Pourquoi la négociation du prix d’une voiture trouble les acheteurs ?

la négociation des prix des voitures trouble les clients

Acheter une voiture chez un ancien concessionnaire ressemble à peu près à une bataille. Mettez-vous votre peinture de guerre et armez-vous avec une pile d’offres de la concurrence avant de faire votre première visite chez le concessionnaire, et préparez-vous pour un affrontement qui peut être parfois agressif.

L’on ne voit pas la même chose avec d’autres gros achats, commes iPhones ou téléviseurs ou même les bijoux et montres de luxe. Pourtant, la plupart des acheteurs de voitures insistent sur la négociation.

Pourquoi?

La réponse est la méfiance. Les consommateurs ne font pas confiance au vendeur pour obtenir un prix « correct » pour leur voiture et ressentent le marchandage comme une expérience, désagréable, incontournable pour ne pas surpayer.

Dans un combat équitable et en théorie, le marchandage ne serait pas un problème en soi, mais l’achat d’une voiture chez un concessionnaire n’est pas un combat équitable, car l’information est assymétrique. Les concessionnaires auront, en effet, toujours plus d’informations sur la voiture qu’ils vendent. Ils ont une connaissance d’initié (interne) de sa valeur marchande, ils savent plus que vous sur l’historique du véhicule d’occasion, et ils sont dotés de vendeurs qui ont fait une carrière dans la négociation.

Tandis qu’un petit nombre des consommateurs extrêmement avertis peuvent être en mesure de sortir avec une bonne affaire, la grande majorité des gens vont payer plus cher pour compenser l’affaire que cette personne a obtenu.

Cela peut ressembler donc parfois à un casino : il y a quelques gagnants, mais en moyenne le bénéfice est pour la maison.

Vous considérez-vous une personne chanceuse ? Même si vous décidez de ne pas acheter votre prochaine voiture chez Autoreduc, nous vous encourageons vivement à effectuer votre achat sans marchandage – il y a au moins trois raisons clés pour cela :

1. Transparence : Pourquoi perdre votre temps à vous promener d’un concessionnaire à l’autre pour essayer de déterminer le « vrai » prix du marché de la voiture ? le non-marchandage des prix révèle le prix final tout de suite. Si ce n’est pas le bon montant, vous le saurez immédiatement et pouvez passer au marchand suivant.

2. Concessionnaire non biaisé : Les données montrent que les concessionnaires facturent plus cher aux femmes et minorités. Un système sans marchandage supprime cette possibilité et assure que tout le monde ait une expérience d’achat égale et équitable.

3. L’acheteur moyen paie plus : Même si quelques personnes font des grandes « affaires » en négociant avec le concessionnaire, la plupart des gens paieront plus que ce qu’ils auraient payé dans un système sans marchandage pour couvrir les économies réalisées par quelques-uns. Les concessionnaires ont besoin de garder les lumières allumées, et chaque centime économisé par quelques-uns sera répercuté sur d’autres acheteurs sous forme de frais supplémentaires. Dans un système sans marchandage, la majorité des gens payeront moins.

acheteurs de voitures

En raison des avantages évidents de la transparence, Autoreduc n’est pas le seul distributeur qui a choisi de se débarrasser de la négociation dans le processus d’achat de voiture. Lexus s’oriente dans cette direction, et les américains de CarMax le font de puis un certain temps déjà.

La voiture que vous voulez – à un prix correct

Le principal obstacle qui doit être surmonté afin d’éliminer le marchandage dans la négociation du prix de la voiture est ce problème de méfiance que nous avons mentionné plus tôt.

La solution consiste à créer un système de tarification efficace et transparent pour s’assurer le meilleur prix dès le départ.

C’est exactement ce que nous nous avons évertué à faire chez Autoreduc - grâce au travail acharné de notre équipe de data – et voilà pourquoi les utilisateurs parlent avec enthousiasme de nos prix.

La négociation est biaisée, inefficace et frustrante. Essayez quelque chose de nouveau, quelque chose de mieux, essayez AutoRéduc :)

négociation du prix

Les SMS, potentiellement plus dangereux que les émotions au volant

sms au volant

Nature Scientific Reports publie une étude universitaire américaine sur le danger des sms comparé à la distraction et à l’influence des émotions sur la conduite.

La recherche, menée par Ioannis Pavlidis et Robert Wunderlich, a étudié l’importance respective de ces trois facteurs sur le comportement de 59 volontaires face à un simulateur de pilotage haute-fidélité Ford. Les chercheurs ont pu aisément provoquer le facteur de distraction, en posant des questions difficiles prêtant à réflexion lors de leur séance face au simulateur. Pour susciter leurs émotions, il a fallu personnaliser les questions en faisant appel au passé de chacun des cobayes et, enfin, le dernier facteur a pu être évalué en leur imposant l’envoi de textos.

De ces trois cas de figure, il a été constaté que les sms ont été la cause principale de conduites dangereuses voire anormales. La nervosité, pourtant présente dans les trois cas, n’a provoqué d’écarts importants de voie que lors de l’envoi ou l’écriture des sms.

L’explication fournie par Pavlidis pour cette différence, est que la fonction exercée par une partie du cerveau, appelée le cortex cingulaire antérieur, ou CCA, qui est connu pour intervenir automatiquement comme correcteur d’erreurs quand il y a conflit, ne peut effectuer sa mission. En effet, le CCA a besoin du soutien de l’œil et de la main qui constituent la boucle de coordination du conducteur. Si cette boucle n’est pas assurée à cause de l’occupation de la main, par l’écriture d’sms ou autre, le CCA échoue et la correction n’a pas lieu, ce qui entraîne un écart de voie important et un accident possible.

L’intérêt de cette expérience est d’avoir mis l’accent sur les systèmes naturels, très sophistiqués, du cerveau humain en corrélation avec les autres membres du corps, ainsi que l’importance de ne pas faire autre chose avec ses mains et ses pieds en conduisant, au risque de voir cette aptitude naturelle de rattrapage diminuer, voire être hors service.

Les voitures d’occasion chez les concessionnaires

Le prix demandé pour une voiture d’occasion par les concessionnaires est généralement de 15 à 20% plus cher que celui que vous pouvez trouver chez un particulier pour le même véhicule. Il y’a, dans ce surplus chez le concessionnaire, une partie qui représente une vraie valeur ajoutée et qui justifie une augmentation, mais il y’a aussi une partie tout à fait superflue car elle n’apporte aucune plus-value pour l’acheteur.

voiture d'occasion concessionnaires

Les avantages du concessionnaire qui apportent une valeur aux acheteurs :

I. Reconditionnement

Coût moyen pour le concessionnaire : 250 € – 1700 €

Marge bénéficiaire : 600 € – 1000 €

Les voitures des concessionnaires, même d’occasion, se doivent d’être  belles et en bonne état, voilà pourquoi des frais de reconditionnement interviennent. Ils sont principalement liés au lavage des voitures, au rembourrage des petits creux et des bosses sur la carrosserie, et à un passage obligé chez le mécanicien pour une inspection. Et, seules les voitures qui passent cet inspection ou dont les problèmes sont réparés, se retrouveront « sur les lignes de front » du concessionnaire pour la vente. Les autres seront généralement proposées aux enchères ou directement vendues aux grossistes.

II. Garantie Fabricant

Coût moyen pour le concessionnaire : 500 € + 500 € (coût de remise en état)

Marge bénéficiaire : 1000 € – 1200 €

Cette garantie est similaire à un reconditionnement, mais avec des inspections plus approfondies et réalisées par le fabricant même. Pour qu’une voiture puisse bénéficier de cette Garantie Fabricant, elle doit être récente et avoir un kilométrage limité. En passant cette inspection (ou en subissant les réparations pour atteindre son standard), le revendeur peut payer pour obtenir la certification du fabricant. Certification qui offre une Garantie Fabricant très prisée par les acheteurs.

Les dépenses du concessionnaire sans valeur ajoutée pour le véhicule :

I. Stock du concessionnaire

Coût moyen pour le concessionnaire : 3.5 millions €

Marge bénéficiaire : 600 € – 1000 € par véhicule

Les voitures que vous apercevez chez le concessionnaire ne sont pas arrivées là gratuitement, elles ont toutes été achetées par le concessionnaire. Ce stock coûte énormément d’argent. Il représente aussi un risque que les concessionnaires doivent nécessairement répercuter sur le prix de chaque voiture. Une mauvaise vente est ainsi compensée par les augmentations appliquées sur les autres véhicules.

II. Coût du capital investi par le concessionnaire

Coût moyen pour le concessionnaire : 12 millions € sur le long terme

Marge bénéficiaire : 1000 € à plus de 1500 €

Quand vous achèterez votre prochaine voiture d’occasion chez le concessionnaire, sachez que le prix que vous paierez inclura en partie le café qui vous sera offert, que vous l’ayez bu ou non. Ce prix inclura aussi tout ce qui suit : un showroom monstre avec des lumières et une climatisation fonctionnant 24h/24 et 7j/7, des impôts fonciers, l’entretien des bâtiments, et tous les autres artifices. La concession automobile  est coûteuse à exploiter et, c’est grâce aux acheteurs que ces 12 millions € de dépenses d’investissement devront tôt ou tard être récupérés.

III. Employés du concessionnaire

Salaire du vendeur en salle : 50 000 € par an

Salaire du directeur financier : 90 000 € par an

Salaire du directeur des ventes : plus de 100 000 € par an

Marge bénéficiaire : 700 € à plus de 1000 €

Les vendeurs, directeurs des ventes, directeurs financiers ainsi que toutes les personnes qui travaillent dans la concession doivent être payés. S’ajoutent encore souvent à ces coûts induits, ceux des commissions, pratique largement répandue chez les concessionnaires.

IV. Bénéfice du concessionnaire

Marge bénéficiaire : 700 € à plus de 1000 €

Les concessionnaires sont avant tout des entreprises commerciales. Toute entreprise de ce type doit pouvoir générer des profits, et donc dégager davantage d’argent que nécessaire à ses propres coûts de fonctionnement. Le concessionnaire représente, en plus, un modèle économique particulier, car ces marges ne sont pas constantes sur chaque voiture, ce qui signifie qu’il peut essayer de maximiser son profit avec chaque acheteur qui passe le seuil de sa porte, ceux-ci étant de moins en moins nombreux. Potentiellement, cette variable peut atteindre jusqu’à 7000€ et ne peut donc pas être prise à la légère.

Les intérêts pour l’acheteur d’acheter directement auprès du propriétaire paraissent, dès lors, évidents. Cela étant, certains trouveront toujours d’autres raisons à, tout de même, privilégier l’achat chez les concessionnaires ou les sites tiers de confiance.

50% de fraudes sur la vente de voitures d’occasion

Acheter une voiture d'occasionLe site franceinfo.fr fait part d’un constat accablant sur diverses fraudes concernant la vente de voitures d’occasion suite à une récente enquête de la DGCCRF.

Fausses premières mains, triche au kilométrage et absence de documents ou mal remplis, l’enquête se penche sur les principales infractions constatées sur pas moins de la moitié des véhicules contrôlés auprès de professionnels !

Un bilan alarmant, surtout si on le compare au succès du programme Car-Pass de nos voisins belges, qui, en 10 ans, a permis d’éliminer presque totalement la fraude au compteur.

La DGCCRF appelle donc à la plus grande vigilance et recommande d’éviter tout achat impulsif, même chez les professionnels.

Si vous souhaitez éviter ce genre de problèmes, les sites sécurisés de vente de voitures d’occasion sont une alternative à prendre en compte.

 

 

Les nouvelles technologies, en tête des éléments qui minent la confiance des conducteurs

La confiance des acheteurs de voitures est au plus bas et ce n’est pas le temps de recharge des véhicules électriques ni les designs automobiles actuels qui sont mis en cause, mais bien les dysfonctionnements sur les nouvelles technologies intégrées à bord. Les incompatibilités entre le smartphone du chauffeur et le système numérique embarqué, différents selon le constructeur, occupent la première place des déceptions, viennent ensuite les mauvaises interprétations des commandes vocales, une reconnaissance vocale qui cale, des problèmes d’appariement Bluetooth, etc.

Nouvelles technologies automobileLe nombre de problèmes avec les nouvelles fonctionnalités du tableau de bord sont tels qu’ils occupent désormais le sommet de la liste des plaintes des consommateurs, atteignant 20% des nouvelles complaintes des acheteurs concernant l’utilisation de leur véhicule, selon l’étude de fiabilité des véhicules J. D. Puissance 2016.

A cette allure, l’avenir tant annoncé du véhicule autonome semble être plus lointain qu’il n’y apparaît. L’industrie se donnait l’horizon 2020 pour généraliser cet objectif, or pour y arriver, il faudra d’abord s’assurer de la confiance totale des conducteurs ou plutôt des futurs passagers !

Mercedes-Benz F015 - Luxury in Motion

Attendre trop longtemps sa voiture chez le concessionnaire n’est jamais apprécié.

A partir d’une heure et demie d’attente dans la salle d’exposition du concessionnaire, un client est susceptible de tout simplement renoncer à acheter une voiture.

Dans l’ordre des choses les moins confortables dans le processus de préachat ou sélection d’un véhicule, nous trouvons, en premier lieu, la période de temps jugée trop longue pour conclure l’affaire. Pour plus d’un tiers des acheteurs, vient ensuite, le moment de négociation, toujours tant redouté pour beaucoup. Pour un autre tiers, c’est obtenir le plus grand pack d’avantages qui sera le plus difficile. Enfin, pour les deux dernières raisons, on trouvera l’appréhension vis-à-vis des professionnels de la vente et l’incompréhension des diverses options de financement qui s’offrent au client.

Attendre trop longtemps sa voiture chez le concessionnaire n’est jamais apprécié.

Pour l’ensemble de ces éléments, l’inefficacité de certains vendeurs en est une des principales causes.

En calculant le temps nécessaire à la conclusion de l’achat, une récente étude aux US a constaté que l’étape de remplissage des multiples formulaires de vente y était pour plus de la moitié, suivi du processus d’évaluation du véhicule qui, avec une durée de 43 minutes, représente près de la moitié de la durée totale du cycle de 90 minutes. Le temps pris pour la négociation a, lui, duré en moyenne 21 minutes et un maximum de 41 minutes, ce qui en fait, potentiellement, la variable la plus importante dans le processus de vente de véhicules.

Une nouvelle façon d’acheter ou de vendre sa voiture

Grâce aux évolutions d’Internet, un nouveau type de service, plus confortable, s’offre de vous vendre votre voiture et de vous en proposer une nouvelle. Cela, sans les tracas habituels et les désagréables pressions des vendeurs, et tout en vous évitant les canaux standards, où vous vous débrouillez vous-même pour la vente de votre ancien véhicule.

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L’ancienne méthode d’achat : aller chez un concessionnaire

Auparavant, quand on se décidait à acheter une voiture, on se rendait immanquablement chez le concessionnaire de sa localité. Dans un lieu chic et richement vitré, y étaient présentés des véhicules en nombre limité mais bien là en face de vous et dont les vendeurs faisaient la promotion. Certains excès de leurs parts consistaient à vous vendre la voiture avec des packages supplémentaires, ce qui signifiait que vous alliez repartir en payant pour des choses que vous vouliez effectivement avec d’autres, dont vous n’aviez que faire ! Aussi, et pas des moindres : certains vendeurs feignaient de développer des affinités avec vous, quand vous êtes plutôt venu avec l’esprit de trouver votre nouvelle monture et non de vous faire des faux amis de plus.

Il fallait alors constamment rester sur ses gardes devant les invitations et les risques que l’on vous convainque de ce qui vous fera dépenser plus que vous ne devriez. Confronté au faux argument du maintenant ou jamais, il fallait résister aux pressions des vendeurs qui voulaient conclure leurs affaires à tout prix alors qu’en réalité, vous pourriez probablement revenir une semaine plus tard et recevoir la même offre.

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L’ancienne méthode : achat et vente par annonces

L’autre manière, qui bien qu’ancienne, reste très utilisée de nos jours en ligne, est d’acheter ou de vendre par annonces entre particuliers sans intermédiaires, ce qui a l’avantage de réduire les coûts finaux mais n’est pas dépourvue de mauvaises surprises :

Aucune garantie, et s’il y en a, trop difficile à faire valoir au cas où quelque chose devait mal tourner sur le véhicule. Vous devez donc impérativement pouvoir tout constater sur place, ce qui représente une contrainte pas à la portée de tous.

Pour vendre sa voiture, vous aurez sans doute expérimenté plusieurs appels téléphoniques ennuyeux ou des messages du style : « Je vous propose ma Renault en échange avec une mobylette en plus ! » Il arrive aussi que vous deviez attendre une partie de la journée sans que personne ne se présente au rendez-vous fixé. Et dans plusieurs cas, des revendeurs qui se prétendent particuliers sans que vous ne puissiez les démasquer, trompent votre confiance.

La nouveauté dans ce marché

De nouvelles plateformes sécurisées apparaissent, aux US surtout, avec Beepi et Shift, mais aussi en Europe avec AutoRéduc.

Voici certains de leurs avantages :

Vous pouvez rechercher en ligne aussi longtemps que vous le souhaitez, une voiture neuve ou d’occasion, sans pression et avec votre tête bien froide pour décortiquer tous les détails des offres.

Vous pouvez baisser la garde concernant d’éventuels arnaques sur les occasions puisque des experts ont réalisé les inspections nécessaires pour les éviter.

Les garanties retours sont bien là, l’achat se fait donc sans surprises et rien n’est imposé !

En tant que vendeur, le contact avec les acheteurs vous est épargné ainsi que les ennuis et les pertes de temps qui s’en suivent.

Les artifices coûteux des concessionnaires sont absents, ou rationalisés pour la simplicité et l’efficacité à prix réduits.

Vous repartez serein avec la voiture que vous vouliez au prix que vous avez convenu.

Aux US, les Taxis collectifs ont disparu il y a déjà près d’un siècle.

Après un essor fulgurant, les Jitney, comme on les appelait aux U.S, dont la première expérience remontant à 1914 se déroula à Los Angeles avec un Ford Model T, ont fini noyés après leur succès. A force de régulation et d’encadrement par les autorités, qui rognaient leur rentabilité toujours un peu plus, ils ont fini par complètement disparaître vers le début des années 1920. Aujourd’hui, face aux succès des nouvelles applis de mise en relation des chauffeurs avec des voyageurs et, devant la levée de boucliers que provoque un géant comme UBER un peu partout où il se manifeste, on ne peut que se remémorer le funeste destin des Jitney.

Ici un exemplaire de la Ford Model T

Ici un exemplaire de la Ford Model T

Avant l’heure des smartphones et même du mobile, ces taxis-collectifs trouvaient leurs passagers à partir de stations de départ et tout le long d’un itinéraire fixe, comme pour un bus aujourd’hui, mais avec plus de flexibilité car le conducteur pouvait faire certains petits détours pour atteindre des endroits spécifiques.

Le terme Jitney était principalement utilisé en Amérique du Nord et désignait à l’origine les 5 cents de monnaie qu’il suffisait de donner au chauffeur pour un trajet, de nos jours ce taxi-collectif est encore très présent dans plusieurs pays du monde et avec autant de variantes et de noms différents selon les endroits.

L'indestructible Mercedes 240D toujours en service ici à Nador en tant que taxi-collectif dénommé Grand Taxi.

L’indestructible Mercedes 240D toujours en service au Maroc en tant que taxi-collectif dénommé Grand Taxi.

 

L’avantage du taxi-collectif se joue évidemment sur l’économie d’espace qu’il réalise en remplissant ces places disponibles, divisant ainsi les frais par 5 ou 6 environ pour le nombre de places et le trajet retour que ces taxis rentabilisent avec des passagers pour la direction inverse. De nos jours, le prix d’un taxi collectif sur un trajet donné avoisinerait davantage le prix d’un ticket de bus ou d’une place en covoiturage.

Décriées dans plusieurs pays, les nouvelles applications font face aujourd’hui encore, comme il y a 100 ans, à l’accusation de contourner les règlements de sécurité et de travailler sans les licences établies pour la profession très réglementée de transporteur de civils.

D’autant qu’en face d’elles se tiennent de puissants intérêts commerciaux qui se sentent, forcément et à raison, menacés par le nouveau modèle proposé qui parait innovant et plus performant grâce à la géolocalisation et l’internet. Les municipalités et autres pouvoirs locaux, qui comptaient sur les recettes fiscales des entreprises de transport de personnes semblent, elles aussi, très gênés par ces nouveaux arrivants qui n’ont même plus besoin d’établir des centrales ou autres garages physiques sur lesquels il est plus facile d’établir un contrôle.

Les Villes ou les Etats réagissent donc avec une vague de réglementation identique à celle qui avait auparavant balayé les jitney : limitation des horaires de service, impossibilité de dévier de leur itinéraire pour amener les gens directement à leurs destinations, interdiction pure et simple le long des principaux corridors urbains ou le long des routes desservies par des tramways et, surtout, obligation de se doter de licences coûteuses et de se plier à une lourde fiscalité.

Il est encore trop tôt pour dire si des applications comme Blablacar, Uber et Lyft connaîtront le même sort que les Jitney mais, comme nous l’apprenons maintes et maintes fois, l’histoire peut se répéter. Notons finalement que, malgré tout, et en plus de ces nouveaux acteurs, de nouveaux Jitney refont leur apparition en Amérique, reprenant le terme et la pure forme du concept initial et, ce sont encore souvent des Ford !

Ford

 

Faut-il encore négocier le prix d’une voiture ?

L’achat d’une voiture chez un concessionnaire laisse très souvent l’impression de passer sur un ring de boxe où, à coups d’arguments et autres techniques de vente bien étudiées, c’est le vendeur qui, le plus souvent, l’emporte sur l’acheteur, d’office moins entrainé face à ce genre de situation.

Cette problématique est surtout emblématique du marché de l’automobile et de l’immobilier.

Faut-il, ou plutôt, peut-on supprimer la négociation de l’achat d’une voiture ? Quelle est donc la raison qui fait que l’achat d’une voiture soit encore une des expériences les plus stressantes, après le dentiste et le mariage ?

Le coupable montré du doigt est bien la négociation proprement dite : lors de l’achat d’une voiture ou d’un bien immobilier, où les montants sont peu comparables aux achats de produits électroniques ou de meubles, la plupart des acheteurs ressentent encore la nécessité de marchander pour ne pas se faire léser.

Faut-il encore négocier le prix d'une voiture ?

Théoriquement, la négociation à toujours accompagné la pratique du commerce et est encore très répandue dans certains pays, comme la Chine ou l’Inde. Un ami directeur de formation d’un grand groupe horloger me racontait qu’en Inde, la première chose que dit l’acheteur qui entre dans une bijouterie est « quel rabais faites-vous? ». Cet ami avait de grosses difficultés à former ses équipes de vendeurs pour qu’ils soient inflexibles et sachent faire comprendre aux acheteurs que le prix d’une montre de luxe n’est pas négociable.

Pour les autres produits, il n’y aurait pas de mal si la négociation se faisait loyalement, c’est-à-dire si toutes les informations connues par le vendeur étaient mises sur la table à disposition de l’acheteur.

Or, dans le secteur de l’automobile et surtout dans l’occasion, l’information est asymétrique : le vendeur, contrairement à l’acheteur, sait exactement dans quel état se trouve son véhicule.

Faut-il encore négocier le prix d'une voiture ?

Dans la réalité du commerce automobile, nous trouvons bien sûr des cas où ce combat est loyal, mais, surtout d’autres où la négociation est pratiquée comme un sport et où les coups bas ne sont pas épargnés aux acheteurs.

Pour éviter ces risques et l’inconfort qu’ils génèrent, des nouveaux acteurs du marché automobile ont simplement supprimé le marchandage de leurs offres en apportant trois gros avantages :

Transparence:

Le meilleur prix de la voiture vous est proposé directement. Inutile donc de négocier si, en effet, on nous assure du premier coup du prix le plus bas !

Equité :

Les prix restent les mêmes pour tous, ce qui garantit une expérience équitable pour chacun. Pas de discrimination de sexe comme c’est encore souvent le cas !

La majorité des acheteurs payeront moins :

Ce système de prix sans négociation permet de fixer un prix planché très bas car il n’a que faire des équilibrages entre acheteurs faisant payer aux uns les pertes engendrées par d’autres. Le marchand fait sa marge sur les grands volumes vendus plutôt que sur de pauvres victimes isolées.

Faut-il encore négocier le prix d'une voiture ?

Quels sont donc ces nouveaux acteurs qui veulent faire disparaître le marchandage ? Beepi et Lexus ont fait ce choix aux Etats-Unis, et c’est aussi la voie qu’a prise AutoRéduc en France et en Europe.

Bien entendu, ce système de vente n’est pas d’office le meilleur et reste sujet aux abus : qui peut, en effet, définir ce qu’est qu’un prix planché « juste » pour une voiture d’occasion ?

Au final, l’on peut se demander si ce n’est pas la confiance le premier critère de prédilection des acheteurs et non l’absence de négociation. Or, la solution de créer un système de tarification efficace et transparent avec un excellent prix dès le départ joue indéniablement en faveur de la confiance !

Faut-il encore négocier le prix d'une voiture ?

Les vendeurs de voitures d’occasion confrontés aux compteurs trafiqués

La fraude au kilométrage d’agents peu scrupuleux est de nouveau d’actualité et toucherait pas moins de 8 à 10% des véhicules d’occasion revendus en Europe. Surtout répandu dans les années 90, ce délit refait surface de façon inquiétante grâce à l’information internet qui rend désormais possible, à n’importe qui et avec peu de moyens, de « rajeunir » de manière trompeuse sa voiture.

voiture occasion

Alors qu’à l’époque, les malfaiteurs étaient principalement des revendeurs de véhicules d’occasion, aujourd’hui, ce sont les revendeurs mêmes qui semblent être victimes de ce fléau et sonnent l’alarme auprès des autorités. Le risque de poursuites judiciaires et de ternir leur réputation place le revendeur dans une situation telle que s’il ne s’aperçoit de rien et vend le véhicule trafiqué et que l’acquéreur constate l’anomalie, il encourt une peine de 2 ans d’emprisonnement et de plusieurs milliers d’euros d’amende.

70% des concessionnaires se disent d’ailleurs et à juste-titre préoccupés par ce phénomène et c’est 40% qui reconnaissent en avoir déjà fait l’expérience après-vente.

Pour avoir une idée de l’ampleur que prend cette triche au compteur, un distributeur anglais indépendant à récemment été inculpé pour avoir manipulé les compteurs des véhicules qu’il revendait pour un total record de plusieurs millions de kilomètres effacés. Selon un contrôle HPI, c’est 1 véhicule sur 20 contrôlés qui a montré un kilométrage discordant.

Mis à part la tromperie qui terni le marché de l’occasion et n’est pas sans graves désagréments pour le conducteur acheteur, ce dernier déboursera au final 2 à 3000€ de plus sur la valeur réelle du véhicule et sera confronté à des frais inattendus. Frais liés notamment aux remplacements de pièces bien avant l’heure prévue, ou pire, à devoir remplacer le moteur suite à une courroie de distribution qui casse parce que son échéance de remplacement kilométrique est dépassée tandis que le compteur disait le contraire. Pour conclure sur cet enchaînement de malheurs qui s’abattra sur l’acheteur de bonne foi, des risques de poursuites lors de la vente de ce véhicule ne sont pas impossibles.

Se protéger contre le risque

Cela est possible en contrôlant l’historique de la voiture. Chaque passage au garage devrait être facturé, daté et le kilométrage devrait être mentionné, c’est l’une des manières les plus simples et crédibles pour établir une cohérence entre le kilométrage du véhicule et son historique. Sans cet historique, la prudence doit prévaloir ! Toutefois, des fraudes minimes ou plus importantes sont possibles d’autant plus que les dates d’entretiens sont espacées. Se méfier aussi des factures et du carnet d’entretien falsifiés, une écriture trop uniforme avec le même tampon à chaque fois peut aussi être le signe d’un faux. Pour certaines marques, modifier le kilométrage n’est pas suffisant, car il y’a un rendu qui se trouve aussi sur la clé ou sur le boîtier de gestion moteur, ce qui permet de déceler la fraude à coup sûr. Vous pouvez également, sur demande auprès du contrôle technique, obtenir les kilométrages relevés lors des contrôles techniques précédents. Sur présentation des documents de propriété du véhicule, cette demande d’information est faisable depuis le site web :www.utac-otc.com