Google, Uber et l’automobile

Par José Senent, fondateur de Autoreduc.com

Google, Uber et l'automobile

Uber vient d’annoncer une nouvelle levée de fonds de 1.2 milliards, ce qui la valorise à 17 milliards de dollars ! Il va falloir inventer un nouveau terme pour désigner ces startups  : les ‘Uber-Billion dollar companies’ !

Nous ne pouvons que ressentir beaucoup de fierté et d’admiration pour Uber. AutoRéduc est en effet depuis quelques mois le partenaire officiel d’Uber pour la vente de véhicules neufs à son réseau de chauffeurs VTC.

Google, Uber et l'automobile

Uber qui, rappelons-le, a été créée par Travis Kalanick lors de son passage en France au Congrès de ‘start-ups’ LeWeb de Loic Le Meur. Travis fut tellement choqué par les difficultés pour trouver un taxi lors de ses déplacements à LeWeb, dans la périphérie de Paris, qu’il en fit sa priorité absolue de lancer Uber en France.

Ces nouvelles startups comme Uber, Airbnb et AutoRéduc, plus modestement, suivent un nouveau courant de business-modèle moins axé sur la technologie, mais priorisant par-dessus tout la recherche d’une vraie solution à un vrai problème. C’est le fameux dilemme du médicament ou de la simple vitamine : voulez-vous, en tant qu’entrepreneur, apporter un vrai remède à un vrai problème ou juste une nouvelle vitamine ?

Lecture recommandée : ‘The Four Steps to the Epyphany

AutoRéduc partage avec ces startups cette vision de vouloir révolutionner des processus devenus absurdes avec l’arrivée du e-Commerce. Dans notre cas, c’est le fait de devoir, encore de nos jours, marchander le prix d’une voiture avec un vendeur, alors que l’on trouve aisément toutes les informations sur le Net, y compris des études de meilleur prix du marché, de la meilleure remise, de la remise médiane…

 

Chaque offre d'AutoRéduc est accompagnée d'une étude du vrai prix du marché du véhicule neuf avec remise maximale et médiane


Chaque offre d’AutoRéduc est accompagnée d’une étude du vrai prix du marché du véhicule neuf avec remise maximale et médiane

Nous suivons Uber depuis leurs débuts et leur histoire est passionnante. Comme celle de la majorité des start-ups, elle parsemée de difficultés, d’échecs et de « pivots ». Nous savons quel est leur objectif, ou plutôt celui de Google, qui en 2013 a investit dans Uber 220 millions de dollars (le plus grand investissement de Google Ventures). Google veut tout simplement faire d’Uber sa branche de transport sans conducteur. Et nous disons bien transport, car la vision va bien au-delà des taxis !

Lecture recommandée : ‘Business Model Generation’

Uber va continuer à « déblayer » et préparer le terrain légal avec ses nombreux procès, ses avocats, ses lobbies et ses « amis », pendant que Google continuera tranquilement à développer sa voiture autonome, en passant même récemment du « software » au « hardware ».

Google, Uber et l'automobile

Les constructeurs n’ont rien vu venir. Ils continueront de se concentrer sur leur projets de car-sharing, s’enfonçant dans l’industrie de la location, ne comprenant pas que l’on ne peut plus faire les choses à moitié en mode troupeau, mais qu’il faut oser innover en solitaire, comme une start-up.

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Renault annonçait hier sa voiture autonome pour 2020. Est-ce une annonce sérieuse ? Les constructeurs semblent maintenant s’empresser de réagir, beaucoup trop tard, menacés par ‘Uber-Google’, devenue tellement puissante qu’elle a Joaquin Almunia comme RP à la Commission Européenne et Nelly Kroes comme fan officielle.

Les constructeurs ont certainement été pris de court par la rapidité avec laquelle la Commission a approuvé les voitures sans conducteur en Europe, presque en même temps qu’en Californie.

Google, Uber et l'automobile

Leur seule chance de survie maintenant est simple et pressante : développer un système plus fiable que Google qui ne dépende pas de Google Maps mais d’une navigation réelle. La récente sortie en bourse de Mobileye montre la direction à suivre.

Quoi qu’il en soit, la plupart des constructeurs sont, à notre avis, condamnés et feraient mieux de se réorienter dans la robotique, comme Honda. Il fallait réagir et innover plus tôt, Messieurs, au lieu de s’aferrer au statu quo…

Et ils semblent toujours ne pas comprendre ce qui leur attend : Carlos Ghosn croit sincèrement que Google se contentera de faire des alliances avec les vieux constructeurs pour pouvoir introduire Android dans leurs ‘voitures-hardware’. Et je vous pose la question, cher lecteur, si vous étiez Android, feriez-vous une alliance avec HP alors que tout le monde demande des smartphones ?

Le seul des 3 grands qui, à mon avis, n’osera pas lancer sa propre voiture est Microsoft, trop corporate et tout simplement trop nul pour oser prendre une telle décision, exemple parfait du ‘Innovator’s dilemma‘.

Connaissez-vous la fameuse fausse réplique de GM au commentaire de Bill Gates ‘Si l’industrie automobile avait évolué comme l’informatique nous aurions aujourd’hui des voitures volantes‘ ? :)

Cette notion, fondamentale, de ‘Innovator’s Dilemma’, Renault et PSA l’ont sciemment ignorée au grand profit des marques allemandes et coréennes, se justifiant maintenant en disant que leurs voitures étaient destinées aux classes moyennes des 30 glorieuses. Comme si cette classe moyenne n’avait pas évolué depuis ces 20 dernières années…

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Leur arrogance est allée jusqu’à faire tout le contraire, en engendrant Dacia et nous faisant croire que c’est un brillant nouveau concept de marketing, le ‘low-cost’, alors qu’ils ont tout simplement hypothéqué la marque Renault pour longtemps. Pour info, le ‘low-cost’ est un phénomène tout ce qu’il y a de plus cyclique, une pure réaction d’élasticité de la demande à une évolution macroéconomique qui s’applique partout, sauf, devinez où : dans le premium.

La Model S est la deuxième voiture de Tesla, après la sportive Roadster, une copie électrique de la Lotus.


La Model S est la deuxième voiture de Tesla, après la sportive Roadster, une copie électrique de la Lotus.

Peut-être que, si Tesla n’avait pas autant de succès en bourse, Google aurait été moins insolante, mais, avec une valorisation, pour Tesla semblable à Fiat et pour Uber à la hauteur de  PSA, la finance montre clairement quel genre de sociétés elle préfère.

Carlos Ghosn se demandait dernièrement pourquoi Google voudrait entrer dans une industrie beaucoup moins rentable que le numérique. Monsieur Ghosn, tout simplement parce que l’auto ne sera que le véhicule pour consommer, comme l’est votre ordinateur pour Internet ! Google va appliquer le Net à la vie réelle !

Exemple de ce que pourrait être la iCar. Steve Jobs aurait laissé des instructions pour sa réalisation


Exemple de ce que pourrait être la iCar. Steve Jobs aurait laissé des instructions pour sa réalisation

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