Volkswagen et Mercedes ne veulent plus de Google dans leurs voitures

Google est partout de nos jours : à la maison, dans nos bureaux et, depuis peu, dans nos voitures également. Certains constructeurs automobiles s’inquiètent de la répercussion de la présence du géant américain sur leur secteur et commencent à utiliser leur pouvoir médiatique pour protéger leur « turf ». C’est le cas en Allemagne, où les deux constructeurs VW et Mercedes-Benz ont prévenu qu’en laissant Google intégrer nos voitures, on lui donnera accès à une quantité énorme d’informations personnelles et que la vigilance doit être de mise.

Volkswagen et Mercedes ne veulent plus de Google dans leurs voitures ?

Il est vrai que la crainte peut être justifiée, lorsqu’on sait, par exemple, que Google est l’un des premiers investisseurs de la startup Uber. La perspective peut même être effrayante si l’on en croit Elon Musk, le fondateur de Tesla et Space X, pour qui la rapidité d’apprentissage exponentielle de l’intelligence artificielle pourrait rendre celle-ci incontrôlable avant 5 ans ! Une alerte qu’il ne faut pas prendre à la légère, car Elon était un « business angel » (premier investisseur) dans une startup à la pointe de ce secteur, rachetée depuis par… Google.  Elon dit que l’intelligence artificielle est un secteur sur lequel de grands groupes technologiques travaillent secrètement et que le public serait sidéré s’il connaissait l’état d’avancement de l’ IA. A titre d’exemple, sachez que Google vient d’annoncer une technologie capable de reconnaître et décrire avec précision tous les éléments d’une image. Stephen Hawking affirme carrément : «le développement de l’intelligence artificielle complète pourrait signifier la fin de l’humanité».

Mais revenons à l’automobile : le problème, selon les constructeurs, vient de la façon dont Google utilisera les données personnelles. Le site Automobile News Europe, citant le PDG de Mercedes-Benz Daimler explique : « Google essaie d’accompagner les personnes tout au long de leur journée, pour générer des données et ensuite utiliser ces données pour réaliser un profit économique. C’est  là où un conflit avec Google semble annoncé. C‘est là que nous avons besoin de négocier ». Le PDG de VAG, de son côté, lançait récemment un appel, lors du dernier Cebit, à « une union sacrée des constructeurs automobiles » pour protéger la privacité des consommateurs face à Big Brother et les Etats « Nannys ». Le terme « union sacrée » nous rappelle justement la « Open Automotive Alliance« , qui regroupe quelques 25 constructeurs autour de Google et contre laquelle les 2 constructeurs allemands semblent se retourner maintenant.

Daimler et VAG, plutôt que d’avoir l’ennemi Google dans leurs voitures, aimeraient évidemment pouvoir utiliser leurs propres systèmes pour rester connecté en déplacement. Curieusement, VW a été, au départ, très positif au sujet de la présence de Google dans ses véhicules et en particulier avec les systèmes de navigation d’Audi, mais la crainte de subir le même sort que les fabricants de téléphones portables se fait ressentir de plus en plus chez les constructeurs automobiles.

Ce n’est, en réalité, pas avec les systèmes eux-mêmes que les constructeurs automobiles ont un problème mais avec leur potentiel de collecte des données. Certains constructeurs, d’ailleurs, commencent seulement maintenant à en saisir l’importance. En effet, les constructeurs français, par exemple, arrêtent de collecter les données lorsque l’abonnement payant de l’automobiliste prend fin, alors que, pendant ce temps, Google annonce le lancement de son API pour Android Auto.

Volkswagen et Mercedes ne veulent plus de Google dans leurs voitures ?

Il y a aussi et surtout, dirions-nous, la crainte de voir Android Auto de Google et CarPlay d’Apple devenir des concurrents des fabricants plutôt que des partenaires leur apportant une amélioration technologique. De plus en plus de spécialistes voient les constructeurs automobiles comme des futurs fournisseurs de hardware, laissant aux géants technologiques la génération de valeur. D’ailleurs, ces derniers pourraient déjà recourir aux équipementiers pour produire leur propre Auto, comme c’est la cas pour la fameuse Google Car, qui a été entièrement conçue et réalisée par une startup rachetée par Google.

De toute évidence, la quantité d’informations qui peut-être collectée est si vaste qu’elle offre beaucoup de possibilités d’abus, mais nous ne voyons pas comment las constructeurs pourraient freiner les géants américains. Ils semblent ignorer que la collecte de données peut se réaliser de multiples façons, comme par votre smartphone, ou même votre OBD (on board diagnostic).

Plutôt que de se focaliser uniquement sur Google, nous devons tous faire plus attention à ce que nous sommes en train de communiquer lorsque nous nous connectons, ou alors ne rien avoir à cacher à Big Brother, ce qui est, certainement, la solution la plus simple pour la plupart d’entre nous. C’est à nos élus de mettre en place et de faire appliquer les meilleures mesures de protection des données et de la vie privée. Des mesures qui doivent aller au-delà du petit site e-commerce et êtres étudiées pour contrer la menace que représentent les fameux GAFA (Google, Facebook, Amazon et Apple).

De manière générale, sachez, cher lecteur, que pour tout ce qui concerne la navigation sur le Net (et bientôt sur la route ;) ) le principe de précaution à suivre est celui que nous répétons toujours chez AutoRéduc, « si c’est gratuit c’est que c’est vous le produit » !

Par @jlsenent, CEO de AutoRéduc.com

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Les détaillants seraient impatients de pouvoir envoyer des messages d’offres personnalisées à leurs visiteurs dans leur boutique. Cette nouveauté dans le Ecommerce pourrait paraître intrusive si des études n’avaient pas démontré le contraire.

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Il s’avère que cette identification en magasin peut être bien moins compliquée et intrusive à appliquer et serait même plutôt bien reçue par les consommateurs !

Ainsi, selon eDigitalResearch, ce ne serait pas moins de la moitié des utilisateurs de smartphones qui seraient disposés à permettre cet accès à leurs données personnelles dans un but commercial qui pourrait, selon certains spécialistes, favorablement influencer leurs achats.

Cette messagerie en magasin est rendue possible par iBeacon d’Apple une micro localisation sous Bluetooth rendue possible grâce à un émetteur Bluetooth auquel on ajoute une couche logicielle spécifique. Avec cette technologie, il suffira au client avec smartphone de passer près de la balise émettrice dans la boutique, souvent un simple iPhone ou iPad, pour recevoir un message sur un produit à proximité ou une offre de coupon ou remise.

Les Coupons accordant des remises, réductions ou « deals » en anglais, semblent en effet rencontrer beaucoup de succès auprès des consommateurs, selon plusieurs études. Chez www.autoreduc.com nous en savons quelque chose, puisque nous sommes le premier distributeur automobile en ligne à pratiquer des ventes flash de voitures avec des coupons de réduction.

Cette nouvelle façon de faire ses courses semble donc et malgré les apparences, malgré tout répondre à un besoin de la part de certains clients sondés. Pour d’autres consommateurs, ce sera une raison de plus pour faire du shopping, peut-être d’une façon plus intelligente ?

Nul doute que si nous ouvrons un centre pour vendre nos voitures, nos clients seraient reçus par ce conseiller virtuel :)

Le Business, en tout cas, gagne chaque jour plus de terrain sur nos vies privées et Facebook n’est plus seul sur le banc des accusés.

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