Alibaba vendra 4000 voitures en ligne et ouvrira 200 centres de livraison

Le géant chinois du Ecommerce se lance dans la vente de voitures en ligne, grâce à un partenariat avec le distributeur multimarque chinois Yongda.

Les 2 partenaires annoncent la création d’une plateforme de vente de voitures « online to offline » (O2O), à la manière d’AutoRéduc.com en Europe avec ses partenaires concessionnaires. La place de marché, appelée « One Yongda Auto Life”, proposera, aux 80 millions d’automobilistes déjà clients d’Alibaba Auto, des ventes flash et des coupons de réduction pour l’achat de voitures en ligne.

M. Xu Yue, DG de Yongda Auto et M. Wang Licheng, DG d'Alibaba Automobile

M. Xu Yue, DG de Yongda Auto et M. Wang Licheng, DG d’Alibaba Automobile

Pour promouvoir la nouvelle plateforme, les deux associés annoncent également le lancement d’un salon de l’Auto sur internet, appelé « Internet Automobile Fair ».

Un premier lot de 40 unités de Chevrolet Epica, à moins de 10000 €, sera proposé avec 40% de remise par rapport au prix officiel. Le véhicules seront mis en vente sur le site Tmall, propriété du géant chinois, sur lequel Alibaba a déjà commercialisé des Tesla S pour le constructeur californien.

Après cette première opération, viendront plusieurs ventes événementielles pour un objectif total à court terme de 4000 véhicules de différentes marques, surtout premium.

Les acheteurs pourront retirer leur véhicule dans l’un des 200 points de livraison “Car Port”, qui seront ouverts conjointement avec Yongda pour cette finalité et qui permettront à Alibaba de se lancer dans l’entretien Auto ainsi que dans la vente de VO récents.

Le partenariat entre Alibaba et le distributeur multimarque incluera également des offres de financement.

Outre Chevrolet, Yongda distribue une vingtaine de marques comme VW, Toyota, Volvo, Porsche, Audi, Mini, Ford, Skoda, Honda Jaguar, Land Rover et Bentley et, selon Xu Yue, responsable de la division automobile de Yongda, d’autres marques seront également proposées en vente en ligne dans le cadre de ce partenariat.

La Chine est devenue le plus grand marché automobile au monde, avec 23 millions d’unités vendues l’année dernière, 7% de plus que l’année précédente, bien que 2015 semble donner beaucoup de soucis aux constructeurs, surtout européens.

Au problème de la surproduction, s’ajoutera maintenant la libéralisation du métier de mandataire auto, dans des zones franches spécialement conçues pour l’importation de véhicules hors réseau, appelée importation grise, que le gouvernement chinois veut fomenter pour faire descendre les prix.

Il y a de très grosses différences dans les prix des voitures entre la Chine et l’Europe ou les US, jusqu’à 50%. Des milliers de véhicules Premium sont d’ailleurs exportés depuis les US et l’Europe vers la Chine dans ce marché gris parallèle, permettant aux chinois de réaliser d’énormes économies.

Après la zone franche de Shanghai, le gouvernement chinois a annoncé, cette année, l’ouverture d’une dizaine de zones spécialement conçues pour cette activité, qui reste, malgré tout, modeste par rapport à la taille du marché.

YONGDA

Mais cela devrait prochainement changer, puisque Yongda est justement l’un des premiers « mandataires » à avoir reçu l’agrément du gouvernement pour l’importation parallèle de véhicules. Et le chinois a misé très fort, puisqu’il a commencé cette année à racheter des concessionnaires européens et américains en difficulté afin d’avoir un accès privilégié aux VN et pièces de rechange.

Nous nous demandions récemment, chez AutoRéduc, quel était le but de ces rachats de concessionnaires en Europe, voilà qui est clair maintenant, puisqu’Alibaba, de son côté a lancé une place de marché de mandataires auto, appelée “Overseas Car Purchase program”.

Malgré la pollution alarmante, il est fort probable que le marché auto, surtout de l’occasion, progressera encore en chine, puisque seul un chinois sur 10 possède une voiture, contre 80% en Europe ou aux US. Les constructeurs essaient d’accélérer leur présence online pour suivre les évolutions dans le comportement d’achat des consommateurs, qui souhaiteraient voir plus de modernité dans la distribution automobile.

Après Beepi, Carvana annonce à son tour une levée de 300 mi !

Les startups de vente de voitures en ligne, nouvelles coqueluches des investisseurs américains.

Après Beepi, Carvana annonce à son tour une levée de 300 mi !

Par José Senent, fondateur d’AutoRéduc.com

 

Qui l’aurait dit ? Les startups de vente de voitures en ligne sont l’investissement du moment aux US. Quelques jours seulement après Beepi, qui se définit comme le premier « concessionnaire mobile », c’est au tour de Carvana d’annoncer une levée de fonds pour le même montant, soit 300 millions de dollars. La somme est d’autant plus impressionnante que les deux « startups » se sont lancées il y a à peine 2 ans !

Carvana s’est fait connaître l’année dernière grâce à un buzz très intelligent autour de son « distributeur automatique » de voitures. Il s’agissait, en réalité, d’une ouverture automatique de son garage où se trouvait le véhicule présenté individuellement, dispositif permettant à l’acheteur de retirer son véhicule à n’importe quelle heure. Le buzz a très bien marché et, récemment, la société d’Atlanta a été sélectionnée par Forbes comme une des startups les plus prometteuses de l’année.

Mais d’autres startups semblables talonnent les deux liders, comme Shift et Tred, dont nous vous parlions récemment ici. Cette dernière annonçait, cette semaine aussi, un nouveau tour de table de 1 million de dollars.

A côté des deux tours de table de ses concurrents, celui de Tred peut sembler un peu faible, mais il est extrêmement rare de voir trois levées de fonds dans la même semaine pour un même secteur.

Après Beepi, Carvana annonce à son tour une levée de 300 mi !

L’explication de cet engouement ? Les investisseurs ont, enfin, saisi l’ampleur de l’opportunité du marché automobile online et ne veulent pas laisser filer la prochaine « Licorne », ces startups qui, comme Uber, Airbnb ou notre Blablacar national, sont valorisées à plus d’un milliard de dollars.

Il est également fort probable que la dernière étude d’Accenture ait convaincu les « VC » (investisseurs de capital risque) qu’investir dans le secteur est un « no-brainer ». En effet, l’étude montre que 75% des interviewés pourraient bien acheter leur prochain véhicule entièrement en ligne.

Autant dire que les « VC » ont compris l’intérêt du marché bien au-delà de la simple vente de véhicules puisque, comme nous l’avons déjà expliqué plusieurs fois sur ce blog, une fois le véhicule acheté en ligne et, bien sûr, s’il est satisfait, le client retournera sur le site pour tous les achats relatifs à son auto, générant ainsi ce qui pourrait être la plus grosse « customer lifetime value » du Net (la CLV mesure toutes les dépenses qu’un client pourrait faire sur un même site pendant plusieurs années, c’est l’équation magique pour tout « business plan » dans le digital : la CLV doit être supérieure au coût d’acquisition du prospect obtenu via marketing).

Ces levées de fonds annoncent, nous le croyons, l’arrivée d’un vrai phénomène de rupture dans la vente automobile et nous ne pouvons que nous en réjouir chez AutoRéduc, puisque nous sommes les précurseurs européens de la vente de voitures en ligne.

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C’est pourquoi, après avoir « évangélisé » le marché français pendant ces 5 années avec des ventes flash déclinées sous le concept des achats groupés, nous allons profiter du buzz médiatique qui s’annonce pour entamer notre expansion à l’international, en commençant par la Suisse et en attaquant tous les pays francophones, notamment en Afrique, afin de devenir le leader francophone de l’automobile en ligne. Notre marque AutoRéduc.com est, en effet, idéale pour atteindre ces 275 millions de francophones.

Quelles sont les différences principales entre toutes ces nouvelles startups, Carvana, Beepi, Tred, Shift, Carlypso, Carphoria ou AutoRéduc ? J’en parlerai prochainement plus en détail mais, de manière générale, toutes proposent d’acheter un véhicule en ligne et de le recevoir chez soi sans avoir à en négocier le prix avec un vendeur. Carvana est presque toujours citée, avec Beepi, comme une des startups qui vont révolutionner la distribution automobile aux US.

Il faut toutefois préciser que Carvana est, en réalité, un « simple » marchand VO spécialisé dans les fameux crédits subprime. Leur concept de vente sans intermédiaires est donc un peu trompeur, puisqu’ils sont eux-même l’intermédiaire. En effet, ils proposent des véhicules d’occasion reconditionnés, vendus dans leur centre ou livrés à domicile. Leur succès vient d’un marketing irréprochable et d’un accès privilégié à des solutions de financement pour acheteurs subprime.

Il faut souligner également que Beepi n’est déjà plus la startup « peer to peer » de ses débuts puisqu’elle a également « pivoté » (modifier un modèle de business) et, désormais, achète et vend ses véhicules, la transaction ne se réalisant plus entre particuliers comme elle était sensée se faire au début.

C’est d’ailleurs, à notre avis, cette évolution de leur business modèle qui a provoqué l’accélération dans leur valorisation et qui a surpris très favorablement les investisseurs (parmi lesquels se trouve maintenant le fameux Yuri Milner de DST, investisseur de Groupon et autres Licornes).

En effet, comme AutoRéduc, Beepi ne paie le véhicule que lorsque l’acheteur l’a déjà réglé, ce qui génère un impressionnant cash flow positif. C’est ce qui nous a permis de développer AutoRéduc en mode autofinancement depuis le début.

Après Beepi, Carvana annonce à son tour une levée de 300 mi !

Ces petits pivots sont absolument clés dans le succès d’une startup et sont étudiés de très près par les investisseurs, à tel point que l’on sait que les startups qui ont le plus de succès pivotent en moyenne 2,5 fois dans leur vie.

Il me vient maintenant à l’esprit le pivot de Blablacar (Covoiturage.fr) qui, à ses débuts, eu quelques difficultés à être rentable car son business modèle reposait sur la publicité, le site étant gratuit. Pour que ce type de modèle soit, ne serait-ce qu’un peu profitable, il faut avoir, au moins, 100000 visiteurs uniques par mois et le business est maintenant très rarement « scalable ».  C’est avec l’arrivée des Airbnb et autres plateformes « End to end », que le fondateur de Blablacar, Frédéric Mazzella, suivi par le fond Isai, eurent la brillante idée de faire payer les utilisateurs « des deux côtés », conducteur et passager (jamais mieux dit), ce qui permit à notre pépite française, de lever plus de fonds pour continuer son expansion, réalisée à perte dans la première année du lancement de chaque nouveau pays.

Vous vous demanderez, peut-être, pourquoi nous partageons avec vous toutes ces informations sur nos concurrents et notre business modèle ; ne devrions-nous pas garder cette information pour nous ? Je crois qu’il y a plus d’avantages que d’inconvénients à partager : le fait de partager nous motive pour aller plus vite, d’ailleurs nous avons maintenant accéléré notre expansion internationale avec le lancement imminent d’AutoRéduc Suisse et Espagne (nous vous expliquerons, dans un prochain article, pourquoi nous avons choisi ces deux pays si différents l’un de l’autre et quels autres pays suivront cette année encore).

Je pense, en outre, que le fait de partager ces informations est une bonne chose pour l’écosystème startup européen qui est très conservateur. Je répète souvent que les idées n’ont aucune valeur en soi, la vrai challenge étant de les mettre en pratique. Et puis, le marché est juste gigantesque : je ne parle pas seulement du marché de la vente de voitures neuves ou d’occasion  mais de tout le « vertical » automobile : entretien, pièces, assurance, financement…

D’autre part, si ces startups américaines ont levé autant d’argent c’est parce que les investisseurs ont vu que l’automobile est le dernier « multi billion dollar business » à « disrupter » et que les barrières à l’entrée et, par conséquent, les défenses pour les premiers acteurs déjà présents, sont considérables.

Après Beepi, Carvana annonce à son tour une levée de 300 mi !

Pour comprendre d’où vient ce nouveau phénomène automobile digital, il faut remonter aux débuts de l’histoire du Net : une des premières startups de l’histoire fut Carsdirect. Fondée par Scott Painter, le fondateur de Truecar, Carsdirect avait pour objectif de devenir le premier concessionnaire en ligne. Sa promesse était, en 1996, très convaincante, ce qui lui permit de lever quelques 200 millions pour acheter des concessionnaires, le système américain ne permettant pas l’intermédiation dans la vente de voitures. Carsdirect fut le premier acteur à livrer des voitures neuves à domicile.

L’explosion de la bulle en 2001 empêcha Carsdirect de continuer à lever des fonds pour alimenter son acquisition de concessionnaires. Depuis, le site est passé par plusieurs propriétaires et est devenu, comme Edmunds, Autotrader ou Cars.com, un « simple » générateur de leads pour les concessionnaires qui paient pour être mis en avant. Cela dit, Carsdirect et ses concurrents valent tous plus d’un milliard de dollars actuellement.

En France, les sites équivalents à Carsdirect sont Neowebcar, acquis récemment par l’Argus et Promoneuve, appartenant au même groupe que La Centrale. Comme aux US, ces sites ne peuvent pas survivre tous seuls, car le coût d’acquisition des leads (prospects) est désormais trop élevé sur le net et ne permet pas de revendre ces « adresses email » avec de la marge, Google s’empressant d’entrer dans le business s’il en est autrement, comme avec l’assurance en ligne ou les leads auto aux US. C’est pourquoi ces sites finissent par être acquis à faible coûts par des sites de contenu ayant une énorme base de clients à monétiser.

Depuis l’échec de Carsdirect en 2001, l’on peut dire que personne n’a réussi, aux US du moins, à véritablement vendre des véhicules sur Internet, jusqu’à maintenant. Je ne peux pas ne pas faire une parenthèse pour vous parler d’AutoNation, le plus grand distributeur américain, qui a récemment annoncé vouloir vendre ses voitures entièrement en ligne dès cette année. AutoNation est une sorte de PGA américain (le N. 1 français de la distribution, appartenant à… Porsche).

C’est donc par le biais du véhicule d’occasion que les américains approchent maintenant la vente automobile en ligne, Beepi et Carvana ne proposant, en effet que des véhicules d’occasion, les US ne permettant pas la vente de voitures neuves par des intermédiaires comme les mandataires ou les courtiers.

Après Beepi, Carvana annonce à son tour une levée de 300 mi !

Internet est véritablement un monde passionnant car, pour réussir en tant que startup, il faut un concours de circonstances incroyable. C’est d’ailleurs pour cela que l’on appelle les startups qui valent plus d’un milliard des « Unicorn » (Licornes). L’un des facteurs déterminants pour la réussite d’une startup est de se lancer au bon moment. Si vous vous lancez trop tôt, vous devrez passer des années à « évangéliser » votre marché et si, par contre, vous vous lancez trop tard, vous devrez dépenser beaucoup d’argent pour créer une marque (au moins 1 million par an actuellement).

En cette période de pré-deuxième bulle internet, nous voyons se réaliser avec succès des tentatives qui avaient échoué lors de la première phase internet « pré-bulle ». Par exemple, les sites de livraison de nourriture à domicile (l’un des plus gros échecs de l’histoire du e-commerce avec Pets.com) ont le vent en poupe, accélérés par l’appétit « gargantualesque » des allemands de Rocket Internet, qui ont défini ce secteur comme prioritaire cette année, après le mobilier en 2014.

Je dois absolument écrire un article de blog sur Rocket Internet car, ce qui est en train de se produire en Europe grâce aux frères allemands est impressionnant. En effet, les frères Samwer se sont fait riches en copiant, à la lettre, toutes les startups qui avaient du succès aux US, celles-ci rachetant, quelques mois plus tard, le site copié pour accélérer leur déploiement international. L’exemple le plus connu est Groupon Europe.

Or, Rocket a eu tellement de succès en copiant, qu’ils sont devenus les meilleurs en « exécution » et déploiement rapide de startups, à tel point qu’ils ont levé littéralement des milliards de dollars, notamment du fonds de pensions norvégien, pour accélérer le déploiement de leurs « copycats ». Les frères parlent même, en privé, de « Blitzkrieg » pour montrer à quel point la rapidité d’exécution est stratégique…

Ce financement presque illimité a fait que les allemands préfèrent maintenant racheter d’autres « copycats » déjà déployés plutôt que de partir de zéro, ce qui fait qu’il n’est pas rare de voir, en 2015, Rocket Internet payer des tickets de 50 millions pour une startup si cela peut lui permettre de monopoliser le marché et garder l’équipe fondatrice.

Dans un autre article, je vous expliquerai comment Rocket est en train de « fermer le Net » et rendre de plus en plus coûteux le lancement d’une nouvelle entreprise sur Internet !

Après Beepi, Carvana annonce une autre levée de 300 mi !

José Senent est le fondateur du site Autoreduc.Com

José a travaillé chez AramisAuto et Elite-auto, puis a intégré l’accélérateur américain Founder Institute où il a créé AutoRéduc, devenant par la suite Mentor du cours « Sales and traction » du FI Paris.

AutoRéduc, « le concessionnaire à domicile », a été sélectionnée par le Wall Street Journal comme une des « Europe most promising startups » et a fait la une de la section Business dominicale du New York Times.

 

Les allemands ont de nouveaux concurrents sur le marché automobile de luxe.

La domination allemande dans l’univers automobile haut de gamme ou « Premium » est largement confirmée par les chiffres : avec 4,7 millions de véhicules vendus de par le monde, les constructeurs BMW, Porsche, Mercedes et Audi représentent à eux seuls 60% des voitures de luxe vendues sur la planète !

Les allemandes face à de nouvelles concurrentes sur le créneau automobile de luxe.

Tandis que des constructeurs de prestige, comme Ferrari et Lamborghini, visent la rareté et l’exclusivité en limitant leur production, les allemandes n’en finissent pas de se décliner en différents modèles et en élargissant leur gamme perpétuellement. C’est ainsi que, pendant que Ferrari se refuse à proposer des berlines ou des SUV, Porsche dévoile ses récentes nouveautés Macan et autre Panamera. Une stratégie qui s’est jusqu’ici avérée rentable, car Porsche, tout comme Audi, BMW et Mercedes, ont vu leurs ventes augmenter d’environ 20% l’an dernier en Chine, leur marché favori face à une Europe quelque peu essoufflée par la crise.

Nouveaux venus

Si la tendance ne s’inverse pas vraiment pour le moment, certains voient déjà pointer le succès des nouveaux arrivants, nouveaux sur le marché chinois mais avec une longue expérience pour quelques-uns. Nissan, avec sa marque Infiniti et Volvo, introduit grâce à son nouveau propriétaire chinois Geely, sont déjà en train de rafler des parts de marché importantes. Le constructeur de véhicules électriques Tesla n’est pas en reste, de même que la nouvelle gamme DS, de plus en plus autonome vis-à-vis de Peugeot-Citroën, accaparent 30% de la croissance du marché haut de gamme pour cette année.

Maserati aussi fait ses marques sur le marché chinois, en quadruplant ses ventes au premier semestre de cette année 2014. Jaguar Land Rover, détenu par l’indien Tata, voit aussi ses ventes progresser grâce au Range Rover Evoque, et lance la Jaguar XE en plus d’un nouveau SUV.

Les allemandes face à de nouvelles concurrentes sur le créneau automobile de luxe.

Conclusion

L’entente et la constitution d’alliances entre certains constructeurs comme pour PSA, ou encore le rachat tout simplement, comme Geely pour Volvo, a permis de faire ressurgir de nouvelles forces qui permettent aujourd’hui que les cartes du marché automobile soient constamment rejouées.

Les voitures de grande qualité ne sont plus produites qu’en Allemagne et l’innovation, fer de lance des nouvelles sorties, semble commencer à faire défaut aux allemandes. C’est ainsi que plusieurs années après les premiers hybrides japonais, puis français, entre autres, les allemandes annoncent tardivement leurs premiers modèles.

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Les voitures qui ont longtemps la cote chez leurs propriétaires

Que pensent les conducteurs trois années après avoir acheté une voiture neuve ? La satisfaction est-elle au rendez-vous ? Est-elle la même, qu’ils aient opté pour une Porsche ou une Toyota, par exemple ?

JD Power, analyste spécialisé dans les études de fiabilité des voitures, nous donne l’aperçu des problèmes auxquels les propriétaires de voitures ont été confrontés sur les trois premières années après l’achat.

Les critères de l’étude se répartissent comme suit : 27% pour l’attractivité du véhicule qui comprend la performance, le design, le confort et les fonctionnalités, 25% pour le coût d’entretien qui comprend la consommation de carburant, l’assurance et les frais de service ou réparation, 24% pour la qualité et la fiabilité du véhicule et, enfin, 23% pour la satisfaction du service.

Les voitures qui ont longtemps la cote chez leurs propriétaires

Selon JD Power, le pourcentage total des acheteurs de véhicules sur le marché allemand (et par extension européen, pour sa relative similarité en ce qui nous concerne) utilisant internet pour acheter leur véhicule a augmenté de 72% en 2014 et de 70% en 2013. Le choix d’offres de voitures sur Internet est si vaste en offres et en fournisseurs qu’il fera perdre, aux concessionnaires les moins compétitifs, l’essentiel de leur clientèle de proximité.

Les marques qui récoltent le plus de satisfaction sur une échelle de 1000 points sont :

- Porsche (835 pts)

- Toyota et Volvo (818 pts)

- Mercedes (811 pts)

- Skoda (805 pts)

- Mitsubishi (800 pts)

- Volkswagen (799 pts)

- Mazda (794 pts)

- BMW (793 pts)

- Kia (790 pts)

- Mini et Seat (789 pts)

- Audi (786 pts)

- Nissan (781 pts)

- Honda (779 pts)

- Peugeot (778 pts)

- Ford (777 pts)

- Suzuki (776 pts)

- Opel (774 pts)

- Smart (774 pts)

- Citroën (772 pts)

- Hyundai (769 pts)

- Renault (766 pts)

- Dacia (756 pts)

- Chevrolet (731 pts)

- Fiat (729 pts)

Porsche occupe la première place de ce classement avec ses 835 points réalisés grâce à l’accent que la marque porte sur ​​la qualité, la fiabilité et l’attrait de ces véhicules. Ce n’est pas pour rien que l’on dit que la Porsche est la seule « Supercar » pour tous les jours. Toyota et Volvo sont à ex-aequo avec 818 points chacun, suivis par Mercedes-Benz avec 811 points. Notons qu’il s’agit là d’une moyenne que les marques récoltent sur l’ensemble de leurs modèles évalués. Ainsi, pris à part, c’est la Toyota Avensis qui reçoit le meilleur score de 848 points et occupe la première place dans le segment des berlines de taille moyenne, suivie par la Skoda Superb, avec 840 points et la Mercedes Classe C avec 820 points.

Voici les autres résultats de l’étude de JD Power pour l’Allemagne, par catégorie :

Les voitures qui ont longtemps la cote chez leurs propriétaires

Mini-citadines :

- Volkswagen up! (825 pts)

- Toyota Aygo (801 pts)

- Smart Fortwo (774 pts)

Citadines polyvalentes :

- Toyota Yaris (823 pts)

- Citroën DS3 (814 pts)

- Kia Rio (813 pts)

Berlines compactes :

- Seat Leon (823 pts)

- Kia Cee’d (812 pts)

- Toyota Auris (811 pts)

Routières :

- Volvo V70/XC70 (833 pts)

- Mercedes Classe E (821 pts)

- Audi A6/RS6/S6/A6 allroad (810 pts)

Miniespaces :

- Opel Meriva (804 pts)

- Nissan Note (784 pts)

- Citroën C3 Picasso (776 pts)

Monospaces compacts :

- Mercedes Classe B (824 pts)

- Seat Altea/Freetrack/XL (817 pts)

- Volkswagen Touran (804 pts)

SUV compacts :

- Kia Sportage (836 pts)

- Mitsubishi ASX (828 pts)

- Ford Kuga (819 pts)

Grands SUV

- Volkswagen Touareg (842 pts)

- Porsche Cayenne (840 pts)

- BMW X6 (837 pts)

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