette définition est très importante pour tout entrepreneur et est, hélas, constamment ignorée par les investisseurs européens « early stage » ou d’amorçage, les fameux « business angels » qui, se comportant souvent plutôt comme des banques au lieu de prendre des risques, faute de manque de vision, d’expertise ou de « guts », exigent aux startups d’avoir un Business Model prouvé avec traction et chiffre d’affaires conséquent, chose absurde puisque, pourquoi alors « lâcher » 30% de sa « boîte » quand on est déjà à ce stade proche de la profitabilité ?

Ceci est une discussion que je ne me lasse pas d’aborder lorsqu’on me dit que, si nous voulions, nous pourrions lever des fonds pour AutoRéduc. Malheureusement ce « glamour » des startups est provoqué par ces levées de fonds, recueillies par les médias spécialisés, dont les journalistes n’ont pas assez de bagage pour reconnaître les vraies pépites, à savoir les startups qui peuvent tenir en mode auto-financement aussi longtemps que possible pour créer plus de valeur. Car, en vérité, y a t-il de quoi être fier d’avoir vendu le 30% de la prunelle de ses yeux à des inconnus, incapables par ailleurs de créer un business ?

La "startup" Tesla a trouvé son business model

Voilà donc que mon entrepreneur préféré, Elon Musk, probablement la personne que j’admire le plus au monde, entame un « pivot » impressionnant pour sa société Tesla, un pivot que nous prédimes depuis plusieurs mois sur notre blog, dès que nous entrevîmes les possibilités de la méga-usine de batteries que Tesla construit dans le Nevada.

Le constructeur californien de voitures électriques annonce donc, maintenant, vouloir révolutionner l’entreposage et la consommation d’énergie grâce à des batteries géantes qui, connectées à des panneaux solaires, permettront une autonomie énergétique complète à familles, sociétés et villes entières.

Vidéo de présentation de Tesla Energyhttps://youtu.be/yKORsrlN-2k

Premières photos de la méga-usine de batteries de Tesla

La révolution verte est enfin en marche : non seulement les ménages et les entreprises pourront entreposer de l’énergie pour palier aux éventuelles coupures de plus en plus fréquentes aux US en été comme en hiver, mais l’on pourra également enfin consommer une énergie verte illimitée et ce, n’importe où, puisqu’il ne sera pas nécessaire d’être connecté au réseau électrique.

Si vous ne vous faites toujours pas une idée de l’impact de cette annonce, pensez à l’arrivée du téléphone portable et imaginez la révolution qui s’annonce dans les pays africains, par exemple, avec 365 jours de soleil par an, une main d’oeuvre et des espaces illimités et les problèmes de déssalinisation et potabilisation enfin résolus.

Voici donc le vrai business modèle de Tesla : la révolution énergétique, entamée avec sa méga-usine de batteries et les panneaux solaires de Solar City, l’autre « start-up » dans laquelle Elon Musk participe en tant qu’investisseur et conseiller.

Il est vrai que le concept de batteries n’est pas optimal et que l’effet sur la demande de terres rares va être terrible mais, en attendant la solution parfaite des réacteurs nucléaires au Thorium que je défend chaque fois que j’en ai l’occasion, les batteries de Tesla nous permettront d’entrer dans cette révolution industrielle, grâce notamment à l’effet « Loi de Moore » que je prédis pour la voiture électrique depuis plusieurs années.

Premières photos de la méga-usine de batteries de Tesla
Vous comprendrez donc maintenant mon admiration pour Elon, qui n’a pas fini de nous étonner, puisqu’il prépare l’envoi du premier homme sur Mars avec Space X, ainsi que son fameux hyper-loop. Cet homme, qui a inspiré le personnage de Iron Man, est une sublimation de ce que peut réaliser l’être humain et, je répète souvent qu’il suffirait de 5 Elon Musk pour résoudre tous les problèmes de la terre.

Alors, puisqu’aucun d’entre nous n’est aussi brillant, joignons nous pour le compléter et révolutionner le monde, il y a tant de choses à faire : politique, administration, enseignement, commerce, choisissez et… entreprenez !

 

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Ce tweet à un milliard n’est pas un poisson d’avril !

AutoRéduc n’était pas le seul, mercredi dernier, à faire un gros poisson d’avril à ses fans. Mais, chez certaines start-ups, les conséquences peuvent aller très loin. En effet, cette dernière semaine de mars, le constructeur automobile Tesla se valorisait d’un seul coup un milliard de dollars en bourse suite à un mystérieux tweet de son PDG Elon Musk, annonçant la prochaine sortie d’un nouveau et mystérieux produit.

Le tweet à un milliard qui était un poisson d'avril !

Suite au tweet du PDG sud-africain, les médias s’affolèrent et beaucoup de « gourous » s’aventurèrent à deviner quel serait le mystérieux produit annoncé. De notre côté, nous pensons qu’il s’agit de la nouvelle batterie domestique de Tesla, qui pourrait se recharger à l’énergie solaire, mais nous reviendrons là-dessus dans un autre article.

Le buzz généré par le tweet d’Elon Musk fut énorme et l’on peut maintenant affirmer sans réserves qu’un CEO se doit d’être présent dans les « social media ».

Mais, voilà que le 1er avril, une heure avant le fermeture de la bourse, Tesla annonce la Tesla modèle W, un très gros poisson d’avril du constructeur, se moquant d’Apple (qui a « piqué » une centaine d’ingénieurs à Tesla et semble vouloir construire une voiture électrique), avec une montre « Big Ben » que l’on peu catégoriser de « massive ». Les investisseurs s’affolèrent presque autant que la semaine dernière, avant de lire entièrement le communiqué et de réaliser qu’il s’agissait d’une plaisanterie.

Le tweet à un milliard qui était un poisson d'avril !

Un poisson d’avril un peu décevant, compte tenu des moyens du constructeur californien, mais néanmoins sympathique, bien que les médias n’aient pas trop apprécié cette moquerie, vu le manque de réactions depuis la découverte du poisson :)

Quant à vos serviteurs, nous attendons le 30 avril pour vous informer du très attendu nouveau produit de Tesla !

Premières photos de la méga-usine de batteries de Tesla

Nous découvrons les premières images de la plus grande usine de batteries au monde, que Tesla a commencé à construire dans le Nevada. Cette usine permettra à Tesla de devenir le leader incontesté de la production et recyclage de batteries.

Premières photos de la méga-usine de batteries de Tesla

Ce que vous voyez ne représente que 20% du chantier ! On devine maintenant l’ampleur faramineuse du projet qui va générer des milliers d’emplois au Nevada. Le constructeur californien, qui lance cette année son très attendu Modèle X, semble réaliser avec succès tout ce qu’il entreprend. En effet, non contente de produire la meilleure voiture au monde, la firme de Palo Alto, en Californie, semble avoir pris définitvement une longueur d’avance face aux constructeurs automobiles traditionnels. Preuve de sa capacité d’exécution exemplaire est qu’elle a réussi là où Better Place avait échoué, à savoir le changement de batterie robotisé.

Premières photos de la méga-usine de batteries de Tesla

Le directeur du chantier, J. B. Straubel, ci-dessus, accueillait Elon Musk, le PDG de Tesla (ci-dessous). Tesla produira des batteries pour 500000 véhicules électriques en 2020 mais également des batteries domestiques. Après avoir secoué le monde de l’automobile Premium, l’entrepreneur sud-africain entend attaquer le marché énergétique domestique, notamment au moyen de sa participation dans l’usine de plaques photovoltaïques SolarCity, fondée par ses cousins.

Premières photos de la méga-usine de batteries de Tesla

La Giga-usine de batteries de Lithium-ion coûtera à Tesla 5 milliards de dollars, dont 1,3 seront apportés par l’Etat de Nevada. Le constructeur californien entend ainsi s’assurer le leadership dans la production de batteries, ce qui lui donnera certainement un accès privilégié aux terres rares qui risquent de faire rapidement défaut. En effet, Tesla travaille déjà sur des batteries au graphène, le matériau du futur.

Après avoir révolutionné la construction automobile ainsi que sa distribution, Elon Musk vendra-t-il Tesla à Apple pour pouvoir se consacrer à ses autres projets ? Nous parions que oui. Qu’en pensez-vous ? :)

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Volkswagen et Mercedes ne veulent plus de Google dans leurs voitures

Google est partout de nos jours : à la maison, dans nos bureaux et, depuis peu, dans nos voitures également. Certains constructeurs automobiles s’inquiètent de la répercussion de la présence du géant américain sur leur secteur et commencent à utiliser leur pouvoir médiatique pour protéger leur « turf ». C’est le cas en Allemagne, où les deux constructeurs VW et Mercedes-Benz ont prévenu qu’en laissant Google intégrer nos voitures, on lui donnera accès à une quantité énorme d’informations personnelles et que la vigilance doit être de mise.

Volkswagen et Mercedes ne veulent plus de Google dans leurs voitures ?

Il est vrai que la crainte peut être justifiée, lorsqu’on sait, par exemple, que Google est l’un des premiers investisseurs de la startup Uber. La perspective peut même être effrayante si l’on en croit Elon Musk, le fondateur de Tesla et Space X, pour qui la rapidité d’apprentissage exponentielle de l’intelligence artificielle pourrait rendre celle-ci incontrôlable avant 5 ans ! Une alerte qu’il ne faut pas prendre à la légère, car Elon était un « business angel » (premier investisseur) dans une startup à la pointe de ce secteur, rachetée depuis par… Google.  Elon dit que l’intelligence artificielle est un secteur sur lequel de grands groupes technologiques travaillent secrètement et que le public serait sidéré s’il connaissait l’état d’avancement de l’ IA. A titre d’exemple, sachez que Google vient d’annoncer une technologie capable de reconnaître et décrire avec précision tous les éléments d’une image. Stephen Hawking affirme carrément : «le développement de l’intelligence artificielle complète pourrait signifier la fin de l’humanité».

Mais revenons à l’automobile : le problème, selon les constructeurs, vient de la façon dont Google utilisera les données personnelles. Le site Automobile News Europe, citant le PDG de Mercedes-Benz Daimler explique : « Google essaie d’accompagner les personnes tout au long de leur journée, pour générer des données et ensuite utiliser ces données pour réaliser un profit économique. C’est  là où un conflit avec Google semble annoncé. C‘est là que nous avons besoin de négocier ». Le PDG de VAG, de son côté, lançait récemment un appel, lors du dernier Cebit, à « une union sacrée des constructeurs automobiles » pour protéger la privacité des consommateurs face à Big Brother et les Etats « Nannys ». Le terme « union sacrée » nous rappelle justement la « Open Automotive Alliance« , qui regroupe quelques 25 constructeurs autour de Google et contre laquelle les 2 constructeurs allemands semblent se retourner maintenant.

Daimler et VAG, plutôt que d’avoir l’ennemi Google dans leurs voitures, aimeraient évidemment pouvoir utiliser leurs propres systèmes pour rester connecté en déplacement. Curieusement, VW a été, au départ, très positif au sujet de la présence de Google dans ses véhicules et en particulier avec les systèmes de navigation d’Audi, mais la crainte de subir le même sort que les fabricants de téléphones portables se fait ressentir de plus en plus chez les constructeurs automobiles.

Ce n’est, en réalité, pas avec les systèmes eux-mêmes que les constructeurs automobiles ont un problème mais avec leur potentiel de collecte des données. Certains constructeurs, d’ailleurs, commencent seulement maintenant à en saisir l’importance. En effet, les constructeurs français, par exemple, arrêtent de collecter les données lorsque l’abonnement payant de l’automobiliste prend fin, alors que, pendant ce temps, Google annonce le lancement de son API pour Android Auto.

Volkswagen et Mercedes ne veulent plus de Google dans leurs voitures ?

Il y a aussi et surtout, dirions-nous, la crainte de voir Android Auto de Google et CarPlay d’Apple devenir des concurrents des fabricants plutôt que des partenaires leur apportant une amélioration technologique. De plus en plus de spécialistes voient les constructeurs automobiles comme des futurs fournisseurs de hardware, laissant aux géants technologiques la génération de valeur. D’ailleurs, ces derniers pourraient déjà recourir aux équipementiers pour produire leur propre Auto, comme c’est la cas pour la fameuse Google Car, qui a été entièrement conçue et réalisée par une startup rachetée par Google.

De toute évidence, la quantité d’informations qui peut-être collectée est si vaste qu’elle offre beaucoup de possibilités d’abus, mais nous ne voyons pas comment las constructeurs pourraient freiner les géants américains. Ils semblent ignorer que la collecte de données peut se réaliser de multiples façons, comme par votre smartphone, ou même votre OBD (on board diagnostic).

Plutôt que de se focaliser uniquement sur Google, nous devons tous faire plus attention à ce que nous sommes en train de communiquer lorsque nous nous connectons, ou alors ne rien avoir à cacher à Big Brother, ce qui est, certainement, la solution la plus simple pour la plupart d’entre nous. C’est à nos élus de mettre en place et de faire appliquer les meilleures mesures de protection des données et de la vie privée. Des mesures qui doivent aller au-delà du petit site e-commerce et êtres étudiées pour contrer la menace que représentent les fameux GAFA (Google, Facebook, Amazon et Apple).

De manière générale, sachez, cher lecteur, que pour tout ce qui concerne la navigation sur le Net (et bientôt sur la route ;) ) le principe de précaution à suivre est celui que nous répétons toujours chez AutoRéduc, « si c’est gratuit c’est que c’est vous le produit » !

Par @jlsenent, CEO de AutoRéduc.com

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Tesla se lance dans la vente en ligne de voitures en Chine.

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Le constructeur californien de voitures électriques Tesla a ouvert une boutique en ligne sur Tmall, la nouvelle plateforme e-commerce d’Alibaba réservée aux marques.

Tesla sort ainsi de son circuit de vente habituel, à savoir son propre site internet et ses concessions en propre, et devient, après General Motors et Volkswagen, le troisième constructeur automobile à se lancer sur le site chinois Tmall.

Cette stratégie répond, probablement, aux dernières études qui montrent qu’un acheteur de voiture sur deux est prêt à l’acheter sur internet, ainsi qu’à la récente confirmation de l’utilité des sites Internet tiers pour la vente de voitures.

Nous faisons notamment référence au récent retour des géants américains de la distribution automobile Carmax et Auto Nation sur les sites Edmunds et Cars.com, les liders de la génération de « leads » automobiles sur internet. L’équivalent français de ces sites américain est le comparateur de prix de voitures CarDirect.fr

Carmax et Auto Nation avaient annoncé, en grande pompe, il y a quelques mois, qu’ils allaient abandonner la diffusion de leurs offres sur ces sites tiers et concentrer leurs budgets marketing sur le développement de leurs propres sites, mais ils ont dû se rendre à l’évidence et admettre l’utilité de ces sites et plate-formes pour capter des acheteurs dans les différentes phases du tunnel de conversion.

Le site chinois TMall appartient au géant Alibaba et est dédié uniquement aux marques qui souhaitent y ouvrir leur vitrine


Le site chinois TMall appartient au géant Alibaba et est dédié uniquement aux marques qui souhaitent y ouvrir leur vitrine

Les clients intéressés par une Tesla S pourront donc maintenant, avec un dépôt initial de 50000 Yuan (environ 6500 €), disposer de leur nouvelle voiture dans l’une des cinq villes suivantes : Pékin, Shanghai, Hangzhou, Chengdu et Shenzhen.

Il s’agit d’un système très semblable à celui que propose Autoreduc.com en France, où les consommateurs peuvent acheter leur nouvelle voiture 100% en ligne en réservant un coupon de 199 € qui sert de pré-réservation, l’acheteur pouvant ensuite retirer son véhicule chez le concessionnaire ou se faire livrer sa voiture à domicile par AutoRéduc.

Comme offre de lancement, Tesla se charge de l’installation de la borne de chargement dans le domicile de l’acheteur. Une offre complétée, dans plusieurs villes dont Shanghai, par une exemption complète de taxes d’l'immatriculation, soit 10 000 € pour la Tesla S. Le constructeur s’efforce activement de négocier des exemptions similaires dans plusieurs villes chinoises.

Jusqu’à présent, le modèle Tesla SP 85 est le modèle préféré des acheteurs chinois pour la gamme Tesla.

La page de Tesla sur Tmall avec l'offre de la Tesla S


La page de Tesla sur Tmall avec l’offre de la Tesla S, dans un style très proche de celui d’AutoRéduc.com

La collaboration entre Tesla et Alibaba est, par contre, plus ancienne, puisque les clients du constructeur automobile aux États-Unis étaient déjà capables de placer leurs acomptes sur le site officiel de Tesla via Alipay, un fournisseur de services de paiement d’Alibaba.

Elon Musk, le fondateur de la compagnie californienne reconnue par The Boston Consulting Group comme une des sociétés les plus innovantes au monde (seul constructeur automobile dans le cassement avec Toyota),  a reconnu, lors de sa tournée dans ce pays, que la Chine était « un marché extrêmement important » pour sa société.

C’est certainement la raison pour laquelle Tesla a déjà commencé à installer, en collaboration avec la China Minsheng Bank, pas moins de 200 stations de rechargement dans 20 villes chinoises. A Shanghai, l’on peut déjà les apercevoir dans plusieurs hôtels de luxe.

Le sud-africain Elon Musk, fondateur également de la société de fusées spatiales SpaceX et confondateur de Paypal, a par ailleurs laissé entendre qu’il projetait de produire ses voitures localement.

Tesla propose également sur Tmall un jeu-concours pour tester la Tesla S et gagner un smartphone


Tesla propose également sur Tmall un jeu-concours pour tester la Tesla S et gagner un smartphone

Le constructeur de voitures élactriques, véritable « outsider » dans l’automobile et dont la valorisation a déjà dépassé celle de plusieurs géants comme PSA ou Fiat, semble placer beaucoup d’espoir dans ce circuit de commercialisation en ligne et espère obtenir le même succès qu’avait rencontré la marque aux Etats-Unis à ses débuts. C’est, en tout cas, une occasion pour Tesla de parfaire son image publique en Chine, si elle parvient à satisfaire ses premiers clients d’Alibaba comme elle réussit à le faire avec ses clients aux États-Unis.

Pour certains spécialistes marketing qui ne jurent que par le ROI (retour sur investissement), la vente de voitures sur Tmall et d’autres sites tiers, ne sera prometteuse qu’à la condition qu’elle puisse convertir les visites en ventes. Une observation un peu simple, à notre avis, bien qu’il est vrai que la vente en ligne de voitures est un métier en soi.

Ces experts mettent en question la capacité de Tesla à adapter ses techniques de vente directe en ligne pour les besoins des consommateurs chinois, qui sont habitués à profiter d’un meilleur service chez les concessionnaires et encore davantage pour les clients des voitures haut de gamme ou particulières.

Le fondateur de Tesla, Elon Musk, empocha  plus de 100 mi de dolars lorsqu'il vendit ses parts de Paypal à Ebay et risqua toute la somme dans ses fusées spatiales (SpaceX). Il risqua toute sa fortune et échoua deux fois avant de réussir le 3e lancement. Cela lui coûta ensuite son mariage : ce fut un des divorces les plus chers de l'histoire.


Le fondateur de Tesla, Elon Musk, empocha plus de 100 mi de dolars en vendant ses parts de Paypal à Ebay et investi toute la somme dans ses fusées spatiales (SpaceX). Il risqua toute sa fortune et échoua deux fois avant de réussir le 3e lancement. Cela lui coûta ensuite son mariage : ce fut un des divorces les plus chers de l’histoire.

Il faudra donc, à Tesla et toujours selon ses détracteurs, plusieurs années d’exploration continue et d’enquêtes sur les habitudes et les préférences d’achat des clients chinois pour pouvoir prétendre occuper une part de marché significative dans le futur.

Une observation que nous ne partageons pas chez Autoréduc. Ce serait, en effet, sous-estimer la capacité de « disruption » d’une startup comme Tesla. S’il y a un constructeur capable de vendre ses véhicules en ligne et de bouleverser rapidement les habitudes, s’est bien la compagnie de Palo Alto qui n’a pas de réseau de concessionnaires à maintenir. C’est justement ce fait là qui empêche encore Tesla de commercialiser ses véhicules dans plusieurs états nord-américains.

Le Model X sera exactement comme annoncé par Elon Musk il y a 2 ans


Le Model X sera exactement comme annoncé par Elon Musk il y a 2 ans

A ce titre, il convient de rappeler que le système de concessions a été créé par les constructeurs américains dans les années 30 pour maximiser leurs revenus dans la distribution de leurs véhicules, la division géographique d’un marché étant, en effet, le  système de distribution le plus rentable pour un fabriquant. Le lobby était déjà tellement puissant à l’époque, qu’il réussi à ce que même la très néolibérale université de Chicago affirme que ce système était le meilleur mode de distribution pour le consommateur, le justifiant, encore aujourd’hui, par le caractère spécial de l’automobile du point de vue de la sécurité.

Il faut savoir que l’automobile est le seul produit dont le prix n’a jamais baissé : dans les années 1960 une Fiat 500 coûtait la même chose qu’un réfrigérateur et ce devrait être le cas également aujourd’hui. Les constructeurs affirment que la raison de l’augmentation constante du prix des automobiles est la complexité grandissante des systèmes de sécurité dans les véhicules, mais il a déjà été démontré plusieurs fois que ce qui fait augmenter le prix des voitures ce sont les « gadgets » que l’on ajoute justement pour en augmenter la valeur et générer une obsolescence du produit, d’où le succès de Dacia en cette période de crise.

Cette valeur qui permet de justifier l’augmentation régulière du prix de l’automobile a, en outre, été maladroitement transférée aux équipementiers ces dernères années, une erreur que les constructeurs commencent à regretter devant l’arrivée de Tesla et autres Google. Mais ça, c’est un autre sujet ;)

Elon Musk devant sa première capsule récupérée. Notez le "scratch" de la rentrée en orbite sur la droite !


Elon Musk devant sa première capsule récupérée. Notez le « scratch » de la rentrée en orbite sur la droite !

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Les allemands ont de nouveaux concurrents sur le marché automobile de luxe.

La domination allemande dans l’univers automobile haut de gamme ou « Premium » est largement confirmée par les chiffres : avec 4,7 millions de véhicules vendus de par le monde, les constructeurs BMW, Porsche, Mercedes et Audi représentent à eux seuls 60% des voitures de luxe vendues sur la planète !

Les allemandes face à de nouvelles concurrentes sur le créneau automobile de luxe.

Tandis que des constructeurs de prestige, comme Ferrari et Lamborghini, visent la rareté et l’exclusivité en limitant leur production, les allemandes n’en finissent pas de se décliner en différents modèles et en élargissant leur gamme perpétuellement. C’est ainsi que, pendant que Ferrari se refuse à proposer des berlines ou des SUV, Porsche dévoile ses récentes nouveautés Macan et autre Panamera. Une stratégie qui s’est jusqu’ici avérée rentable, car Porsche, tout comme Audi, BMW et Mercedes, ont vu leurs ventes augmenter d’environ 20% l’an dernier en Chine, leur marché favori face à une Europe quelque peu essoufflée par la crise.

Nouveaux venus

Si la tendance ne s’inverse pas vraiment pour le moment, certains voient déjà pointer le succès des nouveaux arrivants, nouveaux sur le marché chinois mais avec une longue expérience pour quelques-uns. Nissan, avec sa marque Infiniti et Volvo, introduit grâce à son nouveau propriétaire chinois Geely, sont déjà en train de rafler des parts de marché importantes. Le constructeur de véhicules électriques Tesla n’est pas en reste, de même que la nouvelle gamme DS, de plus en plus autonome vis-à-vis de Peugeot-Citroën, accaparent 30% de la croissance du marché haut de gamme pour cette année.

Maserati aussi fait ses marques sur le marché chinois, en quadruplant ses ventes au premier semestre de cette année 2014. Jaguar Land Rover, détenu par l’indien Tata, voit aussi ses ventes progresser grâce au Range Rover Evoque, et lance la Jaguar XE en plus d’un nouveau SUV.

Les allemandes face à de nouvelles concurrentes sur le créneau automobile de luxe.

Conclusion

L’entente et la constitution d’alliances entre certains constructeurs comme pour PSA, ou encore le rachat tout simplement, comme Geely pour Volvo, a permis de faire ressurgir de nouvelles forces qui permettent aujourd’hui que les cartes du marché automobile soient constamment rejouées.

Les voitures de grande qualité ne sont plus produites qu’en Allemagne et l’innovation, fer de lance des nouvelles sorties, semble commencer à faire défaut aux allemandes. C’est ainsi que plusieurs années après les premiers hybrides japonais, puis français, entre autres, les allemandes annoncent tardivement leurs premiers modèles.

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Tesla annonce la sortie du Modèle X pour début 2015

Le Model X sera exactement comme annoncé par Elon Musk il y a 2 ans


Le Model X sera exactement comme annoncé par Elon Musk il y a 2 ans

Bonne nouvelle pour les fans de Tesla Motors : le constructeur de voitures électriques californien a confirmé aujourd’hui que le (déjà mythique ?) modèle X aux ailes de papillon verra le jour en début d’année prochaine déjà !

Dans un email envoyé aux clients qui ont déjà réservé le véhicule, le constructeur californien précise que, non seulement le modèle X aura bien les ailes papillon, mais que le niveau d’équipement sera supérieur à celui annoncé sur le concept-car !

Le plus important n’est pas que Tesla ait confirmé l’arrivée de ce modèle, annoncé sur AutoRéduc il y a deux ans, mais que M. Elon Musk confirme que le modèle sera exactement comme annoncé. Il aura donc les très attendues ailes de papillon, ainsi que la possibilité d’ajouter deux places supplémentaires.

Les ailes de papillon sont plus précisément des ‘Falcon Wings‘ qui, contrairement aux ‘Gull Wings’ se plient lorsqu’elles montent, permettant ainsi de s’ouvrir dans n’importe quel garage ou parking.

Le Model X sera fabriqué dans la même usine qui produit le modèle S, où le constructeur est en train de préparer une seconde ligne de montage.

Encore une fois, Tesla Motors réalise un sans fautes, cette fois en Marketing (les actions de Tesla progressent de 9% en ce moment même) en produisant un modèle exactement comme son concept, à l’inverse de la plupart des constructeurs, qui nous ont habitué à ne jamais sortir un modèle tel qu’annoncé avec le concept car.

En anglais, on appelle cela ‘under promise – over deliver‘. C’est une de nos plus fortes valeurs chez AutoRéduc : toujours surprendre notre client en lui offrant encore plus que ce qu’il attend de nous.

Beaucoup se demandent pourquoi Tesla veut absolument sortir un modèle avec des ailes papillon, d’autant qu’elles ne seront montées que pour les places arrière. Peut-être est-ce un clin d’oeil sur la voiture volante qu’ils sortiront un jour ? :)

Tesla nous montre encore une fois ce que l’on peut faire quand on a une équipe de passionnés et la volonté de révolutionner son industrie !

Découvrir la vidéo de présentation du Model X

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Tesla révèle son système de changement de batterie robotisé

Tesla révèle son système de changement de batterie robotisé

Tesla a présenté aujourd’hui officiellement sa nouvelle technologie de changement de batterie pour ses voitures électriques.

Nous l’avions prédit il y a quelque temps sur blog d’Auto-Réduc: le fondateur de Tesla, Elon Musk  a présenté en grande pompe son système automatique de changement de batterie sur le modèle S. Devant une audience d’invités et de fans attentifs, le brillant entrepreneur présentait hier soir sa nouvelle technologie et passait en même temps en direct une vidéo d’un plein classique, montrant que la nouvelle technologie du constructeur américain est encore plus rapide qu’un plein d’essence normal dans une station service.

Tesla révèle son système de changement de batterie robotisé-2

L’Histoire de l’entreprenariat est cruelle et nous montre encore une fois qu’il ne suffit pas d’avoir une bonne idée mais qu’il faut surtout savoir la mettre en pratique. L’Histoire est doublement cruelle pour Shai Agassi, le fondateur de Better Place qui a été congédié de sa propre société il y a quelques mois. Ironie cruelle, Better Place, qui avait développé en premier le changement automatisé de batteries avec son partenaire Renault, annonçait sa faillite il y a tout juste un mois : http://blog.autoreduc.com/better-place-en-liquidation-judiciaire/

Le changement de batterie de la Tesla S s’effectue de manière automatisée, sous la voiture, en 90 secondes à peine. Tesla prévoit de tripler ses stations d’ici la fin de l’année, surtout sur les côtes Est et Ouest, avant de lancer son prochain modèle au grand public équipé de cette technilogie.

 

La meilleure voiture de tous les temps ?

Par José Senent  - Fondateur, Autoreduc.com

Ceci pourrait être la meilleure voiture de l’histoire !

La voiture électrique Tesla S a obtenu 99 points sur 100 dans la revue américaine Consumer Reports

La voiture électrique Tesla S a obtenu 99 points sur 100 dans la revue américaine Consumer Reports

La société américaine « Consumer Reports« , un organisme qui réalise des tests de voitures de façon indépendante, a donné 99 points sur 100 à la Tesla Model S !

Qu’obtenez-vous lorsque vous prenez un peu de Google, un peu d’ Apple et beaucoup de passion ? Vous obtenez le constructeur automobile le plus brillant de notre siècle !

Consumer Reports n’avait pas donné de si bonne note à une voiture depuis 2007, mais le résultat est d’autant plus surprenant qu’il s’agit d’une voiture électrique !
La Tesla S est en effet le deuxième modèle électrique de Tesla, la société californienne fondée par le mythique entrepreneur Elon Musk.

La Model S est la deuxième voiture de Tesla, après la sportive Roadster, une copie électrique de la Lotus.

La Model S est la deuxième voiture de Tesla, après la sportive Roadster, une copie électrique de la Lotus.

Jake Fisher, le directeur de la publication Consumer Reports a été bluffé par le comportement de la Tesla S : « elle est bourrée d’innovations technologiques, elle accélère, tourne et freine comme une voiture de course, elle est silencieuse comme une voiture de luxe et est plus économe que la meilleure des hybrides. »

A cet incroyable résultat dans les tests s’ajoute la dernière annonce du constructeur automobile américain, qui vient de sortir du rouge et a commencé à réaliser des bénéfices plus tôt que prévu. La Tesla est désormais la voiture électrique la plus vendue aux US. Du coup, les actions du constructeur ont grimpé de 40% en une semaine !

Tesla a carrément monté un Super-Ipad sur son Model S.  Un peu comme le R-Link de la Clio 4 mais en "à la sauce Apple" :)

Tesla a carrément monté un Super-Ipad sur son Model S. Un peu comme le R-Link de la Clio 4 mais « à la sauce Apple » :)

Nous ne pouvons que nous réjouir pour Elon Musk. Les fans d’AutoReduc.com savez que nous vouons une vraie admiration pour cet entrepreneur et nous ne sommes pas les seuls, puisque Robert Downey Jr s’en est inspiré pour interpréter son personage dans le film « Iron Man »).

Downey s'est inspiré d'Elon Musk pour le caractère "Geek" du personnage

Downey s’est inspiré d’Elon Musk pour le caractère « Geek » du personnage

Je ne me lasse jamais de raconter l’histoire d’Elon : En 2000 il fonde Paypal avec plusieurs associés (Paypal est le site de paiement en ligne que vous utilisez pour acheter le coupon Autoreduc ;) ). Deux ans plus tard, en pleine crise de la bulle internet, Paypal est vendu à Ebay pour 1,5 milliards de dollars ! Elon repart avec 120 millions de dollars en poche et, au lieu d’aller vivre la dolce vita sur la plage, il fonde SpaceX, la première entreprise privée de voyages dans l’espace.

Elon Musk devant la dernière fusée Dragon

Elon Musk devant la dernière fusée Dragon

Il met tout son argent dans SpaceX, construit deux fusées type Apollo dont les lancements échouent, et mise toute sa fortune sur le lancement de la troisième fusée : soit elle décollait soit il était ruiné ! Inutile de vous dire que son mariage n’a pas résisté, c’est d’ailleurs le divorce le plus cher de l’histoire. Il réussit le lancement in-extremis et la fusée Dragon devient la première fusée privée de l’histoire.

Immédiatement après ce succès, SpaceX annonce vouloir envoyer un homme sur Mars dans les prochaines 20 années et croyez-moi ils vont le faire ! Récemment, Elon Musk a réussi à accoupler la Dragon à la station spatiale internationale, puis récupérer la capsule. Il paraît que les chinois lui auraient avoué : « même nous nous ne pourrons jamais construire des fusées aussi bon marché ».

Ah, j’oubliais de vous dire qu’Elon dessine lui-même ses fusées…

Elon Musk devant sa première capsule récupérée. Notez le "scratch" de la rentrée en orbite sur la droite !

Elon Musk devant sa première capsule récupérée. Notez sur la partie droite le « scratch » de la rentrée en atmosphère !

En 2012 j’ai eu la chance de rencontrer Scott Painter, le brillant fondateur de Trucar.com et de Carsdirect, premier site de vente de voitures de l’histoire. Scott est un des pionniers de l’Internet, il a en effet lancé Carsdirect.com en 1996. C’est aussi l’homme qui a levé le plus d’argent au monde : plus d’un milliard de dollars en financement pour ses quelques 30 startups créées depuis Carsdirect jusqu’à sa dernière, Truecar.com, un site comparateur de prix de voitures neuves. Scott était venu à Paris avec Adeo Ressi, le brillant créateur du Founder Institute, un « accélérateur » de Startups de Silicon Valley dans lequel nous avons développé le concept d’Autoreduc. Scott et Adeo connaissent bien Elon Musk puisqu’ils ont partagé le même dortoir à l’université. Ils étaient venus tous les trois à Paris car Elon avait loué un wagon entier du train Orient Express pour fêter son anniversaire en voyageant de Paris à Venise…

En parlant de la modestie d’Elon Musk, Scott me raconta qu’un soir ils étaient tous les deux sortis à Venice Beach et qu’ils s’apprétaient à entrer dans la discothèque la plus chic de la ville. La file d’attente était immense et Elon se dirigea directement vers la fin, pour patienter comme tout le monde. Scott lui dit : « attends-moi ici je vais parler au portier« . Scott dit quelque chose à l’oreille du videur et celui-ci les laissa passer immédiatement. Elon, impressionné et bouche bée, car même les célébrités doivent faire la queue pour entrer dans cette boîte, demanda à Scott : « mais comment tu as fait pour nous faire entrer? » et Scott lui répondit : « Je lui ai tout simplement dis qui tu es… »

Scott Painter, fondateur du site automobile américain Truecar, a fondé 37 startups et levé plus d'un milliard de $ en investissements !

Scott Painter, fondateur du site automobile américain Truecar, a fondé 37 startups et levé plus d’un milliard de $ en investissements !

Le succès d’Elon Musk me rappelle une des choses les plus importantes que j’ai apprises au Founder Institute : « N’entreprends rien si tu n’as pas l’intention d’être le meilleur dans ce que tu fais ».

C’est pour cela que chez AutoReduc.com, nous ne faisons pas « que » vendre des voitures online, nous nous sommes aussi fixé comme objectif d’offrir le meilleur service-client au monde !

 

Elon Musk présentant la Model X, le prochain modèle de Tesla avec portes en "ailes de papillon". Nous en parlions ici même : http://blog.autoreduc.com/le-fondateur-de-tesla-elon-musk-presente-la-nouvelle-model-x/

Elon Musk présentant la Model X, le prochain modèle de Tesla avec portes en « ailes de papillon ». Nous en parlions ici-même.