Google permettra de « googlemappiser » les nids de poule

NID DE POULE

Les nids de poules, ces cavités dans la chaussée causées par l’usure du bitume et les intempéries, sont terriblement ennuyeux pour les automobilistes et peuvent endommager sérieusement la suspension de votre véhicule, voire même causer un accident en voulant les éviter lorsqu’on circule à grande vitesse.

Malheureusement, sauf si vous connaissez votre chemin par coeur, il n’y a aucun moyen de prévoir leur emplacement et tous les automobilistes savent bien que leur colmatage peu s’éterniser.

Google veut résoudre ce problème avec une solution incroyablement simple, qui consiste à créer un réseau de véhicules détecteurs de nids de poule.

Le système combinera un capteur vertical avec le GPS du véhicule connecté via l’application Android Auto. Lorsque la voiture passe sur un nid de poule, le GPS prend note de la location et envoie l’info dans le cloud. Ainsi, Google pourra donner une information en direct sur la qualité de la chaussée en fonction de la vibration moyenne ressentie et pourra suggérer aux conducteurs des chemins alternatifs.

L’utilité du dispositif pourrait en être encore accrue avec l’arrivée de la voiture sans conducteur.  Le système pourrait, en effet, contribuer à éviter la sensation de « mal de mer » ou cinétose (mal des transports) que prévoient certains critiques de la voiture autonome, du fait de devenir un passager, de surcroit probablement en train de lire sur son écran de smartphone.

Bien que le projet soit uniquement à l’état de patente, il a immédiatement réveillé notre intérêt, car ce pourrait être une des premières applications dans la nouvelle ère de l’automobile connectée, un marché colossal que les géants comme Google et Apple veulent s’approprier à tout prix.

Nous rappelons que Google a racheté l’année dernière l’application pour conducteurs Waze, lancée en 2008, pour un montant d’un milliard de dollars !

NID DE POULE 2

L’âge d’or des startups de vente de voitures en ligne, 2e partie

Par José Senent, fondateur, AutoRéduc.com

Je vous parlais récemment du boom des startups de vente de voitures en ligne et de l’énorme intérêt des investisseurs pour celles-ci.

Les derniers événements ne font que confirmer ce constat, puisque plusieurs nouvelles startups ont levé des fonds importants ce dernier mois. En Chine, Renrenche vient de réaliser un troisième tour de table de 85 millions de dollars, portant sa valorisation à 500 millions. Nul doute qu’un prochain tour suivra très prochainement, puisque, cette fois, c’est le géant Tencent qui a investit dans la startup chinoise, fondée il y a seulement deux ans par d’anciens directeurs de Baidu.

Le business modèle de Renrenche est identique à celui d’AutoRéduc Occasions, à savoir, une marketplace qui permet aux particuliers de vendre ou acheter un véhicule en toute sécurité, avec expertise et livraison à domicile.

Aux US, Shift, dont je vous parlais ici, vient de réaliser un deuxième tour de table de 50 millions avec Goldman Sachs. La startup fondée par 3 ex-Googlers, qui, malgré un premier tour de table de 20 millions (!), avait du mal à trouver son business modèle, a finalement choisi le système de consigne avec conciergerie : de « gentils organisateurs » vont chercher le véhicule chez le vendeur et l’amènent dans un entrepôt où il est photographié et remis en état, puis l’amènent chez les clients intéressés pour un essai.

L'âge d'or des startups de vente de voitures en ligne, 2e partie

Shift se différencie ainsi radicalement d’AutoRéduc et de Beepi par la possibilité d’essayer le véhicule à domicile, mais le vendeur doit laisser sa voiture chez le marchand jusqu’à ce qu’elle soit vendue. C’est un business modèle courageux, qui ne nous plaît pas beaucoup, mais qui peut marcher dans les grandes villes s’il s’appuie sur une force de travail « on demand », soit, en mode « Uber ».

J’attire votre attention sur les nouveaux investisseurs de Shift, Goldman Sachs, qui confirment, non seulement le boom extraordinaire que nous vivons dans le secteur de la vente automobile digitale, mais également l’arrivée de Wall Street à la Silicon Valley. Les grandes banques d’investissement essaient, en effet, d’entrer de plus en plus tôt dans le capital des startups avant qu’elles ne deviennent des « licornes« , car leurs énormes valorisations les empêchent, par la suite, de réaliser une IPO profitable.

Du côté des marchands « classiques », Vroom, toujours aux US, vient de lever 19 millions de dollars + 35 millions en dette, deux ans seulement après son « lancement ».

J’écris « lancement » entre guillemets car Vroom est, en fait, un « copycat » exact de Carvana, dont je vous parlais dans la 1ère partie de ce billet, à savoir un marchand traditionnel, suffisamment visionnaire pour recruter une équipe de vrais « mercenaires » du Net, afin de relancer son activité en investissant sur les nouveaux essentiels : la photographie, la logistique et le reconditionnement, au lieu de succursales et agences.

Pour comprendre le nouvel ADN de Vroom, sachez que la première chose que la startup a fait après sa levée de fonds a été de recruter, non pas un vétéran de la distribution automobile classique, mais l’ancien CFO de Zappos.

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Je reviendrai plus tard sur Vroom mais, aujourd’hui, je vais surtout vous parler des nouvelles startups spécialisées dans le « C2B » (Customer to Business).

D’importants changements sont, en effet, en train de s’opérer dans le secteur de la « reprise cash« . A tel point que la dernière « licorne » européenne (start-up valorisée à plus d’un milliard de $), que presque personne ne connaît encore, est Auto1, dont je vous parlerai plus bas.

La reprise cash, ou reprise sèche, consiste à faire une offre de reprise pour un véhicule, à son propriétaire, sans que celui-ci ne soit obligé d’en acheter un autre. Ce concept a été « industrialisé » par Carmax, aux US, puis, en Europe, par AAAAuto, le plus grand marchand de voitures en Europe et l’un des deux seuls acteurs à cotiser en bourse (dont l’histoire mériterait, à elle seule, tout un article).

AAAAuto, un méga-marchand d’Europe de l’Est avait, en effet, déjà en 2008, une équipe d’acheteurs spécialisés pour contacter les particuliers vendant leur véhicule sur les sites de petites annonces et leur proposer une reprise « sèche » pour ainsi améliorer le sourcing. Les avantages sont principalement trois : nouveaux leads, accès aux meilleurs produits et optimisation de la rotation des stocks. Le désavantage : dévalorisation de votre marque si vous êtes trop agressif, ou pas assez pro, dans votre cotation.

C’est ce même modèle que j’ai proposé de mettre en place, chez Aramisauto, en 2010, lorsque je travaillais chez ce mandataire, proposition qui a abouti dans la création du site Reprise Illico et la mise en place de cahiers des charges spécifiques pour le reconditionnement des véhicules, avec le récent lancement de la méga-usine de reconditionnement.

Même si je n’approuve pas la politique de croissance d’Aramisauto par l’ouverture d’agences, j’ai un profond respect pour ce qu’ont accompli ses fondateurs et c’est avec grand intérêt que j’ai suivi l’ouverture de l’usine de reconditionnement. Je me souviens d’avoir beaucoup insisté, chez Aramis, sur deux choses : premièrement, sur la nécessité de réduire les temps de logistique et reconditionnement des véhicules et, deuxièmement, sur l’urgence de s’affranchir de la dépendance dans le sourcing B2B, qui commençait déjà à être très problématique. En effet, il était déjà clair, à l’époque, que les constructeurs allaient préférer garder leurs stocks de VO pour leurs réseaux et que les grands flux classiques d’approvisionnement de VO récents européens (Europe du Sud vers France et Allemagne) allaient bientôt s’épuiser (aujourd’hui, 5 ans plus tard, l’Espagne est devenue importatrice nette de ce type de véhicule).

Je vous raconte cela car l’approvisionnement en véhicules d’occasion est devenu très compliqué de nos jours et la rotation des stocks ne s’est, par contre, pas améliorée depuis, les marchands préférant garder les véhicules plus longtemps en stock, plutôt que de baisser leur prix de vente. Nous avons ainsi, en France, un temps d’ immobilisation moyen incroyablement haut, de 75 jours chez les concessionnaires, un chiffre qui ferait dresser les cheveux sur sa tête à Dale Pollack « guru » fondateur de VAuto et auteur du bestseller Velocity.

Depuis mon passage chez Aramisauto, d’autres mandataires, comme Elite-Auto, ont suivi leur exemple et lancé leur propre site de reprise cash, grâce aux outils de cotation en ligne, de plus en plus performants, proposés par l’Argus et Autovista.

Le problème principal des sites de reprise cash est leur politique de « bait and switch » qui consiste à offrir une proposition en ligne pas trop mauvaise pour attirer le vendeur du véhicule jusqu’à l’agence, où le commercial essaiera de le convaincre que son véhicule vaut beaucoup moins. Il y a également un gros problème de formation des commerciaux à la reprise, qui reste très limitant et non « scalable » pour ces marchands.

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Malgré ces progrès timides, l’industrie VO demande donc, à grands cris, à être « disruptée » : les marchands reprennent des voitures qu’ils revendent, essentiellement, à deux grands acteurs des enchères automobiles : BCA et Alcopa, qui les vendent ensuite à des petits marchands, qui les revendent aux particuliers…

Vous l’avez compris, une plateforme spécialisée « C2C », comme AutoRéduc, mettant en relation directement les acheteurs avec les vendeurs particuliers, peut capturer toute la valeur de la chaîne de commercialisation et… garder un client satisfait ! En effet, la marque ne se trouve pas dévalorisée car, contrairement aux acteurs mentionnés plus haut, nous envoyons notre expert au domicile du vendeur, ce qui nous permet de lui faire une proposition de reprise ferme.

Revenons maintenant à Auto1. Auto1 est la startup « stealth » par excellence. Lancée à Berlin en 2012, les allemands ont, en trois ans, levé plus de 200 millions d’Euros et préparent déjà un nouveau tour de 500 millions ! Plus de 400 personnes y travaillent et les 3 fondateurs viennent tous les trois de… Rocket Internet !

En effet, le fondateur et CEO d’Auto1, Christian Bertermann, est l’ancien VP Produit de Groupon Europe. Son associé, Hakan Koç, est l’ancien Chief Product Officer de home24.de et Christopher Muhr, le COO, n’est autre que le co-fondateur de City-Deal (Groupon Europe) et ex-Senior VP de Groupon EMEA.

Voilà qui explique le financement spectaculaire et le secretisme « à la Rocket Internet » (pour ma part, je suis convaincu que Rocket est directement derrière la startup, surtout avec l’arrivée de DST et le lancement de Carspring, dont je vous parlerai plus bas).

Auto1, « connue » également sous le nom de sa holding WKDA, n’a pas attendu pour se lancer partout en Europe. Calquée sur le modèle anglais de « Webuyanycar » (créé en UK par BCA !) le modèle, déjà très mature aux UK avec 5 gros acteurs présents, a été copié dans plusieurs pays, notamment en Russie, avec CarPrice qui vient de lever 40 mi après un an seulement, et Webuyanycar, lancé à Dubai et qui se développe dans tout le Moyen Orient et l’Allemagne.

Ce business modèle est, en effet, très facilement réplicable (si vous avez beaucoup de cash) et est l’exemple parfait de la théorie du « First-mover advantage« , théorie qui se confirme de moins en moins, mais qui reste néanmoins encore d’actualité pour certains business modèles.

Un maximum de 4 acteurs de ce genre peuvent survivre dans un même marché, ensuite c’est la surenchère, comme en UK, où les sites doivent proposer des prix d’achat impossibles à tenir pour attirer le particulier, en les revoyant ensuite fortement à la baisse lorsque celui-ci se déplace pour l’expertise, laissant une image de marque exécrable (c’est le problème rencontré également par les acteurs français).

Nous avions repéré Auto1 en 2013, car ils nous harcèlent, depuis lors, pour partager des articles de blog et des liens pour booster leur SEO. Ils ont, en fait, une équipe de marketing qui ne fait que ça : contacter les différents sites dans tous les pays dans lesquels ils se lancent (plus de 30 actuellement) pour partager des liens (encore appelés, à tort, « intelligents », malgré l’arrivée de Google Panda).

Leur stratégie est très efficace, ils ouvrent des centres de reprise low cost et lancent des sites dont le nom de domaine correspond au mot clé, dans la langue du pays. Pour la France, vous avez donc « Vendezvotrevoiture » et pour l’Espagne « Compramostucoche ». Le prix est souvent revu à la baisse, mais, comme le vendeur a parcouru pas mal de km et pris une demi-journée de son temps, il finit, en général, par accepter la nouvelle proposition.

Ils ont même créé la petite histoire, que fabriquent toutes les startups dignes de ce nom, de comment ils ont eu l’idée du business modèle, avec le fondateur qui n’arrive pas à vendre la voiture de sa grand-mère et qui voit l’opportunité du business dans un flash mystique :)

Fidèles à leur stratégie low-cost, ils ouvrent des centres de valorisation dans les parkings des centres commerciaux, comme celui-ci, en Espagne :

L'âge d'or des startups de vente de voitures en ligne, 2e partie
Vous comprendrez mon étonnement lorsque certains confrères me disent qu’ils ne voient pas de menace de la part d’Auto1 en France. Ils ne connaissent, de toute évidence, pas son dernier investisseur, le russe Youri Millner, patron de DST, l’un des plus grands fonds au monde, présent dans toutes les licornes dont… Beepi !

Pourquoi des gens aussi brillants que ces ex directeurs de Rocket Internet ont-ils choisi ce métier, si ingrat et difficile, qu’est la vente de VO ? Disons que vous comprendrez, très bientôt, la signification et la portée de l’expression anglaise « Move the metal« .

A mon avis, il est certain que les allemands de Auto1 ne vont pas tarder à introduire, dans leur modèle, la brique « B2C« , afin de vendre directement à particulier et éliminer les marchands. Le dernier lancement de Carspring par Rocket Internet confirme ma thèse. Le fondateur de Carspring l’a d’ailleurs mentionné, très brièvement, lors d’une interview : ils prévoient de travailler directement avec les sites C2B.

Nous pensons donc qu’Auto1 et Rocket Internet vont, bientôt, se lancer dans l’acquisition de startups spécialisées dans ces briques B2C et C2C, surtout après avoir découvert, avec Carspring, les nombreux challenges du métier de vendeur automobile.

Curieusement, le phénomène des startups C2B suit une migration inverse à ce à quoi nous sommes habitués : cette nouvelle tendance est née en Europe et est en train de traverser l’Atlantique, avec le lancement, aux US du site Drivin, par Eric Lefkofsky, co-fondateur de… Groupon et vrai maître d’oeuvre du site de couponing archi-connu, raison de son succès et de son échec (pas pour lui). Drivin, récemment lancée et confondée par l’ancien CTO de Cars.com a, d’entrée, levé 10 mi, juste avec le concept ;)

Le secret de ces sites C2B est qu’ils essaient de mettre en place des mini-enchères entre les petits marchands participants. Il faut bien comprendre que la clé de la profitabilité du business du VO, que ce soit en C2B ou en C2C, est la reprise : si vous faites une bonne reprise vous avez un business, si vous faites une mauvaise reprise vous avez un problème.

En conclusion, vous voyez, cher lecteur, que le commerce automobile est en train de vivre une passionnante révolution. Tous les paliers sont en train d’être mis en place pour capturer toute la valeur de ce « vertical » automobile. Le secteur s’industrialise et se professionnalise digitalement, avec une réduction du temps de détention, qui passe des 75 jours pour les concessionnaires français à 10 jours pour les plateformes C2B et devient même négatif pour les plateformes Peer to Peer comme AutoRéduc.

Dans cette course, nous verrons bientôt apparaître de vrais géants, qui tireront profit de ces énormes nappes de cash flow disponibles et transformeront le métier à la manière des fonds de stocks et de commodities boursiers.

Nous aurons donc, d’un côté le sourcing C2B, avec ces géants de la reprise cash, mais qui ont une très mauvaise image auprès du public et, d’autre part, les plateformes « Full Stack » qui achètent au particulier à un prix moins « vexant » et qui se rattrappent en vendant directement à un autre particulier sans intermédiaires.

Les autres acteurs, qu’ils soient concessionnaires ou mandataires, auront de plus en plus de mal à trouver un sourcing de qualité et à vendre leurs produits en ligne.

L'âge d'or des startups de vente de voitures en ligne, 2e partie

Vous comprendrez, maintenant, mon enthousiasme pour cette époque, unique, que nous traversons, car, là où le modèle d’AutoRéduc est particulièrement intéressant et raison pour laquelle nous croyons pouvoir devenir la prochaine licorne européenne, est le fait que nous contrôlons toute la chaine de valeur, tout en gardant une image de marque excellente.

Il est vrai que nous avons une chance incroyable, puisque nous avons deux géants, Beepi et Rocket Internet, qui vont livrer une bataille féroce pour le leadership en Europe, comme l’ont fait, il y a 5 ans, Groupon et Livingsocial, n’hésitant pas à racheter toute startup ayant acquis des parts de marché ou ayant de meilleures marges. Pour ce qui est des parts de marché, nous y travaillons constamment, sans jamais délaisser la qualité du service, quand à notre frugalité, ceux qui ont apprécié le film « Moneyball » savent de quoi je parle :)

Chance supplémentaire, nous avons, dans l’automobile, contrairement au secteur du « couponing », des barrières à l’entrée presque infranchissables aujourd’hui, puisque, comme le savent tous les professionnel du métier, il n’y a rien de plus difficile que de vendre un VO sur internet et de le livrer à domicile. Si vous ajoutez, à cela, la reprise, également à domicile, je vous laisse imaginer les challenges que nous avons affrontés ces 5 dernières années chez AutoRéduc.

Il est donc extrêmement motivant pour moi de voir ce bouillonnement de la vente automobile en ligne, alors que nous sortons à peine de la plus grande crise de son histoire.

La véritable raison de cet engouement des investisseurs est que, comme je le répète souvent, l’auto est le dernier « multi-billion dollar business » à « disrupter ». Et je ne vous parle pas de la production, dont se chargent déjà Tesla, Google et Apple, mais de la distribution. Quand on sait, en effet, que l’automobile est le 2e achat le plus important d’une famille et que l’automobiliste français dépense, en moyenne, 6000 € par ans, le potentiel est vite compris.

Curieusement, même le secteur immobilier est plus avancé digitalement que l’automobile, avec, par exemple, les nouveaux réseaux de mandataires immobiliers indépendants qui sont en train de supprimer les agences physiques. Le groupe Pinault a, d’ailleurs, racheté dernièrement les deux leaders, Capifrance et Optimhome, réseaux pour lesquels notre call-center, Orbicall, fournit les leads vendeurs.

En conclusion, je prédis qu’il ne restera que deux types d’acteurs dans la distribution VO : les plateformes C2C, ou Full Stack et les marchants qui sauront s’adapter au digital, comme Carvana et Vroom.

 

L'âge d'or des startups de vente de voitures en ligne, 2e partie

José Senent est le fondateur du site Autoreduc.Com

José a travaillé chez AramisAuto et Elite-auto, puis a intégré l’accélérateur américain Founder Institute où il a créé AutoRéduc, devenant par la suite Mentor du cours « Sales and traction » du FI Paris.

AutoRéduc, « le concessionnaire à domicile », a été nommée par le Founder Institute meilleure startup européenne et sélectionnée par le Wall Street Journal comme une des « Europe most promising startups ». AutoRéduc a, entre autres, également fait la une de la section Business dominicale du New York Times.

 

Scott Painter quitte Truecar

Painter, fondateur de Truecar et un des plus grands entrepreneurs de l’histoire du Net, contraint de démissionner de sa statup.

Truecar sort en bourse pour un milliard !

Voici l’incroyable histoire de Scott Painter, une pure histoire américaine.

Par José Louis Senent, fondateur d’AutoRéduc.com

Pour ceux qui ne le connaissent pas encore, Scott Painter est le premier entrepreneur automobile digital et l’une des personnes qui a « levé » le plus d’argent de l’histoire. Scott a, en effet, fondé plus de 30 start-ups et a levé plus d’un milliard de dollars d’investissements dans sa vie d’entrepreneur. Il répète d’ailleurs souvent que, la seule mission d’un entrepreneur est de lever des fonds et que, si vous n’en êtes pas capable, il faut faire autre chose. C’était le seul point sur lequel je n’étais pas d’accord avec Scott et l’histoire qui suit démontrera que sa théorie était, peut-être, un peu trop radicale.

L’histoire de Scott est le parfait exemple du « startupper » américain : Scott Painter est, entre autres, le fondateur de Carsdirect, une des premières startups de l’histoire, qu’il lança en 1995 avec l’objectif de vendre des voitures 100% en ligne, avec livraison à domicile.

Déjà à l’age de 14 ans, il lance Scott’s Auto Dealing, un service de « personal shopping » automobile. A 18 ans, pour fuir de son beau-père, il rejoint l’armée américaine où il devient « interrogateur », puis il entre à West Point pour étudier stratégie militaire et ingénierie de systèmes. A sa sortie, il est admis à Berkeley en économie politique, université qu’il quitte avant de finir ses études pour lancer Autoaccess, une base de données de voitures d’occasion.

Scott Painter quitte Truecar

Lorsqu’il lance Carsdirect en 1995, Scott accompagne personnellement ses premiers clients chez les concessionnaires pour négocier la meilleure remise possible. Avec le premier « boom » internet, il lève plusieurs centaines de millions de dollars, avec l’objectif de racheter des concessionnaires pour livrer des voitures à domicile, car le métier de mandataire auto n’existe pas aux US. Le site promettait d’améliorer n’importe quel devis et les premières ventes étaient, de fait, réalisées à perte, Carsdirect payant de sa poche le concessionnaire pour qu’il fasse une remise supplémentaire au client. Cette stratégie agressive et insoutenable caractérise les startups de la 1ère bulle Internet et Carsdirect ne survit pas à l’explosion de la bulle en 2001.

Plus d’infos sur Carsdirect : http://blog.autoreduc.com/apres-beepi-carvana-annonce-une-autre-levee-de-300-mi/

L’explosion de la bulle empêcha Carsdirect de continuer à lever des fonds pour alimenter son acquisition de concessionnaires. Depuis, le site est passé par plusieurs propriétaires et est devenu, comme Edmunds, Autotrader ou Cars.com, un « simple » générateur de leads pour les concessionnaires, qui paient pour être mis en avant. Cela dit, Carsdirect et ses concurrents valent, tout de même, plusieurs milliards de dollars actuellement, mais les marges ont chuté à cause des coûts d’acquisition des « leads », qui sont de plus en plus élevés.

Truecar fut fondée en 2005, d’abord sous le nom de Zag, un site qui mettait en relation concessionnaires et organisations pour offrir des remises de gros (armée, banques, assurances, comités d’entreprises, etc). Quelques années plus tard le site devient Truecar et propose ces mêmes tarifs de gros aux particuliers, avec, comme « secret sauce » une étude des réductions accordées pour chaque modèle de voiture, concept inspiré du site immobilier Trulia et qu’AutoRéduc propose également sur ses pages produits.

Scott Painter quitte Truecar

Le business modèle de Truecar était le premier vrai modèle à la performance dans l’automobile, puisque le site se rémunérait avec une commission sur la vente du véhicule par le concessionnaire partenaire. Pour cela, le site devait se connecter aux DMS des concessionnaires (le Digital Management System est le logiciel CRM des concessionnaires) et vérifier si le lead avait « converti ». Au passage, le site avait accès aux informations des transactions du concessionnaire et affichait systématiquement, dans les résultats de recherche, les meilleurs prix de vente, qui correspondaient souvent à une vente réalisée à perte. L’internaute imprimait son coupon de réduction, à la manière d’AutoRéduc.com, et se dirigeait chez le concessionnaire, qui se voyait obligé d’honorer la promesse de vente s’il ne voulait pas être banni du site. Les autres concessionnaires de la même région, voyant ce prix dans le résultat de la recherche de l’internaute, étaient forcés de l’améliorer s’ils voulaient remporter la vente, entraînant une vraie enchère négative entre les 3 à 5 concessionnaires participants.

Ce « business-modèle » était celui que nous avions décidé de copier pour AutoRéduc, lors de notre passage au Founder Institute, un « accélérateur » de Startups de Silicon Valley. Nous avions accès à toutes les infos puisque Scott était mentor du FI et nous savions que, si nous avions du succès, il nous rachèterait.

Cependant, nous vîmes très vite que nous n’allions jamais obtenir l’accord des concessionnaires. De plus, un « advisor » à qui nous expliquâmes notre projet, nous trahit vilement et s’empressa de dévoiler le business modèle à ses amis qui lancèrent rapidement un site similaire, mais qui se rémunérait au lead, ce qui, évidemment, ne marcha pas.

Les 5 mois passés au Founder Institute nous permirent de trouver un nouveau business modèle. Notre objectif était simple, lancer une marque le plus vite possible et avec un minimum d’investissement. Le meilleur conseil que nous reçûmes, provint, curieusement, d’un investisseur « requin » qui nous approcha, dès notre lancement, pour qu’on lui cède 51% des parts d’AutoRéduc sans investir un sou… Il nous dit simplement : « ne vendez pas les leads, vendez les voitures ». Ce fut le meilleur conseil que l’on nous ait donné, puisqu’en vendant les voitures nous avions, en effet, une CLV (customer lifetime value) beaucoup plus importante et nous pourrions nous permettre de dépenser plus en acquisition.

Nous décidâmes alors de choisir le modèle de Groupon, qui était très en vogue à l’époque. Les raisons étaient purement pratiques : nous n’avions pas les ressources pour acheter un configurateur auto et le concept d’achats groupés avec coupons de réduction était très facilement compris par la presse et le public, car dans l’air du temps.

Notre passage au Founder Institute fut irremplaçable. Nos mentors nous apportèrent une aide précieuse. Je me souviens, par exemple, de la réaction de Jonathan Benassaya, fondateur de Deezer et Franck Le Ouay, co-fondateur de Criteo, lorsque nous présentâmes notre premier projet de « copycat » de Truecar : « José, ton projet est très bon, mais c’est une usine à gaz, jamais les concessionnaires ne te donneront accès à leur data ».

C’est ce challenge constant de nos mentors au sein du FI qui nous permit de créer et développer AutoRéduc. Un an après son lancement, en 2011, le Founder Institute nous nomma meilleure start-up européenne et nous fîmes la une du supplément Business du New York Times, parmi d’autres nominations.

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Il est vrai que, dès ses premiers « pitchs » dans les concours de startups, notamment au Founder Disrupt, Scott reçu également pas mal de réserves de la part du jury au sujet de sa stratégie d’acquisition de data. Scott ne pouvait, de plus, pas trop entrer dans les détails de son business modèle, car celui-ci reposait sur des alliances stratégiques avec de gros partenaires dans l’assurance et les groupes de vétérans de l’armée.

Malgré ces réserves et les premières difficultés pour lever des fonds (Scott raconte que chaque fois qu’il se faisait « jeter » par un des 30 investisseurs qu’il a contactés, il se sentait obligé de mentir à son équipe pour ne pas détruire leur moral), Truecar connu une progression fulgurante dès 2011, avec trois levées de fonds : 30 millions en 2011, 220 millions en 2012 et 30 millions en 2013 (les experts ont compris : la dernière levée fut réalisée, avec Paul Allen comme investisseur, afin de préparer la sortie en bourse de Truecar, qui était au bord de la faillite et faciliter l’ »exit » de ses investisseurs).

En 2014, Truecar sort, en effet, en bourse pour une valorisation de 1 milliard de dollars de la main de Goldman Sachs. La raison des difficultés de 2013 sont les mêmes que celles de son succès : la startup avait réussi à mettre en place un modèle dans lequel les concessionnaires étaient pris dans une dynamique d’enchères inversées, vendant les véhicules à perte.

La grosse erreur stratégique de Truecar fut de faire des campagnes télé. Presque immédiatement, Truecar devint l’ennemi public des constructeurs, Honda interdit ses concessionnaires de vendre sur Truecar et les concessionnaires des autres marques s’organisèrent pour boycotter la startup. De plus, dans certains états, Truecar fut dénoncé comme « broker » automobile, une activité interdite dans plusieurs états des US.

En hiver 2012, Truecar, perdit la moitié de ses partenaires et faisait 5 mi de pertes par mois. Scott dû réagir en faisant un « mea culpa » et changer de business modèle : afin de rassurer les concessionnaires, la startup dû renoncer à afficher leur prix de revient et enlever les enchères négatives. Truecar dû, en outre, renoncer à la connexion aux DMS d’un nombre croissant de ses partenaires et offrir une solution de rémunération au lead.

Dans ses meilleurs temps, Truecar était le client exclusif de Yahoo Auto à qui il achetait tous les leads et intervenait dans plus de 10% des ventes totales de voitures neuves aux US ! Suite à son « pivot », Truecar commença à communiquer sur la notion de « juste prix » plutôt que de « voiture au meilleur prix du marché » , (la devise d’AutoRéduc), mais les consommateurs ne furent pas dupes et comprirent que la startup avait changé de camp.

Bien que l’organisme américain de la libre concurrence enquête encore sur cette affaire et pourrait attaquer les concessionnaires pour collusion, l’hiver 2012 fut dévastateur pour Scott, qui perdit 30 kilos et sa 2e épouse.

Plus d’infos sur Truecar : http://blog.autoreduc.com/truecar-sort-en-bourse-pour-un-milliard/

En été 2012, j’ai eu la chance de rencontrer Scott Painter. Scott était venu à Paris avec Adeo Ressi, le brillant créateur du Founder Institute, l’ « accélérateur » de Startups dans lequel nous avons créé Autoreduc. Scott était un des mentors du Founder Institute et un ancien camarade de dortoir d’Adeo et Elon Musk. Ils étaient venus tous les trois à Paris pour fêter l’anniversaire d’Elon, qui avait loué un wagon entier du train Orient Express  pour voyager de Paris à Venise.

C’est à cette époque que naquit mon admiration pour Scott et Elon Musk (CEO de Tesla, fondateur de Space X et co-fondateur de Paypal). En parlant de la modestie d’Elon, Scott me raconta, qu’un soir, Elon et lui étaient tous les deux sortis à Venice Beach et s’apprêtaient à entrer dans la discothèque la plus chic de la ville. La file d’attente était immense et Elon, qui ne sort jamais, se dirigea vers la fin de la queue, pour patienter comme tout le monde. Scott l’arrêta et lui dit : « attends-moi ici je vais parler au portier ». Scott dit quelque chose à l’oreille du videur et celui-ci les laissa passer immédiatement. Elon, impressionné et bouche bée, car même les célébrités doivent faire la queue pour entrer dans cette boîte, demanda à Scott : « mais comment as-tu donc fait pour nous faire entrer ? » et Scott lui répondit : « Je lui ai tout simplement dis qui tu es… »

Le fondateur de Tesla, Elon Musk, empocha  plus de 100 mi de dolars lorsqu'il vendit ses parts de Paypal à Ebay et risqua toute la somme dans ses fusées spatiales (SpaceX). Il risqua toute sa fortune et échoua deux fois avant de réussir le 3e lancement. Cela lui coûta ensuite son mariage : ce fut un des divorces les plus chers de l'histoire.

Le fondateur de Tesla, Elon Musk, empocha plus de 100 mi de dolars lorsqu’il vendit ses parts de Paypal à Ebay et risqua toute la somme dans ses fusées spatiales (SpaceX). Il risqua toute sa fortune et échoua deux fois avant de réussir le 3e lancement. Cela lui coûta ensuite son mariage : ce fut un des divorces les plus chers de l’histoire.

 

Plus d’infos sur Elon Musk : http://blog.autoreduc.com/la-meilleure-voiture-de-tous-les-temps/

Depuis son pivot, Truecar n’a jamais vraiment réussi à trouver sa place. Les concessionnaires n’ont pas pardonné son agressivité et, malgré l’embauche de l’ancien PDG de Hyundai comme Président, Scott était devenu officiellement l’ennemi public des concessionnaires.

Les récents problèmes avec Autonation, premier distributeur automobile au monde, finirent par rendre la situation insoutenable. Autonation annonça, début 2015, vouloir quitter le site car elle refusait de donner accès à son DMS et protestait que Truecar lui facturait des leads dès qu’ils passaient par le site et ce, même s’ils avaient converti ailleurs.

Suite à l’annonce de la rupture du partenariat avec Autonation, Truecar perdit jusqu’à 45% de sa valeur en bourse et, la semaine dernière, Scott dû démissionner dans une séance très douloureuse.

J’espère que vous avez trouvé cette histoire intéressante et qu’elle a réveillé votre passion d’entrepreneur. Pour ma part, je suis sûr que nous retrouverons très bientôt Scott avec un nouveau projet, prêt à rebondir de son échec et plus fort encore de son expérience :)

Bien à vous,

José @ AutoRéduc
Scott Painter quitte Truecar

Alibaba vendra 4000 voitures en ligne et ouvrira 200 centres de livraison

Le géant chinois du Ecommerce se lance dans la vente de voitures en ligne, grâce à un partenariat avec le distributeur multimarque chinois Yongda.

Les 2 partenaires annoncent la création d’une plateforme de vente de voitures « online to offline » (O2O), à la manière d’AutoRéduc.com en Europe avec ses partenaires concessionnaires. La place de marché, appelée « One Yongda Auto Life”, proposera, aux 80 millions d’automobilistes déjà clients d’Alibaba Auto, des ventes flash et des coupons de réduction pour l’achat de voitures en ligne.

M. Xu Yue, DG de Yongda Auto et M. Wang Licheng, DG d'Alibaba Automobile

M. Xu Yue, DG de Yongda Auto et M. Wang Licheng, DG d’Alibaba Automobile

Pour promouvoir la nouvelle plateforme, les deux associés annoncent également le lancement d’un salon de l’Auto sur internet, appelé « Internet Automobile Fair ».

Un premier lot de 40 unités de Chevrolet Epica, à moins de 10000 €, sera proposé avec 40% de remise par rapport au prix officiel. Le véhicules seront mis en vente sur le site Tmall, propriété du géant chinois, sur lequel Alibaba a déjà commercialisé des Tesla S pour le constructeur californien.

Après cette première opération, viendront plusieurs ventes événementielles pour un objectif total à court terme de 4000 véhicules de différentes marques, surtout premium.

Les acheteurs pourront retirer leur véhicule dans l’un des 200 points de livraison “Car Port”, qui seront ouverts conjointement avec Yongda pour cette finalité et qui permettront à Alibaba de se lancer dans l’entretien Auto ainsi que dans la vente de VO récents.

Le partenariat entre Alibaba et le distributeur multimarque incluera également des offres de financement.

Outre Chevrolet, Yongda distribue une vingtaine de marques comme VW, Toyota, Volvo, Porsche, Audi, Mini, Ford, Skoda, Honda Jaguar, Land Rover et Bentley et, selon Xu Yue, responsable de la division automobile de Yongda, d’autres marques seront également proposées en vente en ligne dans le cadre de ce partenariat.

La Chine est devenue le plus grand marché automobile au monde, avec 23 millions d’unités vendues l’année dernière, 7% de plus que l’année précédente, bien que 2015 semble donner beaucoup de soucis aux constructeurs, surtout européens.

Au problème de la surproduction, s’ajoutera maintenant la libéralisation du métier de mandataire auto, dans des zones franches spécialement conçues pour l’importation de véhicules hors réseau, appelée importation grise, que le gouvernement chinois veut fomenter pour faire descendre les prix.

Il y a de très grosses différences dans les prix des voitures entre la Chine et l’Europe ou les US, jusqu’à 50%. Des milliers de véhicules Premium sont d’ailleurs exportés depuis les US et l’Europe vers la Chine dans ce marché gris parallèle, permettant aux chinois de réaliser d’énormes économies.

Après la zone franche de Shanghai, le gouvernement chinois a annoncé, cette année, l’ouverture d’une dizaine de zones spécialement conçues pour cette activité, qui reste, malgré tout, modeste par rapport à la taille du marché.

YONGDA

Mais cela devrait prochainement changer, puisque Yongda est justement l’un des premiers « mandataires » à avoir reçu l’agrément du gouvernement pour l’importation parallèle de véhicules. Et le chinois a misé très fort, puisqu’il a commencé cette année à racheter des concessionnaires européens et américains en difficulté afin d’avoir un accès privilégié aux VN et pièces de rechange.

Nous nous demandions récemment, chez AutoRéduc, quel était le but de ces rachats de concessionnaires en Europe, voilà qui est clair maintenant, puisqu’Alibaba, de son côté a lancé une place de marché de mandataires auto, appelée “Overseas Car Purchase program”.

Malgré la pollution alarmante, il est fort probable que le marché auto, surtout de l’occasion, progressera encore en chine, puisque seul un chinois sur 10 possède une voiture, contre 80% en Europe ou aux US. Les constructeurs essaient d’accélérer leur présence online pour suivre les évolutions dans le comportement d’achat des consommateurs, qui souhaiteraient voir plus de modernité dans la distribution automobile.

Comment tester une voiture neuve ?

Comment doit se dérouler l’essai pour l’achat d’une voiture neuve ? Avec des centaines de nouveaux modèles disponibles chaque année, le client a de plus en plus de mal à trancher. Entre des articles et des avis très divergents et parfois même partisans, la bonne idée de consulter les usagers eux-mêmes sur des forums sociaux n’est cependant possible et crédible que passée une année depuis la sortie du véhicule.

Young woman driving her car

Comment alors profiter pleinement de l’essai de votre prochaine voiture ?

Le choix devant le clavier plus déterminant que celui au volant

Si vous faites partie des 50% de français qui n’essaient plus leur voiture avant de l’acheter, vous savez alors déjà que l’abondance des photos professionnelles et des vues sur différents plans procure désormais une vision, certes virtuelle, mais tout à fait réaliste. Ce que l’ordinateur permet va bien au-delà des contraintes auxquelles le monde physique est confronté, surtout lorsqu’on prend comme référence le test de voiture standard à 30 km/h autour du concessionnaire. Vous pourriez visitez les plus grands stands automobiles, vous ne trouverez jamais une information aussi complète que celle présente sur les plus grands sites de vente de voiture en ligne.

Chaque chose en son temps

Certes, une fois le choix établi et surtout si vous hésitez entre plusieurs marques, toucher les véhicules avec les mains en plus des yeux pourra s’avérer utile. Marcher autour de la voiture, imaginer votre équipement dans le coffre, finira de vous convaincre de votre bon choix. Le ressenti à l’intérieur de la voiture est-il agréable ? Les matériaux comme vous les voulez ? Le confort est-il au rendez-vous pour vous et vos passagers ? Les commandes du tableau sont-elles à votre convenance ? qu’en est-il de la visibilité ? A ce stade, vous devriez en savoir déjà plus sur votre attachement au véhicule avant même le test de conduite décisif.

Test de conduite dans un cadre non contraignant

Enfin est venu le moment d’essayer la voiture réellement. En prenant le volant, il faudra ajuster la position du siège et des rétroviseurs, maintenir le silence à bord. Le son du moteur et de la route devrait vous envoyer un premier signal d’agrément ou de désaccord avec la voiture, surtout s’il s’agit d’un moteur diesel, l’insonorisation de l’habitacle est dans ce cas particulièrement importante, ne vous laissez donc pas déconcentrer par le vendeur. Tout en continuant à conduire normalement, voyez si la voiture répond à vos coups d’accélération et à vos manœuvres de conduite en général. Ce dernier élément conclura l’appréciation finale du test, mais sachez que le meilleur essai de voiture est celui que l’on fait sur son trajet quotidien.

Garder son esprit froid après les émotions du test

Si le test a été réussi, c’est-à-dire s’il vous a convaincu de vous unir avec la voiture, alors n’hésitez pas à vous l’accaparer au plus vite. Si, au contraire, le test a été de mauvaise haleine, alors n’insistez pas et revoyez votre choix sereinement, car trouver le modèle qui correspond exactement à une grande part de vos attentes peut prendre du temps et plusieurs essais seront nécessaires. Aucune sorte de pression ne doit être tolérée après le test et votre choix doit l’être au meilleur prix et aux meilleures conditions pour vous satisfaire à tous les niveaux.

N’hésitez pas à comparer les prix sur AutoRéduc.com où vous trouverez, pour chaque modèle, une étude des réductions pratiquées par les concessionnaires.

Voitures 7 places : liste des modèles les plus appréciés

Voici notre liste des meilleures voitures familiales de l’année, selon l’équipe achats d’AutoRéduc.com. Les critères de sélection sont la relation qualité-prix ainsi que la réduction moyenne obtenue sur AutoRéduc :

La Peugeot 5008 est l’une des meilleures voitures familiales du moment et aussi une des plus abordables. Elle a, en effet, remporté une multitude de prix à son lancement et a reçu pas mal de critiques positives.

Voitures 7 places : liste des modèles les plus appréciés

Le niveau de gamme est satisfaisant, bien qu’il soit inférieur à sa consœur la Citroën grand C4 Picasso, avec laquelle elle partage une même plate-forme.

La 5008, comme la Citroën 7 places, offre une conduite de qualité et une consommation appropriée et ce d’autant plus économique avec la sortie récente du moteur diesel e-HDi, dont les bonnes performances permettent une taxe réduite. Prix sur AutoRéduc : 21 870 € 

Le Citroën C4 Grand Picasso est une innovation dans la catégorie 7 places et d’ores et déjà est considérée comme la plus élégante de la gamme. Et, tout autant que son style, ses qualités ont séduit les experts. Munie d’une cabine spacieuse et très bien dessinée, la Citroën offre, en plus, une conduite générale apaisante. La disponibilité de moteurs diesel de diverses puissances est aussi un de ses atouts. En 2014 cette Citroën a obtenu plusieurs mentions internationales comme meilleur véhicule sept places, une très belle prouesse pour une française. Prix sur AutoRéduc : 22 770 € 

Voitures 7 places : liste des modèles les plus appréciés

La Ford S-Max 7 places, bien que désormais plus ancienne, reste pourtant un modèle très prisé pour son élégance, sa conduite agréable et un espace vaste et confortable. La S-Max est réputée offrir du plaisir au volant mais est aussi connue pour une consommation de carburant plus élevée que ses rivales malgré la présence de son moteur essence EcoBoost. Prix sur AutoRéduc : 27 240 €

Voitures 7 places : liste des modèles les plus appréciés

La Hyundai Santa Fe, en plus d’être une familiale à 7 places, est aussi un véhicule tout-terrain et, à ce niveau et au vu de son équipement impressionnant, on pourrait presque dire qu’elle n’est pas chère du tout ! L’intérieur de la Santa Fe vous place dans un environnement qui ressemble au haut-de-gamme. Prix sur AutoRéduc : 38 900 €

Voitures 7 places : liste des modèles les plus appréciés

SEAT Alhambra, une 7 places moitié latine moitié allemande, avec beaucoup d’espace dans la cabine et dans le coffre. Dotée de portes coulissantes, elle offre une grande facilité d’accès. L’Alhambra est, par ailleurs, un monospace traditionnel de la vielle école qui privilégie naturellement l’économie de carburant alliée à de bonnes performances. Les nouveaux modèles ne seront disponibles qu’en diesel. Prix sur AutoRéduc : 29 900 €

Voitures 7 places : liste des modèles les plus appréciés

La Volkswagen Sharan est essentiellement identique à l’Alhambra, l’insigne VW augmente néanmoins sa valeur d’achat. Prix sur AutoRéduc : 30 900 €

Voitures 7 places : liste des modèles les plus appréciés

VW Touran, ce monospace a un espace plus étroit que la Sharan mais son prix est aussi inférieur. Il est par contre plus pratique, assez confortable et mieux construit et dispose en outre de cagibis dispersés dans toute la cabine. Sa petite taille lui confère une bonne direction, plus de souplesse et des économies d’énergies indiscutables. Prix sur AutoRéduc : 22 590 €

Voitures 7 places : liste des modèles les plus appréciés

Le Ford Grand C-Max occupait le podium des favoris en 2011, quand il était le seul grand monospace en lisse. Depuis lors, sa côte est toujours des plus élevées parmi les 7 places. Son style a reçu quelques critiques négatives mais, encore une fois, il ne s’agit que de goût. Concernant sa conduite et sa direction, il n’a rien à se reprocher et offre surtout une plus large gamme de moteurs comparé à ses rivaux. La plupart trouveront donc leurs aspirations aussi bien en essence qu’en diesel. Prix sur AutoRéduc : 16 600 €

Voitures 7 places : liste des modèles les plus appréciés

Land Rover Range Rover Sport est une catégorie un peu différente, mais nous sommes toujours bien dans les 7 places, même si le prix ici avoisine les 80 000 €. L’excellence du véhicule n’est plus ici un vain mot mais bien réelle à bien des égards. Le Range Rover pèse une demie-tonne de moins que son prédécesseur, ce qui améliore considérablement sa tenue de conduite, ses performances et sa consommation de carburant. Étonnamment, les diesels Land Rover figuraient parmi les plus économes par le passé, et aujourd’hui encore, ils offrent un brillant rapport au vu de leur puissance. Prix sur AutoRéduc : 77 000 €

Voitures 7 places : liste des modèles les plus appréciés

Le Land Rover Discovery 4 a ceci d’exceptionnel que ses 7 sièges peuvent être occupés par des adultes. Les critiques automobiles jugent que son prix devrait être plus élevé qu’il ne l’est actuellement. Il occupe la première place du top 10 2015 des voitures 7 places en UK et en occupait aussi la 1ère place en 2014 pour la catégorie 4×4. Prix sur AutoRéduc : 62 900 €

Voitures 7 places : liste des modèles les plus appréciés

Tesla annonce un nouveau Roadster

Tesla annonce un nouveau Roadster

Les fans de Tesla se souviennent que le premier modèle de la marque californienne était un Roadster. Monté sur base de Lotus, il est maintenant tombé en désuétude puisqu’il n’est plus produit depuis 2012.

C’est pourtant avec ce petit modèle très léger que Tesla a su se différencier de la concurrence, avec une autonomie et accélérations incroyables.

Et bien, il semblerait qu’un nouveau Roadster va prochainement voir le jour. En effet, parmi les nombreuses news annoncées hier par le CEO de Tesla, Elon Musk, en parlant du nouveau mode d’accélération « ludicrous » (absurde) de la S P85D, il lâcha : « il y a bien sûr une vitesse encore plus élevée que le mode « ludicrous » mais elle est réservée au nouveau Roadster prévu dans 4 ans ».

Elon est-il devenu fou et mélange maintenant les fusées avec les voitures ? Quoi qu’il en soi, les fans les plus sportifs de Tesla seront comblés et pourront bientôt expérimenter les sensations du mode de conduite « absurde » dans un corps plus sportif que la Tesla S.

La Tesla model S aura le mode « absurde » : 0 à 100 km/h en 2.8 s.

C’est, comme d’habitude maintenant, par un simple tweet, que le fondateur d’Elon Musk annonça hier d’importantes nouveautés concernant sa marque de voitures électriques Tesla.

La Tesla model S aura le mode "absurde" : 0 à 100 km/h en 2.8 s.

Et ces nouveautés vont combler les fans du constructeur automobile, puisqu’elles sont nombreuses et variées :

La Tesla model S P85D était déjà connue pour son bouton « insane », ajouté l’année dernière et qui permet de passer en mode « très sportif » avec une accélération de 0 à 100 en 3.1 secondes.

Elon Musk a estimé que ce n’était pas assez et, très habilement, a lancé aujourd’hui le mode « ludicrous », ou « absurde » en français.

Cette nouvelle « update » permet d’atteindre 1,1 G, « soit plus d’accélération qu’en tombant dans le vide », explique le CEO, « c’est comme si vous aviez votre propre montagne russe », ajoute-t’il.

La Tesla model S aura le mode "absurde" : 0 à 100 km/h en 2.8 s.

Cela dit, il ne s’agit, cette fois, plus d’une simple « update » du programme du véhicule mais d’un vrai « tuning » payant. La raison est que la marque californienne a dû développer de nouveaux fusibles qui ne fondent pas à cause de l’accélération…

Le tuning coûtera 5000 $ pour les propriétaires de la Tesla S et sera une option de 10000 $ pour les nouveaux acquéreurs.

Tesla confirma également l’arrivée de la Tesla X pour dans 2 mois, ainsi que la Model 3, le nouveau modèle le plus abordable de Tesla, qui sera lancé dans 2 ans.

Dernière surprise, le constructeur californien annonce également l’arrivée d’un nouveau Roadster qui permettra de mettre en valeur le nouveau mode « absurde ».

Le Model X sera exactement comme annoncé par Elon Musk il y a 2 ans

Le Model X sera exactement comme annoncé par Elon Musk il y a 2 ans

 

 

Experveo et Auto Réduc s’associent pour éliminer la fraude dans la vente de voitures entre particuliers.

3 millions de véhicules d’occasion se vendent tous les ans entre particuliers. Avec le succès des sites de petites annonces, les consommateurs commencent à profiter pleinement des possibilités d’achats par internet. Mais ils sont complètement démunis face aux arnaques. Habitués à la sévère réglementation qui les protège dans le e-commerce français, ils oublient fréquemment que leurs droits disparaissent dans les sites d’annonces entre particuliers.

Experveo et Auto Réduc s'associent pour éliminer la fraude dans la vente de voitures entre particuliers.

Afin de de garantir aux vendeurs et acheteurs de voitures la sécurité qu’ils n’ont pas sur ces sites, Experveo et AutoRéduc.com s’associent et se proposent tiers de confiance pour les consommateurs.

Experveo, à travers son réseau de 600 experts agréés d’Etat, expertisera et réalisera un test routier de tous les véhicules proposés par les particuliers sur le site AutoRéduc.com, qui agira en tiers de confiance pour s’assurer que le vendeur ne sera pas contacté par des personnes mal intentionnées et vérifiera la solvabilité de l’acheteur.

Experveo et Auto Réduc s'associent pour éliminer la fraude dans la vente de voitures entre particuliers.

Une fois le véhicule expertisé, Auto Réduc décidera de l’accepter ou pas, calculera son prix de marché et le proposera en vente pendant 2 semaines. S’il n’est pas vendu, Auto Réduc s’engage à le reprendre au prix plancher déterminé dans le mandat de vente. Les acheteurs intéressés pourront demander le rapport d’expertise du véhicule.

Aucun véhicule ne sera vendu sans expertise ni contrat de vente.

Les coordonnées du vendeur ne seront communiquées qu’au moment de la vente. Auto Réduc mettra alors en relation acheteur et vendeur et assurera la transaction et le transfert des documents. Le véhicule sera récupéré chez le vendeur et livré au domicile de l’acheteur.

Experveo et Auto Réduc s'associent pour éliminer la fraude dans la vente de voitures entre particuliers.

Le vendeur ne sera jamais dérangé, sa responsabilité sera protégée (cf. vices cachés potentiels) et pourra vendre son véhicule au meilleur prix.

Experveo et Auto Réduc s'associent pour éliminer la fraude dans la vente de voitures entre particuliers.

A propos d’AutoRéduc :
AutoRéduc est le premier site de vente de voitures 100% en ligne. Le site propose des voitures neuves en achat groupé et des voitures d’occasion de particulier à particulier, vendues 100% en ligne et livrées à domicilie. Plus d’informations sur www.autoreduc.com

A propos d’Experveo :
Experveo s’appuie sur le réseau d’experts de BCA Expertise qui est leader de l’expertise automobile en France depuis 1955. Experveo s’appuie ainsi sur plus de 600 experts agréés par le Ministère de l’Intérieur et répartie dans tout l’Hexagone qui apportent à Experveo leur professionnalisme et maîtrise des procédures techniques. Plus d’informations sur http://www.experveo.fr/

L’acheteur de voiture neuve fixe son choix de plus en plus tôt

Il devient de plus en plus difficile pour les concessionnaires de modifier à souhait les choix de leurs clients. Une fois en concession en effet, la plupart des acheteurs de voiture ont déjà précisément à l’esprit le modèle qu’ils souhaiteraient voir et essayer ou directement acheter (50% des français n’essaient plus leur nouvelle voiture avant de l’acheter !).

Selon une étude du site américain Autorader, ce n’est pas moins de 77% des nouveaux clients qui rentreraient dans cette catégorie de clients qui savent exactement ce qu’ils veulent lorsqu’ils visitent un des 2 concessionnaires en moyenne à la fin de leur parcours d’achat (contre 4 concessionnaires il y a 5 ans).

Cette réalité tend à prouver à nouveau que, désormais, c’est via internet et l’accès aux informations que l’on y trouve, que s’opèrent les véritables décisions et préférences d’achat.

Quant au nombre de clients qui ont fait leur choix d’achat de véhicule sans l’intervention ni d’internet ni du concessionnaire, l’étude 2015 Automotive Buyer Influence Study l’estime à 38%.

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Cette évolution du processus d’achat d’une voiture neuve n’est pas toute récente, mais s’accélère fortement ces 5 dernières années. L’ensemble des constructeurs automobiles essaient d’y répondre les uns après les autres par une présence plus grande sur le net, voire même en vendant directement en ligne, comme Volvo.

Les consommateurs, évidemment, tirent profit de cet afflux d’informations pour mieux préparer leur visite à la concession, et les concessionnaires, eux, tentent de faire de leur mieux, en formant de nouveaux commerciaux (Renault Retail annonce vouloir recruter 1000 commerciaux en 2015) aux nouvelles tendances digitales et commerciales. Certains groupes affirment même préférer des « digital natives » sans aucune connaissance de l’automobile, priorisant une formation commerciale ou marketing pour pouvoir traiter les fameux « leads ».

Les conclusions de cette étude sont particulièrement frappantes lorsque l’on sait que seuls 30% des acheteurs de voiture ont une idée du véhicule qu’ils souhaitent acheter lorsqu’ils débutent leur recherche sur Internet. Une fois le parcours d’achat commencé, plus de 50% d’entre eux le finissent en 30 jours seulement (voir la dernière étude de Google), contre 2 mois il y a quelques années.

Autrement dit, les « leads » sont très, très chauds et il faut être là au bon moment !

Chez AutoRéduc, nous avons remarqué, en effet, un nombre croissant de clients qui n’essaient pas leur véhicule et le commandent directement en ligne, certains achetant leur nouveau véhicule en à peine 10 minutes !

Depuis le lancement de notre plateforme de vente de voitures d’occasion entre particuliers, nous remarquons également que de nombreux acheteurs de voitures d’occasion finissent par en acheter une neuve lorsqu’ils voient les réductions qu’ils peuvent obtenir.

Des consommateurs, donc, de plus en plus « migrateurs » et insaisissables, que ce soit par leurs préférences comme par leur premier contact avec la marque ou l’enseigne, mais avec un dénominateur commun : une fois qu’ils ont fait leur choix, c’est pour tout de suite !