GM va lancer un site de vente en ligne de voitures

GM va poursuivre le développement de son site de vente en ligne.

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Après avoir testé aux US la vente en ligne de voitures au moyen d’une application qui a permis la vente de 900 véhicules, le constructeur américain General Motors semble vouloir adopter définitivement la voie digitale avec le lancement de son nouveau site http://shopclickdrive.com/ où l’internaute pourra réaliser son achat en ligne, avec reprise et financement. Le site, développé en « flat design » et « responsive », possède de bons éléments à la sauce Amazon, mais montre aussi des faiblesses impardonnables pour un constructeur.

Ce n’est pas la première fois que GM tente le saut digital : le constructeur avait été précurseur sur Ebay avec les enchères de voitures mais avait abandonné cette approche suite aux très nombreuses annulations des clients. Plus récemment, GM avait ouvert un circuit de test pour que ses clients puissent essayer les voitures et les commander ensuite online.

En Europe, après les différents essais de vente en ligne effectués par Dacia en Italie et Hollande, c’est BMW qui surprend tout le monde avec la commercialisation de sa i3.

Mais le plus surprenant du nouveau site de GM est le ton utilisé dans leurs « click to action » : « Hassle-free, Worry-free, Pressure-free » (« sans négociation, sans soucis, sans pression »), des termes que même un pure player comme AutoRéduc utilise avec prudence.
Alors, est-ce le début d’un changement dans la distribution automobile? Y aura-t-il deux types de contrats de distribution en fonction de qui convertira le lead?

Les constructeurs semblent comprendre que la plupart des concessionnaires auront beaucoup de mal à suivre les évolutions du Net qui sont par ailleurs de plus en plus rapides. Mais alors quel rôle joueront les concessionnaires et comment amortiront-ils leurs énormes investissements?

Certains experts prévoient que les sites d’intermédiation comme www.autoreduc.com auront une importance grandissante dans la chaîne de commercialisation d’une voiture, car ils ont une connaissance du e-commerce que les concessionnaires auront toujours du mal à appréhender. Ces sites pourraient finir par intéresser de grands groupes distributeurs lorsque ceux-ci s’apercevront que l’investissement requis pour l’absorption est beaucoup plus rentable que de dépenser 5 millions d’euros dans une nouvelle concession. Si le site possède en plus son propre call center avec traitement du lead 7 jours sur 7, on comprendra mieux l’intérêt que pourraient avoir les distributeurs et les constructeurs à contrôler ces enjeux digitaux.

Un enjeu capital en effet, puisque selon le dernier baromètre de Google 23% des futurs acheteurs automobiles déclarent avoir un choix clairement arrêté au début de leur prospection sur Internet : http://www.journalauto.com/lja/article.view/18045/google-auto-decrypte-le-process-d-achat-des-francais/6/services

L’automobile reste donc le dernier « billion dollar business » à « disrupter »…

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