50% de fraudes sur la vente de voitures d’occasion

Acheter une voiture d'occasionLe site franceinfo.fr fait part d’un constat accablant sur diverses fraudes concernant la vente de voitures d’occasion suite à une récente enquête de la DGCCRF.

Fausses premières mains, triche au kilométrage et absence de documents ou mal remplis, l’enquête se penche sur les principales infractions constatées sur pas moins de la moitié des véhicules contrôlés auprès de professionnels !

Un bilan alarmant, surtout si on le compare au succès du programme Car-Pass de nos voisins belges, qui, en 10 ans, a permis d’éliminer presque totalement la fraude au compteur.

La DGCCRF appelle donc à la plus grande vigilance et recommande d’éviter tout achat impulsif, même chez les professionnels.

Si vous souhaitez éviter ce genre de problèmes, les sites sécurisés de vente de voitures d’occasion sont une alternative à prendre en compte.

 

 

Les vendeurs de voitures d’occasion confrontés aux compteurs trafiqués

La fraude au kilométrage d’agents peu scrupuleux est de nouveau d’actualité et toucherait pas moins de 8 à 10% des véhicules d’occasion revendus en Europe. Surtout répandu dans les années 90, ce délit refait surface de façon inquiétante grâce à l’information internet qui rend désormais possible, à n’importe qui et avec peu de moyens, de « rajeunir » de manière trompeuse sa voiture.

voiture occasion

Alors qu’à l’époque, les malfaiteurs étaient principalement des revendeurs de véhicules d’occasion, aujourd’hui, ce sont les revendeurs mêmes qui semblent être victimes de ce fléau et sonnent l’alarme auprès des autorités. Le risque de poursuites judiciaires et de ternir leur réputation place le revendeur dans une situation telle que s’il ne s’aperçoit de rien et vend le véhicule trafiqué et que l’acquéreur constate l’anomalie, il encourt une peine de 2 ans d’emprisonnement et de plusieurs milliers d’euros d’amende.

70% des concessionnaires se disent d’ailleurs et à juste-titre préoccupés par ce phénomène et c’est 40% qui reconnaissent en avoir déjà fait l’expérience après-vente.

Pour avoir une idée de l’ampleur que prend cette triche au compteur, un distributeur anglais indépendant à récemment été inculpé pour avoir manipulé les compteurs des véhicules qu’il revendait pour un total record de plusieurs millions de kilomètres effacés. Selon un contrôle HPI, c’est 1 véhicule sur 20 contrôlés qui a montré un kilométrage discordant.

Mis à part la tromperie qui terni le marché de l’occasion et n’est pas sans graves désagréments pour le conducteur acheteur, ce dernier déboursera au final 2 à 3000€ de plus sur la valeur réelle du véhicule et sera confronté à des frais inattendus. Frais liés notamment aux remplacements de pièces bien avant l’heure prévue, ou pire, à devoir remplacer le moteur suite à une courroie de distribution qui casse parce que son échéance de remplacement kilométrique est dépassée tandis que le compteur disait le contraire. Pour conclure sur cet enchaînement de malheurs qui s’abattra sur l’acheteur de bonne foi, des risques de poursuites lors de la vente de ce véhicule ne sont pas impossibles.

Se protéger contre le risque

Cela est possible en contrôlant l’historique de la voiture. Chaque passage au garage devrait être facturé, daté et le kilométrage devrait être mentionné, c’est l’une des manières les plus simples et crédibles pour établir une cohérence entre le kilométrage du véhicule et son historique. Sans cet historique, la prudence doit prévaloir ! Toutefois, des fraudes minimes ou plus importantes sont possibles d’autant plus que les dates d’entretiens sont espacées. Se méfier aussi des factures et du carnet d’entretien falsifiés, une écriture trop uniforme avec le même tampon à chaque fois peut aussi être le signe d’un faux. Pour certaines marques, modifier le kilométrage n’est pas suffisant, car il y’a un rendu qui se trouve aussi sur la clé ou sur le boîtier de gestion moteur, ce qui permet de déceler la fraude à coup sûr. Vous pouvez également, sur demande auprès du contrôle technique, obtenir les kilométrages relevés lors des contrôles techniques précédents. Sur présentation des documents de propriété du véhicule, cette demande d’information est faisable depuis le site web :www.utac-otc.com