Attendre trop longtemps sa voiture chez le concessionnaire n’est jamais apprécié.

A partir d’une heure et demie d’attente dans la salle d’exposition du concessionnaire, un client est susceptible de tout simplement renoncer à acheter une voiture.

Dans l’ordre des choses les moins confortables dans le processus de préachat ou sélection d’un véhicule, nous trouvons, en premier lieu, la période de temps jugée trop longue pour conclure l’affaire. Pour plus d’un tiers des acheteurs, vient ensuite, le moment de négociation, toujours tant redouté pour beaucoup. Pour un autre tiers, c’est obtenir le plus grand pack d’avantages qui sera le plus difficile. Enfin, pour les deux dernières raisons, on trouvera l’appréhension vis-à-vis des professionnels de la vente et l’incompréhension des diverses options de financement qui s’offrent au client.

Attendre trop longtemps sa voiture chez le concessionnaire n’est jamais apprécié.

Pour l’ensemble de ces éléments, l’inefficacité de certains vendeurs en est une des principales causes.

En calculant le temps nécessaire à la conclusion de l’achat, une récente étude aux US a constaté que l’étape de remplissage des multiples formulaires de vente y était pour plus de la moitié, suivi du processus d’évaluation du véhicule qui, avec une durée de 43 minutes, représente près de la moitié de la durée totale du cycle de 90 minutes. Le temps pris pour la négociation a, lui, duré en moyenne 21 minutes et un maximum de 41 minutes, ce qui en fait, potentiellement, la variable la plus importante dans le processus de vente de véhicules.

Une nouvelle façon d’acheter ou de vendre sa voiture

Grâce aux évolutions d’Internet, un nouveau type de service, plus confortable, s’offre de vous vendre votre voiture et de vous en proposer une nouvelle. Cela, sans les tracas habituels et les désagréables pressions des vendeurs, et tout en vous évitant les canaux standards, où vous vous débrouillez vous-même pour la vente de votre ancien véhicule.

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L’ancienne méthode d’achat : aller chez un concessionnaire

Auparavant, quand on se décidait à acheter une voiture, on se rendait immanquablement chez le concessionnaire de sa localité. Dans un lieu chic et richement vitré, y étaient présentés des véhicules en nombre limité mais bien là en face de vous et dont les vendeurs faisaient la promotion. Certains excès de leurs parts consistaient à vous vendre la voiture avec des packages supplémentaires, ce qui signifiait que vous alliez repartir en payant pour des choses que vous vouliez effectivement avec d’autres, dont vous n’aviez que faire ! Aussi, et pas des moindres : certains vendeurs feignaient de développer des affinités avec vous, quand vous êtes plutôt venu avec l’esprit de trouver votre nouvelle monture et non de vous faire des faux amis de plus.

Il fallait alors constamment rester sur ses gardes devant les invitations et les risques que l’on vous convainque de ce qui vous fera dépenser plus que vous ne devriez. Confronté au faux argument du maintenant ou jamais, il fallait résister aux pressions des vendeurs qui voulaient conclure leurs affaires à tout prix alors qu’en réalité, vous pourriez probablement revenir une semaine plus tard et recevoir la même offre.

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L’ancienne méthode : achat et vente par annonces

L’autre manière, qui bien qu’ancienne, reste très utilisée de nos jours en ligne, est d’acheter ou de vendre par annonces entre particuliers sans intermédiaires, ce qui a l’avantage de réduire les coûts finaux mais n’est pas dépourvue de mauvaises surprises :

Aucune garantie, et s’il y en a, trop difficile à faire valoir au cas où quelque chose devait mal tourner sur le véhicule. Vous devez donc impérativement pouvoir tout constater sur place, ce qui représente une contrainte pas à la portée de tous.

Pour vendre sa voiture, vous aurez sans doute expérimenté plusieurs appels téléphoniques ennuyeux ou des messages du style : « Je vous propose ma Renault en échange avec une mobylette en plus ! » Il arrive aussi que vous deviez attendre une partie de la journée sans que personne ne se présente au rendez-vous fixé. Et dans plusieurs cas, des revendeurs qui se prétendent particuliers sans que vous ne puissiez les démasquer, trompent votre confiance.

La nouveauté dans ce marché

De nouvelles plateformes sécurisées apparaissent, aux US surtout, avec Beepi et Shift, mais aussi en Europe avec AutoRéduc.

Voici certains de leurs avantages :

Vous pouvez rechercher en ligne aussi longtemps que vous le souhaitez, une voiture neuve ou d’occasion, sans pression et avec votre tête bien froide pour décortiquer tous les détails des offres.

Vous pouvez baisser la garde concernant d’éventuels arnaques sur les occasions puisque des experts ont réalisé les inspections nécessaires pour les éviter.

Les garanties retours sont bien là, l’achat se fait donc sans surprises et rien n’est imposé !

En tant que vendeur, le contact avec les acheteurs vous est épargné ainsi que les ennuis et les pertes de temps qui s’en suivent.

Les artifices coûteux des concessionnaires sont absents, ou rationalisés pour la simplicité et l’efficacité à prix réduits.

Vous repartez serein avec la voiture que vous vouliez au prix que vous avez convenu.

Aux US, les Taxis collectifs ont disparu il y a déjà près d’un siècle.

Après un essor fulgurant, les Jitney, comme on les appelait aux U.S, dont la première expérience remontant à 1914 se déroula à Los Angeles avec un Ford Model T, ont fini noyés après leur succès. A force de régulation et d’encadrement par les autorités, qui rognaient leur rentabilité toujours un peu plus, ils ont fini par complètement disparaître vers le début des années 1920. Aujourd’hui, face aux succès des nouvelles applis de mise en relation des chauffeurs avec des voyageurs et, devant la levée de boucliers que provoque un géant comme UBER un peu partout où il se manifeste, on ne peut que se remémorer le funeste destin des Jitney.

Ici un exemplaire de la Ford Model T

Ici un exemplaire de la Ford Model T

Avant l’heure des smartphones et même du mobile, ces taxis-collectifs trouvaient leurs passagers à partir de stations de départ et tout le long d’un itinéraire fixe, comme pour un bus aujourd’hui, mais avec plus de flexibilité car le conducteur pouvait faire certains petits détours pour atteindre des endroits spécifiques.

Le terme Jitney était principalement utilisé en Amérique du Nord et désignait à l’origine les 5 cents de monnaie qu’il suffisait de donner au chauffeur pour un trajet, de nos jours ce taxi-collectif est encore très présent dans plusieurs pays du monde et avec autant de variantes et de noms différents selon les endroits.

L'indestructible Mercedes 240D toujours en service ici à Nador en tant que taxi-collectif dénommé Grand Taxi.

L’indestructible Mercedes 240D toujours en service au Maroc en tant que taxi-collectif dénommé Grand Taxi.

 

L’avantage du taxi-collectif se joue évidemment sur l’économie d’espace qu’il réalise en remplissant ces places disponibles, divisant ainsi les frais par 5 ou 6 environ pour le nombre de places et le trajet retour que ces taxis rentabilisent avec des passagers pour la direction inverse. De nos jours, le prix d’un taxi collectif sur un trajet donné avoisinerait davantage le prix d’un ticket de bus ou d’une place en covoiturage.

Décriées dans plusieurs pays, les nouvelles applications font face aujourd’hui encore, comme il y a 100 ans, à l’accusation de contourner les règlements de sécurité et de travailler sans les licences établies pour la profession très réglementée de transporteur de civils.

D’autant qu’en face d’elles se tiennent de puissants intérêts commerciaux qui se sentent, forcément et à raison, menacés par le nouveau modèle proposé qui parait innovant et plus performant grâce à la géolocalisation et l’internet. Les municipalités et autres pouvoirs locaux, qui comptaient sur les recettes fiscales des entreprises de transport de personnes semblent, elles aussi, très gênés par ces nouveaux arrivants qui n’ont même plus besoin d’établir des centrales ou autres garages physiques sur lesquels il est plus facile d’établir un contrôle.

Les Villes ou les Etats réagissent donc avec une vague de réglementation identique à celle qui avait auparavant balayé les jitney : limitation des horaires de service, impossibilité de dévier de leur itinéraire pour amener les gens directement à leurs destinations, interdiction pure et simple le long des principaux corridors urbains ou le long des routes desservies par des tramways et, surtout, obligation de se doter de licences coûteuses et de se plier à une lourde fiscalité.

Il est encore trop tôt pour dire si des applications comme Blablacar, Uber et Lyft connaîtront le même sort que les Jitney mais, comme nous l’apprenons maintes et maintes fois, l’histoire peut se répéter. Notons finalement que, malgré tout, et en plus de ces nouveaux acteurs, de nouveaux Jitney refont leur apparition en Amérique, reprenant le terme et la pure forme du concept initial et, ce sont encore souvent des Ford !

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