Les SMS, potentiellement plus dangereux que les émotions au volant

sms au volant

Nature Scientific Reports publie une étude universitaire américaine sur le danger des sms comparé à la distraction et à l’influence des émotions sur la conduite.

La recherche, menée par Ioannis Pavlidis et Robert Wunderlich, a étudié l’importance respective de ces trois facteurs sur le comportement de 59 volontaires face à un simulateur de pilotage haute-fidélité Ford. Les chercheurs ont pu aisément provoquer le facteur de distraction, en posant des questions difficiles prêtant à réflexion lors de leur séance face au simulateur. Pour susciter leurs émotions, il a fallu personnaliser les questions en faisant appel au passé de chacun des cobayes et, enfin, le dernier facteur a pu être évalué en leur imposant l’envoi de textos.

De ces trois cas de figure, il a été constaté que les sms ont été la cause principale de conduites dangereuses voire anormales. La nervosité, pourtant présente dans les trois cas, n’a provoqué d’écarts importants de voie que lors de l’envoi ou l’écriture des sms.

L’explication fournie par Pavlidis pour cette différence, est que la fonction exercée par une partie du cerveau, appelée le cortex cingulaire antérieur, ou CCA, qui est connu pour intervenir automatiquement comme correcteur d’erreurs quand il y a conflit, ne peut effectuer sa mission. En effet, le CCA a besoin du soutien de l’œil et de la main qui constituent la boucle de coordination du conducteur. Si cette boucle n’est pas assurée à cause de l’occupation de la main, par l’écriture d’sms ou autre, le CCA échoue et la correction n’a pas lieu, ce qui entraîne un écart de voie important et un accident possible.

L’intérêt de cette expérience est d’avoir mis l’accent sur les systèmes naturels, très sophistiqués, du cerveau humain en corrélation avec les autres membres du corps, ainsi que l’importance de ne pas faire autre chose avec ses mains et ses pieds en conduisant, au risque de voir cette aptitude naturelle de rattrapage diminuer, voire être hors service.

Les voitures d’occasion chez les concessionnaires

Le prix demandé pour une voiture d’occasion par les concessionnaires est généralement de 15 à 20% plus cher que celui que vous pouvez trouver chez un particulier pour le même véhicule. Il y’a, dans ce surplus chez le concessionnaire, une partie qui représente une vraie valeur ajoutée et qui justifie une augmentation, mais il y’a aussi une partie tout à fait superflue car elle n’apporte aucune plus-value pour l’acheteur.

voiture d'occasion concessionnaires

Les avantages du concessionnaire qui apportent une valeur aux acheteurs :

I. Reconditionnement

Coût moyen pour le concessionnaire : 250 € – 1700 €

Marge bénéficiaire : 600 € – 1000 €

Les voitures des concessionnaires, même d’occasion, se doivent d’être  belles et en bonne état, voilà pourquoi des frais de reconditionnement interviennent. Ils sont principalement liés au lavage des voitures, au rembourrage des petits creux et des bosses sur la carrosserie, et à un passage obligé chez le mécanicien pour une inspection. Et, seules les voitures qui passent cet inspection ou dont les problèmes sont réparés, se retrouveront « sur les lignes de front » du concessionnaire pour la vente. Les autres seront généralement proposées aux enchères ou directement vendues aux grossistes.

II. Garantie Fabricant

Coût moyen pour le concessionnaire : 500 € + 500 € (coût de remise en état)

Marge bénéficiaire : 1000 € – 1200 €

Cette garantie est similaire à un reconditionnement, mais avec des inspections plus approfondies et réalisées par le fabricant même. Pour qu’une voiture puisse bénéficier de cette Garantie Fabricant, elle doit être récente et avoir un kilométrage limité. En passant cette inspection (ou en subissant les réparations pour atteindre son standard), le revendeur peut payer pour obtenir la certification du fabricant. Certification qui offre une Garantie Fabricant très prisée par les acheteurs.

Les dépenses du concessionnaire sans valeur ajoutée pour le véhicule :

I. Stock du concessionnaire

Coût moyen pour le concessionnaire : 3.5 millions €

Marge bénéficiaire : 600 € – 1000 € par véhicule

Les voitures que vous apercevez chez le concessionnaire ne sont pas arrivées là gratuitement, elles ont toutes été achetées par le concessionnaire. Ce stock coûte énormément d’argent. Il représente aussi un risque que les concessionnaires doivent nécessairement répercuter sur le prix de chaque voiture. Une mauvaise vente est ainsi compensée par les augmentations appliquées sur les autres véhicules.

II. Coût du capital investi par le concessionnaire

Coût moyen pour le concessionnaire : 12 millions € sur le long terme

Marge bénéficiaire : 1000 € à plus de 1500 €

Quand vous achèterez votre prochaine voiture d’occasion chez le concessionnaire, sachez que le prix que vous paierez inclura en partie le café qui vous sera offert, que vous l’ayez bu ou non. Ce prix inclura aussi tout ce qui suit : un showroom monstre avec des lumières et une climatisation fonctionnant 24h/24 et 7j/7, des impôts fonciers, l’entretien des bâtiments, et tous les autres artifices. La concession automobile  est coûteuse à exploiter et, c’est grâce aux acheteurs que ces 12 millions € de dépenses d’investissement devront tôt ou tard être récupérés.

III. Employés du concessionnaire

Salaire du vendeur en salle : 50 000 € par an

Salaire du directeur financier : 90 000 € par an

Salaire du directeur des ventes : plus de 100 000 € par an

Marge bénéficiaire : 700 € à plus de 1000 €

Les vendeurs, directeurs des ventes, directeurs financiers ainsi que toutes les personnes qui travaillent dans la concession doivent être payés. S’ajoutent encore souvent à ces coûts induits, ceux des commissions, pratique largement répandue chez les concessionnaires.

IV. Bénéfice du concessionnaire

Marge bénéficiaire : 700 € à plus de 1000 €

Les concessionnaires sont avant tout des entreprises commerciales. Toute entreprise de ce type doit pouvoir générer des profits, et donc dégager davantage d’argent que nécessaire à ses propres coûts de fonctionnement. Le concessionnaire représente, en plus, un modèle économique particulier, car ces marges ne sont pas constantes sur chaque voiture, ce qui signifie qu’il peut essayer de maximiser son profit avec chaque acheteur qui passe le seuil de sa porte, ceux-ci étant de moins en moins nombreux. Potentiellement, cette variable peut atteindre jusqu’à 7000€ et ne peut donc pas être prise à la légère.

Les intérêts pour l’acheteur d’acheter directement auprès du propriétaire paraissent, dès lors, évidents. Cela étant, certains trouveront toujours d’autres raisons à, tout de même, privilégier l’achat chez les concessionnaires ou les sites tiers de confiance.

50% de fraudes sur la vente de voitures d’occasion

Acheter une voiture d'occasionLe site franceinfo.fr fait part d’un constat accablant sur diverses fraudes concernant la vente de voitures d’occasion suite à une récente enquête de la DGCCRF.

Fausses premières mains, triche au kilométrage et absence de documents ou mal remplis, l’enquête se penche sur les principales infractions constatées sur pas moins de la moitié des véhicules contrôlés auprès de professionnels !

Un bilan alarmant, surtout si on le compare au succès du programme Car-Pass de nos voisins belges, qui, en 10 ans, a permis d’éliminer presque totalement la fraude au compteur.

La DGCCRF appelle donc à la plus grande vigilance et recommande d’éviter tout achat impulsif, même chez les professionnels.

Si vous souhaitez éviter ce genre de problèmes, les sites sécurisés de vente de voitures d’occasion sont une alternative à prendre en compte.

 

 

Les nouvelles technologies, en tête des éléments qui minent la confiance des conducteurs

La confiance des acheteurs de voitures est au plus bas et ce n’est pas le temps de recharge des véhicules électriques ni les designs automobiles actuels qui sont mis en cause, mais bien les dysfonctionnements sur les nouvelles technologies intégrées à bord. Les incompatibilités entre le smartphone du chauffeur et le système numérique embarqué, différents selon le constructeur, occupent la première place des déceptions, viennent ensuite les mauvaises interprétations des commandes vocales, une reconnaissance vocale qui cale, des problèmes d’appariement Bluetooth, etc.

Nouvelles technologies automobileLe nombre de problèmes avec les nouvelles fonctionnalités du tableau de bord sont tels qu’ils occupent désormais le sommet de la liste des plaintes des consommateurs, atteignant 20% des nouvelles complaintes des acheteurs concernant l’utilisation de leur véhicule, selon l’étude de fiabilité des véhicules J. D. Puissance 2016.

A cette allure, l’avenir tant annoncé du véhicule autonome semble être plus lointain qu’il n’y apparaît. L’industrie se donnait l’horizon 2020 pour généraliser cet objectif, or pour y arriver, il faudra d’abord s’assurer de la confiance totale des conducteurs ou plutôt des futurs passagers !

Mercedes-Benz F015 - Luxury in Motion